Catégorie : Médias

Les différentes interventions de Sylvie Goulard dans les médias

  • Parlons allemand !

    Parlons allemand !

    Ein Protest gegen den Deutschkurs in Paris

    Von Sylvie Goulard

    Vielfalt und Reichtum der deutschen Philosophie, Berlins Charme, Deutschlands Wirtschaftsleistung oder politisches Gewicht, die Bewunderung für die deutsche Nationalmannschaft, die zahlreichen Berufschancen für Germanisten: an Begründungen und Anreizen für das Erlernen der deutschen Sprache mangelt es nicht.

    Nun muss sich Deutsch schon seit Jahren gegen die Konkurrenz des Englischen als Einstiegssprache behaupten, jener Weltsprache, die französische Eltern zu Recht als ein Muss betrachten. Als geschickter Schachzug erwies sich daher der Gedanke, bereits im ersten Jahr des Collège, der französischen Spielart der deutschen Gesamtschule, sogenannte classes bilangues einzurichten, in denen Schüler gleichzeitig zwei Fremdsprachen lernen. So musste das Englische nicht dem Deutschen « geopfert » werden, und so gelang es dem Bildungsministerium, dem Rückgang von Goethes Sprache entgegenzuwirken: Achtzig Prozent der Deutschlernenden im ersten Schuljahr des Collège werden zurzeit in solchen Klassen unterrichtet.

    Die eingeleitete Reform des Collège durch die französische Regierung enthält zwei bedenkliche Maßnahmen: erstens würden diese classes bilangues nur noch als Weiterführung des Deutschunterrichts im Primarbereich zugelassen. Da es Deutschunterricht im Primarbereich aber fast ausschließlich im Elsass und in Lothringen gibt, bestünde die Gefahr, dass Deutsch allmählich ins Hintertreffen gerät.

    Geplant ist auch die Abschaffung der sections européennes, des französischen Pendants zu den bilingualen Zügen in Deutschland, die verstärkten Sprachunterricht und Sachunterricht in der Fremdsprache verbinden.

    Als Europaabgeordnete können mich solche Vorhaben nur beunruhigen. Ist der französische Staat etwa dabei, in Zeiten, in denen Weltoffenheit gefördert wird und über Bildung immer wieder gegen Vorurteile gekämpft werden muss, den Rückwärtsgang einzulegen? Auch persönlich berühren mich diese Vorhaben zutiefst. In den siebziger Jahren durfte ich in Marseille an einer öffentlichen Schule Deutsch lernen. Ohne meine hervorragenden und engagierten Lehrer – der Elysée-Vertrag wurde noch ernst genommen – wäre mein Leben um einiges ärmer gewesen. Das emotionale Entdecken und Erleben der deutschen Sprache war für mich um so faszinierender, als es mit der mediterranen Umwelt total kontrastierte. Damals wagte es die Schule noch, Kinder jeglicher sozialen Herkunft nach Kräften zu fördern und zu fordern, um ihnen das Bestmögliche zu erschließen.

    Bei dieser Reform geht es also um Gleichheit. Das Selbstverständnis der Französischen Republik lebt davon, unterschiedliche Talente zusammenzuführen, Kinder und Heranwachsende aus ihrem regionalen oder familiären Determinismus herauszuführen. Nur so werden sie ihren Horizont erweitern und ihre beruflichen Perspektiven verbessern können. Was die sections européennes angeht: sie sind für die Schulen ein offenes Fenster zur Welt. Die Veranstaltungen, die dazugehören, kommen allen Schülern zugute. Dies konnte ich mehrmals selbst erleben, als ich als Europaabgeordnete vor sämtlichen Klassen einer Schuleinrichtung sprach.

    Diese Reform rührt auch an eine strategische Frage. Deutsch ist keine Sprache wie jede andere. Die von Charles de Gaulle und Konrad Adenauer 1963 zementierte deutsch-französische Zusammenarbeit war der Jugend, der gemeinsamen Zukunft zugewandt. In Minsk haben Bundeskanzlerin Merkel und Staatspräsident Hollande sich gemeinsam für Recht und Frieden eingesetzt. In Brüssel sind Frankreich und Deutschland die Eckpfeiler des vereinten Europas. Noch gibt es viele unfertige Baustellen in Europa: den Euro, die Wirtschaft, die Verteidigung, die Asyl-und Migrationspolitik. Um sie zu Ende zu führen, bedarf es einer besseren Verständigung und des gegenseitigen Vertrauens. Sie mögen dieses Land als Modell bemühen oder gar verdammen, doch wie viele führende französische Politiker kennen Deutschland wirklich? Der Mangel an Germanisten ist bereits eklatant. Dieses Defizit sollte man beheben, statt es zu verschlimmern.

