Catégorie : Médias

Les différentes interventions de Sylvie Goulard dans les médias

  • ANSA – Europarlamentare Sylvie Goulard risponde domande giovani

    ANSA – Europarlamentare Sylvie Goulard risponde domande giovani

    (ANSA) BRUXELLES, 11 NOV – “La Democrazia in Europa” è il titolo della videoconferenza con l’europarlamentare liberaldemocratica francese Sylvie Goulard che si terrà domani 12 novembre alle ore 9.30 al Parlamento europeo. Sarà possibile assistere alla conferenza in diretta sulla pagina ‘Speciale giovani’ di Ansa Europa.

    L’evento fa parte del progetto ‘Università per l’Europa’ che si propone di avvicinare gli studenti all’Europa e viceversa e vedrà gruppi di ascolto costituiti da professori, studenti e ricercatori di varie università italiane che potranno a loro volta inviare domande via Skype al giornalista Alessio Pisanò (alessio.pisano25) che le sottoporrà alla Goulard. La democrazia in Europa è anche i titolo di un libro che Sylvie Goulard ha scritto a quattro mani insieme a Mario Monti. (ANSA)

  • Qui décide ?

    Qui décide ?

    Qui décide? Aussi étrange que cela puisse paraître, peut-être faudra-t-il bientôt répondre, comme Ulysse au cyclope Polyphème: personne. À part quelques cas exceptionnels, comme quand, par exemple, le Président de la République lance une opération militaire au Mali, l’instant où une décision est prise, et la personne qui la prend, deviennent de moins en moins identifiables.

    Les constitutions nationales, les traités, décrivent toujours des procédures bien huilées. On prête encore au Prince le sceptre et l’hermine. La cour qui entoure les lieux de pouvoir, comme les miroirs médiatiques nationaux, entretiennent de douces illusions. Mais la complexité des procédures et la force des interdépendances façonnent une réalité bien différente.

    Prendre une décision: complexe et semé d’embûches

    La décision politique est aujourd’hui précédée, en amont, de consultations et vérifications multiples (principe de précaution, déclarations d’utilité publique par exemple); elle peut aussi être modifiée, en aval, par une assemblée délibérante voire invalidée par un juge, à supposer qu’elle ne s’enlise pas au stade des actes d’application. À chaque étape, le jeu est infiniment plus collectif et complexe que les responsables politiques ne veulent en général l’admettre. Garantie heureuse contre l’arbitraire, l’existence de contre-pouvoirs et de recours juridictionnels ouvre aussi la porte aux pires atermoiements.

    Les occasions d’entraver les réformes abondent. Le pouvoir politique, quelle que soit sa couleur, peine à agir, même quand le constat est ancien et partagé. Ainsi, le rapport Pébereau de 2005, la Commission Attali de 2008, diverses études de l’OCDE ou de la Cour des comptes aboutissent à des conclusions similaires: en France la dépense publique (la plus élevée de l’UE avec la Finlande) est excessive, l’éducation – pour ne prendre que cet exemple – est coûteuse et inégalitaire. Il serait possible de réduire le coût tout en améliorant l’école. Mais les élus préfèrent vanter les mérites d’un “modèle social” qui l’est pourtant de moins en moins. Le manque de compétitivité du pays, le chômage et les inégalités élevés viennent en partie du manque de décision, d’autant plus choquant que l’analyse est disponible.

    La démocratie est aussi modifiée par de profondes interactions internationales. Lorsque les Français élisent le Président de la République, ils croient, en vertu de la constitution de 1958, désigner le “garant de l’indépendance nationale.” Une fois élu, le Président passera en réalité le plus clair de son temps à gérer… l’interdépendance internationale. Il ne sera notamment que l’un des 28 membres du Conseil européen. Et nul ne peut sérieusement soutenir qu’il peut garantir seul une quelconque indépendance nationale face au péril majeur que représente le changement climatique.

