Catégorie : Médias

Les différentes interventions de Sylvie Goulard dans les médias

  • Pauvreté, un combat européen à mener avec les démunis – Institut Jacques Delors

    Pauvreté, un combat européen à mener avec les démunis – Institut Jacques Delors

    En Europe, le nombre des démunis reste bien trop élevé. L’Union européenne (UE) et les États membres, qui se sont fixé un objectif collectif de baisse de la pauvreté avant la crise, doivent se saisir de cette question. C’est un enjeu économique, de compétitivité autant qu’un défi humain et social. Un sursaut européen appelle la participation des pauvres et des exclus aux politiques qui les concernent.

    Dans cette tribune, Sylvie Goulard, ancienne présidente de l’intergroupe de lutte contre la pauvreté du Parlement européen (2010-2017) et ancienne ministre des armées, rappelle que la lutte contre la pauvreté renvoie à la question du sens de l’intégration européenne : quel type de société voulons-nous bâtir ensemble ? Après un panorama rapide des inégalités et de la pauvreté, elle pose la délicate question du niveau approprié d’action publique : l’UE, au nom de l’égalité ? Les États, au nom de la subsidiarité, au risque de perpétuer l’unanimité en matière fiscale qui limite la redistribution ? Enfin, elle insiste sur la méthode choisie pour lutter contre la pauvreté, politiques qui doivent être conçues avec les personnes démunies.

  • Brexit : la naissance du purgatoire ? – Le Point

    Brexit : la naissance du purgatoire ? – Le Point

    Après que les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont fait miroiter, lors du référendum, un choix binaire entre l’enfer (européen) et le paradis (national), assistons-nous à la naissance du purgatoire ? Toutes proportions gardées, la situation rappelle l’apparition progressive et tortueuse, au Moyen Âge, d’un lieu intermédiaire de l’au-delà, fort bien décrite par l’historien Jacques Le Goff.

    Un accord amiable avec les 27 suppose que les Britanniques assument les conséquences de leur choix. C’est loin d’être acquis. Avant même de négocier les modalités de la coopération future, trois questions sont en discussion, d’ici décembre, pour organiser la séparation. La situation des citoyens européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE semble en voie d’être réglée. Les aspects financiers font l’objet d’un marchandage dont l’issue est d’autant plus incertaine que l’opinion britannique n’est pas préparée à l’effort requis. Reste la question du destin de l’Irlande, qui est, de loin, la plus délicate. À ce stade, Teresa May fait deux promesses inconciliables : d’un côté, l’absence de frontière avec la République d’Irlande ; de l’autre, la sortie du Royaume-Uni tout entier du marché commun et de l’union douanière. La négociation pourrait fort bien capoter sur ce point, l’île ayant été longtemps déchirée par des conflits auxquels la signature des accords du Vendredi saint, adossés à l’UE, a permis de mettre un terme en 1998.

  • L’heure H : L’interview de Sylvie Goulard – BFM Business

    L’heure H : L’interview de Sylvie Goulard – BFM Business

    Retrouvez ici en intégralité l’interview de Sylvie Goulard par Hedwige Chevrillon pour l’émission l’heure H sur BFM Business.

  • Relance de l’Europe : un accord franco-allemand est possible – Les Echos

    Relance de l’Europe : un accord franco-allemand est possible – Les Echos

    Les réticences allemandes à une réforme de la zone euro sont mal comprises. Si la France tient ses promesses de réforme, les Allemands entendront les propositions d’ouverture d’Emmanuel Macron.

    Le président de la République a tenu à la Sorbonne un discours majeur sur l’Europe. Peu avant, le peuple allemand élisait un Bundestag moins homogène. Angela Merkel va-t-elle saisir la main tendue ?

  • Tirer les leçons du Brexit – Revue Etudes

    Tirer les leçons du Brexit – Revue Etudes

    En juin 2016, les Britanniques ont décidé par référendum de quitter l’Union européenne. La coopération européenne étant fondée sur le libre accord des volontés, ils en avaient la faculté. Leur décision marque-t-elle une victoire de la démocratie ou le triomphe de la démagogie ? L’Histoire tranchera. Mais, d’ores et déjà, quelques enseignements peuvent être tirés de cet événement.

    Les conditions d’organisation du référendum n’ont guère permis aux électeurs britanniques de se faire une idée objective des enjeux. Entré dans la Communauté économique européenne (CEE) en 1973 sur un malentendu, le Royaume-Uni la quitte sur un fantasme. Certains s’en réjouissent en raison du rôle peu constructif que, trop souvent, ce pays a joué. Mais l’attitude de Londres a longtemps permis aux autres capitales de cacher leur propre manque d’engagement. Les Britanniques nous placent au pied du mur.

  • Europe : si nous étions plus fiers… – Le Point

    Europe : si nous étions plus fiers… – Le Point

    Alors qu’une députée s’exprime à la tribune du Bundestag, Angela Merkel quitte sa place pour aller bavarder avec un parlementaire. D’une voix ferme, le président Norbert Lammert la rappelle à l’ordre, en l’invitant à poursuivre sa conversation hors de l’hémicycle. Anecdotique ? Sans doute mais ce bref échange, encore visible sur le Net, en dit long sur la démocratie allemande.