    Angesichts des Zulaufs fremdenfeindlicher und euroskeptischer Parteien ist es nicht gerade angebracht, bewährte europäische Bildungsgänge zu kappen. Kinder aus wohlhabenden Familien werden immer die Möglichkeit haben, an privaten Schulen eine international geprägte Ausbildung zu bekommen. Wird es aber einem Kind aus den ärmeren Vierteln von Marseille oder Nantes noch vergönnt sein, an einer öffentlichen Schule die deutsche Sprache zu erlernen und ein selbstsicherer EU-Bürger zu werden?

    Die Autorin ist französische Europaabgeordnete und Mitglied der Fraktion der Allianz der Liberalen und Demokraten in Europa

  • Apprendre l’allemand à l’école est une grande chance

    Apprendre l’allemand à l’école est une grande chance

    Faut-il rappeler la richesse de la philosophie allemande ou le charme de Berlin, les performances économiques de l’Allemagne ou son poids politique, les scores de la Mannschaft à la Coupe du monde de football ou les emplois nombreux offerts aux germanistes ? Les raisons d’apprendre l’allemand ne manquent pas.

    Désormais, l’allemand est en concurrence avec l’anglais que les parents considèrent, à juste titre, comme indispensable. C’est pourquoi l’idée de créer des cursus « bilangues » permettant aux enfants de commencer l’anglais et l’allemand dès la première année de collège était particulièrement astucieuse. En évitant de « sacrifier » l’anglais à l’allemand, l’éducation nationale a réussi à enrayer la désaffection pour la langue de Goethe : 80 % des germanistes de sixième sont aujourd’hui scolarisés dans ces classes.

    Une réforme des collèges est en cours qui contient deux propositions dangereuses : la première prévoit que ces classes « bilangues » seraient maintenues… dans le prolongement de cours d’allemand en primaire. Ces cours d’initiation précoce étant pour l’essentiel concentrés dans les régions du nord-est du pays, l’allemand finirait par être délaissé sur la quasi-totalité du territoire national (métropole et outre-mer). La seconde mettrait fin aux « sections européennes » des collèges dans lesquelles les élèves bénéficient d’horaires de langue renforcés et d’enseignements en langue étrangère dans une matière non linguistique, l’histoire par exemple.

    Cette réforme m’inquiète en tant que députée européenne, pour des raisons évidentes. Au moment où il faudrait encourager l’ouverture au monde et, sans relâche, combattre les préjugés par l’éducation, l’État français ferait-il marche arrière ? Mais cette réforme me touche aussi au plus profond de moi-même. J’ai eu le privilège d’apprendre l’allemand, dans les années 1970, à Marseille, sur les bancs de l’école publique. Sans l’excellence de mes professeurs, à une époque où le traité de l’Élysée était pris au sérieux, ma vie aurait été moins riche. Le choc de cette découverte fut d’autant plus fascinant que le contraste avec l’environnement méditerranéen était total. C’était l’époque où l’école n’avait pas peur de tirer les enfants vers le haut et de leur donner accès au meilleur, quel que soit leur milieu d’origine.

    Cette réforme pose donc une question d’égalité. La chance de la République, c’est de brasser les talents, c’est de sortir les enfants du déterminisme régional et familial, c’est de leur donner envie de « s’accrocher ». C’est à ce prix qu’ils élargiront leur horizon et amélioreront leurs perspectives d’emploi. Quant aux sections européennes, elles sont souvent la fenêtre par laquelle les collèges s’ouvrent au monde. Lorsque des événements y sont organisés, c’est l’ensemble des élèves qui en profitent. J’en ai fait plusieurs fois l’expérience en allant parler, comme députée européenne, devant toutes les classes d’un établissement réunies.

    Cette réforme touche aussi à une question stratégique. L’allemand n’est pas une langue comme une autre. La relation franco-allemande a été placée sous le signe de la jeunesse par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer en 1963. À Minsk, la chancelière Merkel et le président Hollande défendent encore ensemble la paix et le droit. À Bruxelles, la France et l’Allemagne sont la pierre angulaire de l’Europe unie. De nombreux chantiers européens restent inachevés, de l’euro à la défense ou à la justice. Les mener à bien suppose de se faire confiance. Qu’ils la citent en modèle ou qu’ils la honnissent, combien de responsables politiques français connaissent vraiment l’Allemagne ? Combien comprennent les Allemands ? Le manque de germanistes est déjà criant. Il faudrait combler ce vide, non le creuser encore.