    Les décisions au niveau international

    Dans l’Union européenne au moins, le Président se plie aux contraintes d’un transfert de souveraineté consenti et organisé, prévoyant l’intervention d’un Parlement élu au suffrage universel et d’une Cour de justice. D’autres organismes de coordination internationale extrêmement puissants sont loin d’offrir de telles garanties démocratiques. Il s’agit notamment d’organes peu connus du grand public où, à l’échelle globale, les États coordonnent leurs approches règlementaires en matière de banque et finance (Comité de “Bâle” de la Banque des règlements internationaux, Financial Stability Board) ou de normes comptables (International Accounting Standards Board). Mais les différences objectives entre les pays (par exemple, le fait que les Européens se financent essentiellement par le crédit bancaire, les Américains par le marché) et les rapports de force asymétriques qui caractérisent ces enceintes, aboutissent à des règles bancales, en théorie non contraignantes mais que la pression des marchés et des agences de notation finissent par imposer. Alors même que les exigences en capital des banques ont une incidence majeure sur le financement de l’économie, la loi se trouve mise en concurrence avec d’autres “standards,” issus de processus de décantation obscurs.

    Dans d’autres cas, le pouvoir a carrément glissé dans d’autres mains, comme en témoigne l’exemple des noms de domaine sur Internet. C’est un organisme privé (l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui les distribue. Il pourrait bientôt allouer des noms d’indications géographiques protégées de type Champagne ou Cognac sans que les responsables politiques n’aient le moyen de l’empêcher.

    Enfin, les inégalités s’accroissent par le jeu d’un marché global qui tire vers le haut les rémunérations des dirigeants d’entreprise et, vers le bas, la pression fiscale.

    La dénonciation récurrente, dans la classe politique française, de “l’hégémonie allemande” ou de la toute puissance des banquiers centraux, oublie que les dirigeants les plus puissants n’échappent pas à ces phénomènes: le Président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a, par ses déclarations de l’été 2012, préservé l’euro. Mais la Cour constitutionnelle de Karlsruhe pourrait bien réduire à néant ses efforts. Mme Merkel, quant à elle, agit aussi sous diverses contraintes, en Allemagne et sur la scène européenne, où les décisions obéissent parfois à des logiques étranges. Ainsi, en amont des élections européennes, les partis européens ont décidé de désigner leur candidat à la Présidence de la Commission européenne. Ils ont aussi annoncé que, pour respecter le choix des électeurs, le Parlement européen soutiendrait le candidat arrivé en tête. Jusqu’au scrutin, les chefs d’État et de gouvernement ont ignoré cette exigence, persuadés de pouvoir continuer à choisir leur candidat derrière des portes closes. La mobilisation de l’opinion, notamment en Allemagne, a placé la Chancelière en porte-à-faux, forcée de soutenir un candidat (JC Juncker) et un processus qu’elle avait réprouvés. L’enchaînement des circonstances ne permet pas de dire, dans le fond, à quel moment et pourquoi cette décision a fini par s’imposer.

    La prise de décisions, un concept nécessairement fluide

    C’est sans doute parce qu’ils perçoivent intuitivement ces incertitudes que de nombreux citoyens se tournent vers des leaders qui se présentent en défenseurs de la souveraineté et de l’ordre. S’ils arrivaient au pouvoir, ces derniers seraient pourtant les moins capables d’apporter des solutions adaptées au monde globalisé de 2014. Telle est l’escroquerie du souverainisme.
    Mieux vaudrait admettre que la coordination et l’influence, concepts fluides, incertains, ont remplacé l’autorité du “chef.” Et faire, pendant les campagnes électorales, la pédagogie de l’interdépendance et de l’action collective, au lieu de promettre la lune.

    Sylvie Goulard interviendra jeudi 20 novembre à “Mode d’emploi”, dans le cadre de la conférence intitulée “Qui décide?”.

    Deux semaines de rencontres et de spectacles ouverts à tous, dans toute la Région Rhône-Alpes: interroger le monde d’aujourd’hui avec des penseurs, des chercheurs, des acteurs de la vie publique et des artistes.
    – Prendre le temps des questions
    – Accepter la confrontation
    – Imaginer des solutions
    – Trouver le mode d’emploi
    Mode d’emploi est conçu et organisé par la Villa Gillet et les Subsistances. Ce festival est soutenu par le Centre national du livre, la Région Rhône-Alpes et le Grand Lyon.

