Dans cet entretien publié dans L’Obs le 16 juin 2016, le silence européen face aux exigences de David Cameron depuis 2013 est critiqué comme un chantage ayant affaibli l’UE sans avancer vers une véritable démocratie supranationale. Les Britanniques n’ont jamais adhéré à une Europe fédérale, bénéficiant de dérogations sur l’euro et Schengen. Face au référendum imminent, l’appel est lancé à résister au populisme, à relancer une intégration plus poussée avec les États volontaires, et à entreprendre des réformes audacieuses – notamment en France – pour renforcer la zone euro, la défense et l’énergie. Malgré les menaces souverainistes, l’Europe demeure un bien commun, et un éventuel Brexit pourrait paradoxalement clarifier et revigorer le projet pour les membres restants.