    Face aux partis xénophobes et eurosceptiques, ce n’est pas le moment de détruire des cursus européens qui ont fait leur preuve. Les élèves de famille aisée pourront toujours, dans des établissements privés, recevoir une éducation ouverte sur l’international. Un enfant des quartiers populaire de Marseille ou de Nantes aura-t-il encore une chance d’apprendre la langue allemande, à l’école publique ?
    Sylvie Goulard, députée européenne ALDE

  • Contre l’inquiétant «ni-ni» de Nicolas Sarkozy

    Contre l’inquiétant «ni-ni» de Nicolas Sarkozy

    En refusant de choisir, le Président de l’UMP légitime une formation politique, le FN, qui a un projet contraire à l’intérêt national

    Faut-il faire une différence entre le Parti socialiste et le Front national ? Dans la plupart des pays d’Europe où les partis modérés gouvernent en coalition, dans l’intérêt national, la réponse irait de soi. Mais puisque Nicolas Sarkozy renvoie dos à dos PS et FN, il est important d’y répondre concrètement, projet du FN en mains, sans incantation républicaine.

    Sur trois sujets essentiels – la défense, l’Europe, l’économie –  le FN remet en cause le cadre de la sécurité et de la prospérité de la France.

    Ce parti propose « une sortie du commandement intégré de l’OTAN ». Il veut « s’associer

    [à l’Allemagne et à la Russie] pour former une alliance trilatérale Paris-Berlin-Moscou ». Ainsi il propose à la France de renier sa parole vis-à-vis de ses alliés occidentaux, la laissant sans moyens de défense suffisants. Il ment sur la disponibilité de l’Allemagne de participer à cette aventure. La Chancelière est trop avisée et trop engagée contre les exactions de Vladimir Poutine pour se jeter au cou  de celui-ci.

    Sur l’Europe, le FN envisage « l’abandon de la politique agricole commune » ou encore le « rétablissement de la primauté du droit national sur le droit européen ». Il veut détruire l’Union européenne. Ces bouleversements dont les modalités et les coûts ne sont pas précisés créeraient une incertitude très préjudiciable. A terme, notre pays serait isolé, dépourvu de moyens d’influence sur ses voisins.

    En matière économique enfin, le FN a un projet dirigiste et protectionniste comportant par exemple « le retour aux monnaies nationales », des  « mesures de contrôle des mouvements de spéculation des capitaux » et la « nationalisation partielle des banques ». En qualifiant la sortie de l’euro de « défi technique » qui pourrait être relevé avec l’appui allemand, le FN prend ses désirs pour des réalités.

    A quoi joue donc l’ancien Président de la République qui a eu le courage de ramener la France dans le commandement intégré de l’OTAN et a activement lutté contre la dislocation de la zone euro ? A-t-il oublié qu’il a lui-même créé la commission Attali destinée à « libérer la croissance » dont Emmanuel Macron était le rapporteur ?

    Le reproche de « collusion UMPS » ressassé par Mme Le Pen est fallacieux. Il est parfaitement normal que les partis de gouvernement s’accordent sur le cadre de l’action politique et combattent ensemble ceux qui veulent le détruire. Cela ne signifie pas qu’ils aient une identité de vues sur les politiques à mener à l’intérieur de ce cadre. Si un parti fait une synthèse hardie entre extrême droite et extrême gauche, c’est bien le FN avec son programme économique étatiste.

    L’enjeu dépasse les élections départementales. Un bon score du FN conforterait ce parti pour les scrutins nationaux. En refusant de choisir, le Président de l’UMP légitime une formation politique qui a un projet contraire à l’intérêt national. Il prend le risque de se décrédibiliser aux yeux des partenaires européens, à commencer par la Chancelière allemande qui a combattu sans hésitation le mouvement xénophobe et anti-européen Pegida.

    Ce faisant, soit Nicolas Sarkozy se renie sur des sujets essentiels, soit il n’ose pas prendre position, par démagogie électoraliste. Dans les deux cas, c’est inquiétant de la part d’un ancien Président de la République.

  • Un « mini-sommet » très regrettable

    Un « mini-sommet » très regrettable

    La France a tort de s’accommoder des libertés que l’Allemagne prend avec l’Eurogroupe, explique la députée européenne. 

    Un « mini-sommet » s’est tenu dans la nuit du 19 au 20 mars, réunissant le premier ministre grec, la chancelière allemande, le président français et les présidents de quatre institutions européennes (Commission, Banque centrale, Conseil européen, Eurogroupe). L’urgence commande d’être pragmatique. Mais encore faudrait-il mesurer les risques que créent les bricolages hors du cadre institutionnel de l’Eurogroupe. Il n’est pas sûr que le règlement de la crise grecque s’en trouve facilité ni l’intérêt national français conforté.

    Ces pratiques attisent les divisions. Quand elle se met au service de l’Europe entière, la relation franco-allemande est précieuse et respectée, mais Français et Allemands ne peuvent pas prétendre régenter l’Europe. Le premier ministre belge est « en colère »contre ce huis clos entre « happy few » ; il dit tout haut ce que d’autres, en Europe, pensent aussi. La zizanie que crée ce mini-sommet est d’autant plus regrettable que, face au nouveau gouvernement grec, la zone euro a montré une remarquable unité de vues : la poursuite des aides en échange d’engagements sérieux de M. Tsipras. En politique étrangère aussi, l’action en petit clan détruit l’esprit d’équipe : quand M. Hollande et Mme Merkel négocient seuls avec M. Poutine, si méritoires que soient leurs efforts pour la paix, le premier ministre italien, M. Renzi, court à Moscou tenir des propos différents. L’Europe en sort affaiblie.