    2014-10-14-<br /><br />
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  • Renzi-Merkel – Perché criticare la Germania è controproducente

    Renzi-Merkel – Perché criticare la Germania è controproducente

    Beda Romano – blog “Dal fronte di Bruxelles”

    Dopo una prima fase di rodaggio, il presidente del Consiglio italiano aveva avuto nei confronti della Germania un atteggiamento sorprendentemente diplomatico e conciliante. Sembrava aver capito che criticare Berlino era inutile, inelegante, e controproducente. È stato pronto in varie occasioni a definire le riforme economiche tedesche un modello da imitare. Negli ultimi giorni, Matteo Renzi ha cambiato linguaggio, ed è tornato a criticare aspramente il governo tedesco, strizzando l’occhio a Parigi e a Londra, oltre che a una parte della società italiana, sensibile agli attacchi anti-tedeschi che rimbalzano nervosamente anche sui più grandi giornali del paese. È dubbio quanto questa strategia possa essere premiante. “Rispetto la decisione di un paese libero e amico come la Francia, nessuno deve trattare gli altri paesi come si trattano degli studenti”, ha detto giovedì il premier, rispondendo al cancelliere tedesco Angela Merkel che il giorno prima aveva invitato tutti i Paesi dell’Unione “a fare i loro compiti”, risanando i conti pubblici e modernizzando l’economia nazionale. Parigi ha annunciato la settimana scorsa di voler rinviare dal 2015 al 2017 l’impegno a ridurre il deficit sotto al 3,0% del prodotto interno lordo il deficit pubblico. “Se la Francia ha deciso così, avrà i propri motivi e io sto dalla parte di François Hollande e Manuel Valls”, ha aggiunto il premier. Mentre Parigi ha rivisto il suo impegno di riduzione del deficit nominale, Roma ha rinviato di due anni l’obiettivo di pareggio strutturale. Come Manuel Valls, Matteo Renzi ha deciso di giocare d’attacco, in barba alle sollecitazioni europee e tedesche di risanare i conti pubblici. La strategia è fragile, se non addirittura rischiosa, per almeno tre motivi.

    Prima di tutto, non è con le critiche e gli attacchi che Roma riuscirà mai a convincere la Germania ad avere nei confronti dell’Italia un atteggiamento più benevolo e comprensivo. Al di là delle scelte di ciascun paese, il governo italiano non ha le carte in regola per battere il pugno sul tavolo. Il paese è politicamente debole ed economicamente fragile. Avrà anche un grande passato – come ripete  spesso il presidente del Consiglio – ma il suo presente è appeso a un filo e il suo futuro molto incerto. Aggiunge la parlamentare liberale francese Sylvie Goulard: “Una alleanza franco-italiana contro la Germania non ha senso. Prima di tutto perché la moneta unica richiede l’unità dei paesi che vi partecipano. È vano pensare che scelte macroeconomiche delicate possano essere facilitate da parole e decisioni unilaterali che dividono”. Ciò detto, secondo la signora Goulard, “il dibattito di politica economica in Germania è troppo giuridico e non abbastanza economico”. Tre le direttrici su cui lavorare, sempre secondo il deputato europeo: capire le attese della Germania del rispetto delle regole, accettate peraltro da Roma e Parigi; adottare riforme economiche coraggiose; e lavorare per spiegare ai tedeschi la gravità della situazione, di cui la Repubblica Federale è certamente in parte consapevole. Lo dimostra l’atteggiamento conciliante che ha avuto con molti paesi in questi anni quando si è trattato di rivedere gli impegni di bilancio, o di accettare una politica monetaria che alla Bundesbank non piace. Vi sono altri due motivi per cui attaccare  Berlino e rivedere gli impegni sul fronte dei conti pubblici è controproducente. La scelta rischia di complicare non poco la strategia della Banca centrale europea, pronta ad agire contro la deflazione e la stagnazione anche con acquisti controversi di titoli obbligazionari, a patto però che i governi modernizzino le loro economie nazionale e risanino le finanze statali. Già oggi la BCE deve fare i conti con le critiche tedesche – questo fine settimana Hans Michelbach, esponente dei cristiano-sociali bavaresi, ha detto che Mario Draghi sta trasformando l’istituto monetario sempre più “in una Ramschbank“, una banca spazzatura. Sarà difficile per il presidente della BCE continuare su questa strada se il paese più fragile non gioca secondo le regole, a tutto danno dell’Italia. Infine, pensare di fare un fronte comune con Parigi e Londra contro Berlino è ingenuo, se non addirittura controproducente. Dovesse essere costretta a scegliere tra Berlino e Roma, Parigi sceglierà sempre Berlino. In Francia, il debito pubblico è elevato, l’economia in panne, la società in crisi; eppure i mercati continuano a considerare il paese più affidabile del suo vicino al di là delle Alpi. Pensare poi di appoggiarsi alla Gran Bretagna per meglio contrastare Berlino o Bruxelles rischia di essere poco lungimirante. Tendenzialmente, Londra guarda a Roma con benevole sufficienza. Vale ancora quanto disse Winston Churchill al ministro degli Esteri tedesco Joachim von Ribbentropp quando questi negli anni 30 gli disse che in una prossima guerra l’Italia sarebbe stata al fianco della Germania. Memore dello “stato di servizio” italiano durante la Grande Guerra, il premier inglese rispose caustico: “E’ solo giusto. Li avemmo dalla nostra parte l’ultima volta”.