    Comme d’autres Premiers ministres de démocraties parlementaires, la chancelière siège à la Chambre des députés. Puissante et respectée, Angela Merkel n’en est pas moins soumise aux règles.

  • La disparité demeure et nuit à l’économie – Il Tempo delle Donne

    La disparité demeure et nuit à l’économie – Il Tempo delle Donne

    La faible croissance de l’économie est souvent imputée aux contraintes européennes, d’où la demande récurrente d’une plus grande «flexibilité» budgétaire. Réduire davantage le déficit sans garantir une meilleure utilisation de l’argent public n’est cependant qu’une solution pratique, susceptible de gonfler la dette au détriment des générations futures.
    Au lieu de cela, il existe un réservoir de développement important qui pourrait être mieux exploité: une étude de l’OCDE montre depuis des années, étayée par des résultats chiffrés, l’impact positif sur la croissance d’une forte politique de réduction des inégalités entre les sexes.

  • Rassembler pour réformer – Revue Etudes

    Rassembler pour réformer – Revue Etudes

    Sous la Ve République, grâce notamment au scrutin uninominal, la France a joui d’une grande stabilité politique. Les élections législatives ont en général dégagé des majorités claires, ce qui a mis le pays à l’abri des jeux parlementaires. C’est un progrès notable après l’instabilité des IIIe et IVe Républiques. Ayant élu Emmanuel Macron à la présidence de la République, les Français lui donneront sans doute, lors des élections législatives, une majorité parlementaire lui permettant d’agir. Mais on peut comprendre qu’ils s’interrogent sur la manière dont un mouvement aussi jeune entend gouverner.

  • Brexit : sortir du brouillard

    Brexit : sortir du brouillard

    Si le 23 juin prochain, les Britanniques décidaient de quitter l’Union européenne (UE), que se passerait-t-il ? Par peur d’être accusés d’intrusion dans les affaires intérieures britanniques, les gouvernements nationaux et la Commission européenne ont choisi de rester discrets. Eviter le débat transfrontière pour perpétuer l’UE est un choix pour le moins étrange. Cette attitude tend à nier que ce vote aurait des conséquences très concrètes pour les autres Européens : des jeunes du continent inscrits dans des universités britanniques se demandent si leur diplôme bénéficierait encore d’équivalences. Des ressortissants français à Londres ne savent pas plus que des retraités britanniques installés en Espagne quel serait leur titre de séjour. Des entreprises s’interrogent sur les conditions futures du commerce avec la Grande-Bretagne. On ne peut tout prévoir à l’avance, mais les autorités nationales et la Commission européenne pourraient au moins définir la procédure et fixer quelques principes.

    Les partenaires du Royaume-Uni (RU) ne devraient pas renoncer au cadre et aux garanties (par exemple le vote majoritaire ou l’approbation formelle, par le Parlement européen, de l’acte de séparation) inscrits dans l’article 50 du Traité UE, signé et ratifié par le RU. C’est la seule base incontestable pour négocier un éventuel retrait. Or contrairement à David Cameron, l’actuel Premier ministre, Michael Gove, ardent partisan de la « sortie» et l’un de ses possibles successeurs, a déjà laissé entendre qu’il s’en affranchirait. Il serait également sage de prévoir que les députés et le commissaire européen britannique, comme les juges britanniques à la Cour de justice se mettent en réserve.

    Ce même article prévoit également un délai préétabli de deux ans pour régler les modalités de la séparation. Il n’est prorogeable qu’à l’unanimité. C’est une sage précaution pour éviter une période d’instabilité prolongée.

    Sur le fond, les partenaires du RU pourraient marquer clairement qu’un pays faisant le choix souverain de sortir de l’UE ne saurait prétendre conserver les bénéfices de son appartenance. Les gouvernements continentaux pourraient préciser par exemple que le « passeport » permettant aux banques de pays tiers d‘opérer dans toute l’Union depuis Londres n’aurait plus de raison d’être. S’agissant des accords commerciaux conclus par l’UE avec des pays tiers, Barack Obama a été extrêmement clair : le RU devrait les renégocier, sans espérer de traitement de faveur.

    Enfin, les implications budgétaires devraient être abordées sans tabou. Ainsi, les gouvernements de la France et de l’Italie, qui paient à elles deux environ la moitié du fameux « rabais » britannique, pourraient annoncer qu’un vote en faveur du Brexit y mettrait immédiatement fin. En année pleine, la France économiserait 1,6 milliards, l’Italie 1,2.

    Loin d’être des intrusions dans le choix des Britanniques, l’annonce de nos propres intentions aurait l’avantage de les éclairer sur leurs responsabilités européennes, tout en sortant les citoyens continentaux du brouillard. On voit mal comment les Français et d’autres pourraient encore croire en l’UE quand aucun de ceux qui en ont la charge ne la défend dans un débat où elle est traînée dans la boue, ni ne l’incarne. Que son avocat le plus ardent, dans la campagne britannique, ait été le Président des Etats-Unis, en dit long sur la dérobade de nos gouvernements et de la Commission.

    A paraître d’ici le 20 mai : Good Bye Europe, Flammarion

  • DiMartedì : Mario Monti & Sylvie Goulard

    DiMartedì : Mario Monti & Sylvie Goulard

    Retrouvez la vidéo de l’émission du 24/01/2017 (intervention de Sylvie Goulard et Mario Monti à partir de 01h13).