    Ces pratiques sont peu démocratiques. Tous les pays de la zone euro ont contribué au sauvetage de la Grèce. Tous les gouvernements ont des comptes à rendre à leurs contribuables. Par tête, les Pays-Bas font un effort supérieur à celui de l’Allemagne, la Finlande, l’Autriche et la Belgique supérieur à celui de la France (source Euronews 2015). Une décision collective au sein de l’Eurogroupe, conformément aux traités, est préférable.

    Enfin, ces pratiques sont peu opportunes. Par le passé, ce sont des discussions informelles qui ont donné naissance, en dehors de toute base légale, à la « troïka » (BCE, FMI, Commission) que les Grecs honnissent. Avec un sens plus aigu du droit, nos gouvernements auraient sans doute mis en place des instruments respectant mieux l’équité et la dignité des personnes. Ils se seraient épargné bien des difficultés. On comprend mal pourquoi M. Tsipras cautionne désormais ce qu’il n’a cessé de dénoncer. Puisqu’il invoque « la politique », il aurait pu venir s’exprimer devant le Parlement européen, en mettant en avant par exemple la terrible montée de la pauvreté en Grèce. Il aurait trouvé plus d’écho au sein de l’institution qui a travaillé à contrôler la troïka et a souhaité à plusieurs reprises un rééquilibrage des politiques menées dans la crise.

    Ce « mini-sommet » montre à quel point la zone euro se trouve à la croisée des chemins. Soit elle continue à reposer sur des arrangements opaques et il y a fort à parier que cet ersatz d’Europe, très éloigné du projet des fondateurs, sera de plus en plus rejeté. Soit Paris et Berlin mettent toute leur autorité dans la balance pour faire enfin de la zone euro un État de droit reposant sur un jeu collectif, des procédures rigoureuses et des contrôles parlementaires et juridictionnels, et alors les citoyens reprendront confiance.

    En ce moment, Mario Draghi, le président non élu de la Banque centrale européenne, est celui qui a le mieux compris le défi démocratique. Les gouvernements nationaux s’enferment dans une courte vue dramatique. La France se réjouit de faire partie des puissants qui imposent leurs vues aux autres. Mais ce choix est si arbitraire qu’on peut imaginer qu’un jour elle subisse l’autorité d’autres pays, peu cléments à son égard. Les Français regretteraient alors amèrement d’avoir contribué à détruire les garde-fous institutionnels qu’avait inventés, en France, un certain Jean Monnet.

  • Ein Plädoyer für mehr Rechtsstaatlichkeit

    Ein Plädoyer für mehr Rechtsstaatlichkeit

    Darf es uns überhaupt noch wundern, dass die „Troika“ – ein Konstrukt ohne Rechtsgrundlage, ohne überprüfbares Mandat – in Griechenland verunglimpft wird? Oder dass gegenseitiges Vertrauen untergraben wird, wenn Frankreich ohne öffentliche Debatte, ohne Beschwerdemöglichkeit, eine neue Frist zur Senkung seines Haushaltsdefizits eingeräumt wird?

    Der Euro krankt hauptsächlich an unausgereifter Rechtsstaatlichkeit. In allen EU-Mitgliedstaaten legt die Regierung dem Parlament Rechenschaft ab und wird von unabhängigen Gerichten kontrolliert. Sollte sich die Wirtschafts- und Währungsunion weiter über diese elementaren Grundsätze hinwegsetzen, werden die Ressentiments nur wachsen. Worauf warten wir noch? Dass die Spannungen zwischen Griechenland und Deutschland weiter eskalieren und die Eurozone zerfällt? Dass die Ungleichheiten zunehmen und dass die radikalen Parteien noch mehr Wählerstimmen einheimsen? Volle Rechtsstaatlichkeit erfordert mehrere Schritte.

    Ein erster Schritt könnte darin bestehen, dem Europäischen Gerichtshof in Luxemburg seinen Stellenwert zurückzugeben. Im Maastrichter Vertrag wurde für die Wirtschafts- und Währungsunion jegliche „Vertragsverletzungsklage“ gegen einen Staat, der seinen Verpflichtungen nicht nachkommt, ausdrücklich ausgeschlossen. Wichtig wäre auch, vor dem Gerichtshof Klagen gegen Empfehlungen der Kommission oder des Rates zuzulassen, etwa zu Fragen der Defizite beziehungsweise der Schulden eines Staates, was derzeit unmöglich ist. Der Gerichtshof, der im Binnenmarkt eine entscheidende Rolle spielt, wurde ins Abseits gedrängt, und somit wurde den Europäern ein Schutz gegen Missbrauch verwehrt. In den „kleinen“ Mitgliedstaaten wurde dadurch das Gefühl bestärkt, es werde mit zweierlei Maß gemessen.