  • RFI Carrefour de l’Europe : Des commissaires européens sur le gril

    RFI Carrefour de l’Europe : Des commissaires européens sur le gril

    Un à un, les 27 commissaires de la Commission Juncker sont auditionnés par les députés européens. Les auditions durent trois heures et pour les candidats, elles sont loin d’être une partie de plaisir. Le commissaire britannique et le Français Pierre Moscovici sont, avec quelques autres, sur la sellette. Il y a peu de chance toutefois d’assister à un jeu de massacre tant le jeu des équilibres gauche/droite est subtil au Parlement européen.

    Émission réalisée au Parlement européen à Bruxelles.

    Avec :

    Sylvie Goulard, eurodéputée française Modem-UDI/ADLE.

    Alain Lamassoure, eurodéputé français UMP/PPE.

    Hugues Bayet, eurodéputé belge socialiste.

    Ernest Urtasun, eurodéputé espagnol «Les Verts».

    Sylvie Goulard


  • “France remains in a state of magical thinking”

    “France remains in a state of magical thinking”

    by Sylvie Goulard

    Our most-read Comment article on Thur: @GoulardSylvie – France remains in a state of magical thinking https://www.ft.com/content/4d909502-496f-11e4-8d68-00144feab7de

    — FT Comment (@ftcomment) 3 Octobre 2014

    Should the rest of Europe once again accept that France is not keeping its word? The French government on Wednesday said its deficit would reach 4.4 per cent of gross domestic product this year, and that it would not reach the EU-designated target of 3 per cent until 2017. That is two years later than President François Hollande and his then finance minister Pierre Moscovici had promised as recently as last summer.

    “We are not asking,” Manuel Valls, the prime minister, declared before the National Assembly earlier this month. “France makes its own decisions.” It is legally hazardous. He should perhaps reread the law. Since joining the euro Paris has shared its economic and monetary sovereignty. The Lisbon treaty, of which it is a signatory, states that economic polices are “a matter of common concern” that must be co-ordinated with the European Council. In almost the same breath, Mr Valls asked Germany to “shoulder its responsibilities”. If each country makes its own decisions, why did he expect Berlin to listen?

    This mutual surveillance of budgetary policies has been strengthened since 2011. The European Commission now examines each country for economic imbalances – and in France’s case, identified problems concerning pensions, labour costs, taxation and regulated professions, among others. It was in return for assurances that these would be addressed that France was granted two years’ respite. Paris gave its word.

    Countries that break the rules are expected to pay the price. The only way to escape fines is to secure the consent of other countries. This is unlikely to be forthcoming. The commission has been especially flexible towards France.

    The law is not the only area in which Mr Hollande’s team has succumbed to magical thinking. It is also in denial about the state of the French economy. The government argues it is victim to a difficult economic cycle. It claims to be confronting “exceptional circumstances” of very weak growth combined with very low inflation. (Both figures are close to 0.5 per cent.) The downturn is indeed worse than expected, and it is also affecting Germany and Italy. But it is not without precedent.

    But the root of France’s problem is structural. The country is uncompetitive in international markets. That is hardly surprising. Public expenditure amounts to 55 per cent of GDP. The country’s hands are tied.

    French authorities claim to be aware of the challenges. Yet they do not hesitate to flatter recalcitrant spirits. Mr Valls has again assured people that the 35-hour working week will not be touched. Nor will the government relax constraints on employers that make it difficult to fire workers. The minimum wage is sacrosanct. Civil servants will keep their cushy terms.

    The circumstances might be “exceptional” but the taboos remain. The government’s priority is to defend those who are already best protected. Those who are excluded can wait.