    Ein zweiter, weit größerer Schritt wäre die Ausstattung der Eurozone mit einer eigenen Exekutive, die vor einer gewählten Vertretung verantwortlich ist. Diese könnte auch bei Versäumnissen in den nationalen öffentlichen Finanzen oder der Durchführung von Strukturreformen in den Mitgliedstaaten notfalls eingreifen. Sie würde mit einem beschränkten eigenen Etat ausgestattet, um die Effizienz und die Kohäsion der Eurozone zu optimieren (beispielsweise zur Förderung der Mobilität der Arbeitnehmer). EZB-Präsident Mario Draghi plädiert mit Mut und Engagement für so einen Schritt. Die meisten Politiker neigen hingegen dazu, sich als Schutzwall gegen die „Technokraten“ zu präsentieren. Dadurch täuschen sie darüber hinweg, dass die demagogischen Versprechen in Wahlkämpfen, die zaghaften Reformen und ganz allgemein das Leugnen der globalen Verflechtungen durch die politische Klasse Ursachen für die gravierenden Schwierigkeiten in der Eurozone sind. Frankreich und Deutschland sollten sich endlich von ihrem sterilen Rollenspiel verabschieden, das sie nicht weiterbringt.

    In Frankreich will man angeblich eine „politische Union“. Doch gibt es kaum führende Politiker, welche die mit dem Euro einhergehende geteilte Souveränität und das sich daraus ergebende Abhängigkeitsverhältnis akzeptieren. Frankreich kann sich jedoch nicht als einziges Ziel setzen, seine Verpflichtungen herunterzuspielen. Seit dem negativen Referendum von 2005 haben die Befürworter des denkwürdigen „Plan B“ nicht verraten, wie die Zukunft aussehen könnte. Gibt es ihn überhaupt? Obwohl Laurent Fabius seit drei Jahren Außenminister ist, hat er noch keinen innovativen Vorschlag vorgelegt.

    In Deutschland poche man auf eine strikte Einhaltung der Gesetze. Einige CDU/CSU-Politiker und der Bundesbankpräsident drohen Paris mit teutonischem Blitz und Donner. Die Bundeskanzlerin gibt sich aber gegenüber Frankreich, dem seit 2009 ein Verfahren wegen übermäßigen Haushaltsdefizits ins Haus steht, außergewöhnlich gnädig. Schon 2010 in Deauville wollte die Kanzlerin ihr Verhältnis zu Nicolas Sarkozy nicht gefährden, nun schont sie ebenfalls François Hollande, ihren wichtigsten Verbündeten gegen Putin. Im Haushaltsvertrag von 2012, der Merkels Handschrift trägt, fehlen jegliche europäische ernsthafte parlamentarische oder juristische Instrumente, um dessen Einhaltung zu sichern.

    Man behauptet, Deutschland wünsche sich mehr Recht und Frankreich mehr Politik. Paradoxerweise brauchte die Wirtschafts- und Währungsunion jedoch ein Deutschland, das sich stärker für einen Ausbau der Rechtsstaatlichkeit einsetzt, und ein viel mutigeres Frankreich, wenn es um die Teilung politischer Souveränität geht.

  • Zone euro : Berlin et Paris doivent respecter les règles

    Zone euro : Berlin et Paris doivent respecter les règles

    Les Echos – Billet de Sylvie Goulard

    Faut-il s’étonner que la troïka (Commission, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), créée sans base juridique, pilotée sans contrôle, soit vilipendée en Grèce ? Ou bien que l’octroi, sans débat public ni recours possible, d’un délai supplémentaire à la France pour réduire son déficit budgétaire sape la confiance mutuelle?

    La faille principale de l’euro tient au caractère inachevé de l’Etat de droit. Dans tous les Etats membres, la puissance publique rend des comptes à un Parlement et est soumise au droit, sous le contrôle de juridictions indépendantes. Si le niveau européen continue de s’affranchir de ces exigences, le ressentiment ne cessera de croître. Que faut-il de plus pour que nos gouvernants agissent ? Que l’hostilité entre la Grèce et l’Allemagne dégénère au point que la zone euro se disloque ? Que les inégalités se creusent et que les partis xénophobes progressent encore ?

    Les responsables prétextent que les peuples ne veulent pas aller si loin. Mais le leur a-t-on jamais proposé ? Il y a fort à parier que nos élites nationales rechignent surtout devant le changement d’échelle. On a rarement vu des citoyens préférer l’arbitraire à l’équité.