    The prime minister told MPs that the French social model was not out of date. This is a system that leaves one-in-six young people without any qualifications. Millions of long-term unemployed have no realistic prospect of finding a job. Too many of them are illiterate. This hardly deserves to be called a social model.

    Yet the French political class is not in the mood for sacrifice. Many European countries have embarked on drastic policies. Meanwhile, Paris plans to shave €50bn off public spending, equivalent to 4 per cent of the total. It is not in any hurry; making the savings will take three years.

    Reforms in EU member states must be combined with action at the European level that supports productive investments as well as measures to fight deflation. The European Central Bank is playing its part but it cannot replace national governments.

    If there is something exceptional in France it is the attitude of denial into which all of the political parties have lapsed: denial about shared sovereignty in Europe, denial about the weakness of the national economy, denial about the hard and far-reaching reforms that the country badly needs.

    France has incredible potential. Instead of defending an unfair status quo, which increases social inequalities, this is the time to support positive reform, which will enable the nation to regain its credibility in Europe.

    France needs to pull itself together – and to keep its word, at all costs. The European Commission should stand firm.

    The writer is a French MEP and member of the liberal ALDE parliamentary group

  • Articles 2014

    Articles 2014

    nice premium 22 mai 2014, Nice Premium, “Sylvie Goulard : Une élue de proximité… en Europe”. A deux pas du Palais des Festivals, la Députée européenne a choisie de rencontrer les commerçants et les Cannois qui lui ont déroulé “le tapis rouge”. Lire.

    le-prores21 mai 2014, Le Progrès, “Débat avec Mario Monti à Lyon : défenseur acharné de l’Euro.” Mario Monti, “si j’étais Français, je serai très fier de l’Euro” Entouré par les premiers de la liste, Sylvie Goulard, Thierry Cornillet et Soumia Belaidi Malinbaum, il a animé le dîner débat à Sainte-Foy-lès-Lyon… Lire.

    le-point21 mai 2014, Le Point, Portrait de Sylvie Goulard parmi “Les Vrais bosseurs de Strasbourg”. Lire.

    l'essor20 mai 2014, L’Essor, L’UDI-MoDem plaide pour un renforcement politique de la zone euro. Lire.

    challenges15 mai 2014, Challenges, Sylvie Goulard classée 5ème au parlmarès des euro-députés français. Lire.

    challenges15 mai 2014, Challenges, “Sylvie Goulard élue omniprésente à Bruxelles”. Lire.

    var matin14 mai 2014, Var Matin, Sylvie Goulard en visite chez les aquaculteurs de Tamaris. Lire.

    contexte13 mai 2014, Contexte, Fact-checking, Sylvie Goulard : “Les politiques d’austérité sont plus fortes en Grande-Bretagne que dans la zone euro”. Vrai. Lire.

    Le Dauphine13 mai 2014, Dauphiné Libéré, Sylvie Goulard veut une Europe plus forte, “pour être à la hauteur de nos ambitions”. Lire.

    Radio Alpes 113 mai 2014, Alpes 1 (radio) Hautes-Alpes, Sylvie Goulard de passage à Gap pour promouvoir une reprise durable. Lire.

    l'essor savoyard7 mai 2014, L’Essor savoyard, “Annecy : la députée européenne Sylvie Goulard en campagne”. Lire.

    Le Dauphine27 avril 2014, Le Dauphiné, “Sylvie Goulard, tête de liste, en campagne”. Sylvie Goulard, eurodéputée sortante MoDem pour le Grand Ouest, elle retrouve sa région d’origine pour cette nouvelle campagne. Lire.

    Le Progres26 avril 2014, Le Progrès, “L’Alternative se veut la seule liste pro européenne”. Elections européennes: Sylvie Goulard, tête de liste de l’Alternative (UDI-MoDem) pour la circonscription Sud-Est, a officiellement lancé sa campagne samedi, le 25 avril 2014 à Montélimar. Lire.

    Nice Matin25 mai 2014, Nice Matin, “Les Députés du Front national ne font rien”. L’Eurodéputée Sylvie Goulard n’est pas tendre avec ses homologues du FN. Elle monte à la défense du soldat euro, souvent décrié. Lire.

    Vaucluse Matin24 avril 2014, Vaucluse Matin, “L’euro-députée Sylvie Goulard “redoute l’abstention”. Lire.

    La Provence24 avril 2014, La Provence, “Sylvie Goulard : Une européenne convaincue à la conquête de l’est”. Lire.