    Le traité de Maastricht a exclu tout contrôle de légalité des décisions de la Commission européenne et du Conseil dans l’Union économique et monétaire, celles-ci prenant en effet la forme de recommandations inattaquables (art. 263 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne). Tout « recours en manquement » d’un Etat membre ou de la Commission contre un Etat ne remplissant pas ses obligations a également été écarté (art. 126.10 excluant les art. 258 et 259). En mettant hors jeu la Cour de justice européenne, les gouvernements ont privé les Européens d’une garantie contre les abus, en encourageant le risque de deux poids et deux mesures.

    A Paris, une grande partie de la classe politique récuse « le gouvernement des juges », au nom de la souveraineté budgétaire du Parlement. C’est un mauvais prétexte quand on sait combien le Parlement s’est peu impliqué dans le contrôle des soutiens à la Grèce, par exemple. Si les juges peuvent décider du destin d’un être humain dans le coma, ils peuvent vérifier le respect du Pacte de stabilité et de croissance.

    Des deux côtés du Rhin, les politiques cherchent en réalité à garder les mains libres. Ainsi, ils réussissent un tour de passe-passe : se présenter comme un rempart (contre les « technocrates », les juges) alors que ce sont les promesses démagogiques des campagnes électorales, la pusillanimité dans les réformes et, de manière générale, la négation de l’interdépendance internationale par les responsables politiques qui expliquent en grande partie les difficultés de la zone euro.

    Il serait temps de sortir du jeu de rôle un peu vain dans lequel les Français et les Allemands s’enferment, perpétuant ensemble un statu quo peu satisfaisant.

    Tout en prétendant vouloir un strict respect du droit, les responsables allemands de tous bords se sont arrangés avec les règles. En 2003, Berlin tordait le Pacte de stabilité et de croissance, avec l’appui de Paris et la complicité de Rome. Envers la France, qui est sous le coup d’une procédure de déficit excessif depuis 2009, le gouvernement fédéral fait preuve d’une extraordinaire complaisance. Comme en 2010, à Deauville, la chancelière avait déjà privilégié sa relation avec Nicolas Sarkozy, elle ménage désormais François Hollande, principal allié face à Poutine. Le traité budgétaire qu’elle a inspiré, en 2012, ne met en place aucun mécanisme européen sérieux, parlementaire ou juridictionnel, pour en assurer le respect.

    Tout en prétendant vouloir une union « politique », rares sont les responsables français qui admettent le partage de souveraineté lié à l’euro et à l’interdépendance qui en découle. La France ne peut pourtant pas borner son ambition à minimiser ses engagements. Paradoxalement, l’Union économique et monétaire a surtout besoin d’une Allemagne plus sérieuse sur le terrain du droit et d’une France moins timorée sur le terrain politique.

  • Un peuple a-t-il encore le droit de choisir sa politique souverainement en Europe?

    Un peuple a-t-il encore le droit de choisir sa politique souverainement en Europe?

    Humanite-Mercredi-4-Mars-2025

    L’appartenance à l’Union européenne comme l’entrée dans la zone euro sont des engagements volontaires, librement consentis. Dans chaque État, le peuple ou, selon les règles constitutionnelles internes, le parlement national représentant le peuple, a autorisé la ratification de tous les traités qui ont marqué une avancée européenne. Les pays qui n’ont pas voulu faire partie de l’Union, comme la Norvège ou la Suisse, ou de la zone euro, comme le Royaume-Uni et le Danemark, sont restés en dehors.

    En rejoignant la zone euro, un pays accepte de partager sa souveraineté. Le jeu devient collectif, à dix-neuf. L’absence d’un gouvernement commun et d’un budget fédéral oblige les gouvernements à se coordonner étroitement. Cette interaction est encore plus nécessaire dans les situations de crise.

    Quand une élection nationale conduit à une alternance, comme en Grèce récemment, la volonté des électeurs de ce pays doit être prise en compte. Mais les dix-huit autres gouvernements, légitimement élus dans les autres États membres, ont toujours leur mot à dire. Le respect de la démocratie est à ce prix. M. Tsipras peut légitimement faire entendre sa voix, il n’est pour autant ni soliste ni chef d’orchestre.

    Les conséquences de l’entrée dans la zone euro ont été systématiquement minimisées et continuent de l’être. L’interdépendance politique est infiniment supérieure à ce que les hommes politiques nationaux, y compris ceux qui sont censés être pro-européens, veulent bien admettre. Si les peuples ont le sentiment que le pouvoir leur échappe, c’est essentiellement à cause de ce déni.

    Il est toujours facile de gagner une campagne électorale en faisant des promesses de jours meilleurs, sans tenir compte des contraintes. Montesquieu disait toutefois que le principe fondateur de la démocratie est «la vertu». La dépendance est plus grande encore pour les dirigeants d’un pays soumis à un programme d’assistance financière. Dans cette situation, il est particulièrement démagogique de gommer l’existence de partenaires qui ont donné leur garantie en contrepartie d’engagements précis.