    La Provence23 avril 2014, La Provence, “La tête de liste UDI-Modem ne fait pas de promesses “strass et paillettes”, Lire.

    PélerinMai 2014, Pèlerin, “Soyons des citoyens vigilants”. Lire.

    Le Monde19 mars 2014, Le Monde, L’accord européen sur la faillite ordonnée des banques est insuffisant, Une tribune co-signée avec Jacques de Larosière sur les négociations en cours sur la faillite ordonnée des banques. Lire.

    Les Echos7 février 2014, Les Echos, Union bancaire : il faut dépasser les clivages nationaux ! Un article de Sylvie Goulard qui fait le point sur les enjeux de « l’Union bancaire », et notamment des négociations sur le texte relatif à la création d’une autorité et d’un fonds uniques pour la faillite ordonnée des banques de la zone euro. (banking resolution). Lire.

    Le Figaro3 févier 2014, Le Figaro, “Listes européennes : la sélection des pires” – article de Sylvie Goulard. Lire.

    corriere della sera31 décembre 2013, Corriere della Sera, “Quell’onda populista in arrivo sveglierà i timonieri della Ue”, Sylvie Goulard décrit dans cet article les effets négatifs du populisme anti-européen sur les élections européennes en mai 2014 et sur l’UE en général. Lire en italien.

    corriere della sera13 décembre 2013, Corriere della Sera “L’erreur d’une alliance anti-allemande”, L’idée centrale est de mettre en garde contre les dangers de la montée d’un ressentiment germanophobe qui dissimule mal la volonté d’esquiver ses propres responsabilités. Des erreurs sont commises en Allemagne, les Allemands n’ont pas raison sur tout et il est vrai que leur puissance économique, institutionnelle, fait peser sur l’Europe une tension particulière mais c’est par le dialogue, sans cacher le besoin de réformes chez nous, que nous préserverons le mieux nos intérêts. La guerre des Européens entre eux ne mène nulle part car l’euro est une monnaie commune. Elle nous détourne de la seule bataille qui vaille, celle de la compétitivité de l’Europe face au reste du monde. Lire.

    CFDTNovembre-décembre 2013, CFDT/La Revue, “Vers un nouveau modèle de développement”, Sylvie Goulard aborde dans cet article la nécessité de réfléchir à de nouveaux types de développement plus respectueux de l’homme et de l’environnement. Lire.

    les echos la releve18 novembre 2013, Les Echos, Sylvie Goulard participe à “La Relève”, le numéro spécial des Echos entièrement écrit par des personnalités : une excellente occasion de parler d’Europe. Dans l’article “L’illusion de l’euro faible”, Sylvie Goulard explique en quoi faire baisser l’euro ne peut constituer un remède à long terme. Lire.

    La Tribune15 novembre 2013, La Tribune, “La rigueur et l’humanité”, Sylvie Goulard explique dans cet article la nécessité de cesser de vivre au-dessus de nos moyens, surtout quand les dettes ne financent pas des investissements productifs mais des dépenses de fonctionnement. Lire.

    La Tribune7 novembre 2013, Ouest France, ” L’Église de France à l’heure européenne”, dans cet article Sylvie Goulard explique pourquoi l’Europe a besoin de l’Église. Lire.

    PélerinOctobre 2013, Pélerin, “Contre les extrêmes, le droit et la raison”, dans cet article Sylvie Goulard s’exprime sur la montée du populisme en Europe et les leviers dont on dispose pour contrer les dérives extrémistes. Lire.

    PélerinSeptembre 2013, Pélerin, “Le diable est dans … le téléphone”, dans sa chronique mensuelle pour Pélerin, Sylvie Goulard aborde le sujet de la téléphonie mobile en Europe et déplore l’existence de frais plus élevés pour les appels transfrontaliers. Lire.

    newsring24 septembre 2013, Newsring, “Merkel : cessons d’attendre un changement majeur du côté allemand”, Sylvie Goulard insiste sur deux points importants des résultats des élections allemandes du 22 septembre : la défaite du parti libéral (FDP) et la nécessité pour Mme Merkel de former une coalition probablement avec les sociaux-démocrates (SPD). Lire.

    liberation1er septembre 2013, Libération, “L’impôt mondial sur le capital, une «utopie utile»?”, Sylvie Goulard commente la proposition d’instaurer un impôt mondial faite par l’économiste Thomas Piketty dans son livre Le capital au XXIème siècle. Lire.