    Alexis Tsipras pouvait faire valoir des arguments de poids, et tout particulièrement la montée des inégalités. Il pouvait bâtir une dynamique positive afin de recueillir des soutiens. Le premier ministre ou M. Varoufakis auraient pu notamment venir devant le Parlement européen qui, durant la mandature précédente, a appelé à des politiques plus équilibrées et enquêté de manière approfondie sur la troïka. Le gouvernement grec a privilégié la confrontation et flatté le nationalisme le plus débridé, allant jusqu’à s’allier avec un parti de droite antisémite et xénophobe. Qu’espère Syriza en publiant des caricatures si insultantes pour le ministre allemand M. Schäuble que M. Tsipras a dû les désavouer?

    Ce n’est pas l’Europe qui bride la souveraineté des peuples et démolit la démocratie. C’est la naïveté ou le cynisme avec lesquels les hommes politiques nationaux bornent leur horizon au cadre national, en faisant comme si l’Europe n’existait pas. C’est hélas le cas dans bien des États membres. Une chose est impossible: être unis sans la contrainte de l’être. La seule manière d’échapper à ce dilemme sera de faire enfin de la zone euro une communauté politique dotée d’un pouvoir exécutif élu, rendant des comptes, menant des politiques financées par un budget commun (voir notamment http://www.groupe-eiffel.eu/pour-une-communaute-politique-de-leuro/). Il y a urgence : en attisant les rivalités, les bricolages actuels détruisent la solidarité. L’Europe mérite mieux.

  • “Bruxelles a été diabolisé” interview de Sylvie Goulard

    “Bruxelles a été diabolisé” interview de Sylvie Goulard

    Comment convaincre nos concitoyens que la France peut opérer des transferts de souveraineté vers l’Union européenne, sans perdre son identité ?

    Poser la question en ces termes peut nous égarer. En 2014, la souveraineté des Etats n’est plus absolue : le changement climatique, les épidémies comme Ebola, relativisent le « territoire national». La libre circulation mondiale des capitaux réduit le pouvoir fiscal ou règlementaire des Etats. Enfin, l’ampleur des dettes publiques les affaiblit face à leurs créanciers.

    La crise de confiance dont souffrent les Français ne provient-elle pas du fait que leurs dirigeants politiques ont promis que l’Europe serait la « France en grand » ?

    Les illusions entretenues depuis l’après-guerre, et plus encore depuis 1989, par la classe politique française, ont nourri le désenchantement. Elle a fait croire aux Français qu’ils auraient tous les avantages de l’union ou de l’euro, tout en restant parfaitement souverains.  “L’Europe puissance” a été magnifiée mais “Bruxelles” a été diabolisé, comme si on pouvait avoir l’un sans l’autre ! Malheureusement, Manuel Valls a encore déclaré récemment: « La France décide, seule »

    [de son budget ], non sans demander aux autorités allemandes de faire une politique de relance. C’est aberrant : nul ne peut prétendre peser sur les choix de partenaires, sans réciprocité.

    En outre, le débat politique français reste effroyablement local. C’est un comble que des patriotes de pacotille aient tant de succès en reniant l’ouverture universelle qui a fait la grandeur de la France.

    Enfin, on a menti aux Français en faisant croire que l’Europe serait la “France en grand” alors que l’UE est de moins en moins inspirée par un seul pays, en partie d’ailleurs parce que les soi disant élites françaises l’ont désertée. Les partis politiques français dédaignent les lieux d’influence européens, comme le Parlement européen. Le travail, parfois pénible mais incontournable qui s’y fait, n’est pas valorisé. Gagnerions-nous pour autant au retour des rapports de force ? Certainement pas. La sujétion à l’Allemagne, plus puissante, serait inévitable. Et des « petits » pays jouant cavalier seul pourraient aussi nous nuire, comme le montrent les révélations récentes sur le dumping fiscal du Luxembourg par exemple.

    L’élargissement rapide de l’Union a-t-il dilué le projet d’origine, conçu pour six Etats ?

    Pour les pays d’Europe centrale et orientale, injustement victimes d’un système  totalitaire, il était urgent d’adosser leurs démocraties naissantes à un Etat de droit, d’accéder à la liberté, à la prospérité. Nous devons cesser de regarder le processus d’élargissement depuis notre unique point de vue.  Et imaginez un instant ce qui se passerait aujourd’hui, si, face aux velléités de V. Poutine, la Pologne, la Roumanie, et plus encore les Pays Baltes, jadis annexés par l’URSS, se trouvaient encore dans l’antichambre de l’Europe ? Notre sécurité n’en serait pas accrue.

    Ceci posé, j’entends les objections, les critiques. L’élargissement a été assez mal conduit. Certains Etats occidentaux, la France mais aussi l’Italie par exemple, ont reporté les réformes que l’aiguillon d’une concurrence accrue rendait incontournable. L’UE a exigé des réformes majeures de la part des candidats à l’adhésion, sans s’astreindre aux efforts de réorganisation des institutions européennes, comme l’avait demandé le Parlement français, d’où des « trous » dans le marché unique, et une course au moins disant social et fiscal qui rend l’UE impopulaire.

    L’Europe, aujourd’hui, se ferme à l’immigration. Comment regardez-vous cette évolution ?

    Malheureusement, le débat sur l’immigration est posé dans des termes toujours plus émotionnels, voire carrément odieux. Un problème aussi complexe mérite mieux que la démagogie. La différence entre l’Europe, vieillissante, et l’Afrique, jeune, plus ou moins développée explique l’afflux d’immigrés « économiques ». Le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter si nous n’investissons pas massivement dans ce continent qui a un formidable potentiel.

    En outre, des conflits armés ou guerres tribales (en Syrie, en Libye) provoquent des mouvements de réfugiés ; face à l’urgence humanitaire, l’UE doit rester fidèle à ses valeurs, même en période de crise. Nous avons trop longtemps laissé prospérer – et souvent soutenu – des régimes autocratiques nuisibles à leurs propres pays pour fermer les yeux.

    S’ajoute un rejet de plus en plus fort des migrations à l’intérieur de l’Union. La libre circulation des personnes est pourtant le cœur de la construction européenne, comme la création de l’espace Schengen. Les mouvements quotidiens des frontaliers entre Lorraine et Luxembourg par exemple, ou l’ampleur du transport routier dans les Pyrénées interdisent de renoncer à ces accords. En revanche, il n’est pas scandaleux de s’interroger sur l’accès à certaines prestations, de lutter contre les trafics ou de contester certaines modalités de la libre circulation.

    Il y a cent ans, commençait la Première guerre mondiale, il y a vingt cinq ans, s’amorçait la réunification de l’Allemagne. Que vous inspire cette coïncidence mémorielle ?

    Ce sont-là, bien entendu, deux événements très différents. Les monuments aux poilus nous rappellent la vertu de la paix, pour toutes les classes sociales. Historiquement, la construction européenne n’a pas bénéficié aux seules “élites”, même si des efforts renouvelés doivent être faits pour mieux répartir aujourd’hui la prospérité.

    Comme jeune diplomate, j’ai eu la chance de participer à ce moment unique et émouvant qu’a été l’unification de l’Allemagne. Je ne comprends toujours pas pourquoi une large part de la classe politique de notre pays a si mal vécu cet évènement heureux. Le mur de Berlin est tombé sans débordement, sans violence. Les Français se sont focalisés sur la dimension géopolitique du phénomène qui ne justifiait pourtant aucun affolement puisque la RFA était une authentique démocratie, un partenaire auquel nous liait une coopération exceptionnellement étroite, dans la CEE et grâce au traité de l’Elysée de 1963. Nos dirigeants n’ont pas compris que, pour un grand nombre d’Allemands, c’était la victoire de la liberté et la fin de la séparation avec leurs familles bloquées « de l’autre côté ».

    La chute du mur de Berlin a permis à l’Europe de se ressouder. L’UE dispose enfin d’une taille globale, d’une population plus nombreuse que celle des Etats Unis, liée par une communauté de valeurs. Les Européens s’en rendent compte quand ils ont la chance de voyager au loin. Ainsi, l’UE est la première puissance commerciale du monde, une zone de stabilité et de droits sans équivalent. Si les Européens prenaient conscience de leur force, au lieu de se déchirer et de trembler, par exemple, à l’idée de négocier un accord commercial avec les Etats-Unis, s’ils apprenaient à « penser européen » et amélioraient leurs institutions en conséquence, ils auraient un poids considérable. Le premier obstacle au rayonnement de l’Europe, c’est la peur et le nationalisme. Comme s’ils n’avaient pas fait assez de mal au siècle dernier

  • Avenue de l’Europe, Sylvie Goulard , Le fonctionnement et l’importance de la Cour de Justice

    Avenue de l’Europe, Sylvie Goulard , Le fonctionnement et l’importance de la Cour de Justice

    Sylvie Goulard, l’eurodéputée membre du groupe libéral et démocrate possède parfaitement les arcanes de l’Union européenne. L’auteure de l’Europe pour les Nuls décrypte pour nous le travail et l’importance de la Cour de justice de l’Union européenne.

      Sylvie Goulard, l’eurodéputée membre du groupe libéral et démocrate possède parfaitement les arcanes de l’Union européenne. L’auteure de l’Europe pour les Nuls décrypte pour nous le travail et l’importance de la Cour de justice de l’Union européenne.