    east forumJuillet-août 2013, magazine East, “Demos and democracy”, Sylvie Goulard rappelle dans cet article les étapes d’émergence de la démocratie en Grèce au VIe siècle av. JC et montre ainsi que la diversité des peuples européens n’est pas un obstacle à la construction d’une démocratie européenne. Lire en italien, en anglais.

    sir9 juillet 2013, Servizio Informazione Religiosa, “Servono leader che credono nell’Europa”, interview de Sylvie Goulard dans laquelle elle aborde la question du budget européen. Lire en italien. Lire en anglais.

    pelerinJuillet 2013, Pélerin, “Europe : bagarre à coups de solidarité”, ce mois-ci Sylvie Goulard consacre sa chronique au vote du Parlement européen en faveur d’un Fonds européen d’aide aux plus démunis. Lire.

    Il foglio26 juin 2013, Il foglio, “La Francia e i suoi gusti no global stritolano Barroso”, Sylvie Goulard revient sur les relations entre le gouvernement français et la Commission européenne dans cet article en italien. Lire.

    25 juin 2013, Public Policy, “Verso il consiglio UE, la ‘Golden rule’ divide gli eurodeputati”, Sylvie Goulard s’exprime dans cet article au sujet des négociations sur le budget à la suite du Conseil européen des 27 et 28 juin. Lire.

    La Croix18 juin 2013, La Croix, “Il nous rappelle l’universalité de l’Eglise”, dans cet article publié par La Croix à l’occasion des 100 premiers jours du Pape François, Sylvie Goulard souligne l’engagement du nouveau Pape pour lutter contre la pauvreté. Lire.

    Atlantico16 juin 2013, Atlantico, “C’est pas moi, c’est l’autre (qui a poussé à la fermeture de la télé grecque) : l’Europe finira-t-elle par crever de son incapacité à assumer ses choix ?”, interrogée par Atlantico, Sylvie Goulard s’exprime sur la décision brutale du gouvernement grec de fermer la télévision publique et revient sur les questions de responsabilité dans la gestion de la crise, et le dilemme d’une UE entre souverainetés nationales et union monétaire. Lire.

    Lettera 4313 juin 2013, Lettera 43, “Ue, Sylvie Goulard: Jens Weidmann contro l’euro per vendetta”, dans cette interview en italien Sylvie Goulard s’exprime sur les critiques adressées par Jens Weidmann, président de la Bundesbank, à la Banque centrale européenne. Lire.

    Le PelerinMai 2013, Pélerin, “France-Allemagne torts partagés”, dans sa chronique mensuelle pour Pélerin, Sylvie Goulard se penche ce mois-ci sur le débat France-Allemagne et le rapport de ces deux pays à l’Union européenne. Lire.

    il foglio14 mai 2013, Il foglio quotidiano, “Contratto chiaro, gran coalizione lunga”, comment un Etat peut-il être gouverné par une grande coalition ? Sylvie Goulard tente de répondre à cette question en s’appuyant sur les exemples de coalition que l’on trouve en Europe, en Allemagne plus particulièrement. Lire l’article en italien.

    pelerin18 avril 2013, Pélerin, “C’est la faute à Colbert ?”, dans sa chronique du mois d’avril pour Pélerin Sylvie Goulard s’exprime sur l’affaire Cahuzac. Lire.

    Liberation28 avril 2013, Libération, “Taper sur Berlin est contre-productif”, dans cette interview Sylvie Goulard déplore l’utilisation de la relation franco-allemande à des fins démagogiques nationales. Lire.

    Le Point11 avril 2013, Le Point, “A l’ombre des absentéistes du Parlement européen”, cet article traite du contraste qu’il existe entre les parlementaires français à Strasbourg, où certains s’illustrent par leur absentéisme et d’autres par leur sérieux. Lire.

    ouest-france5 avril 2013, Ouest France, Sylvie Goulard à l’Espace Ouest-France – Rennes, Sylvie Goulard donne son opinion sur la question du siège unique du Parlement européen. Lire.

    Atlantico27 mars 2013, Atlantico, “Capitale Berlin : la crise chypriote achève-t-elle la prise de contrôle de l’Allemagne sur l’Europe ?”, cet article se penche sur la question du poids de l’Allemagne dans la gestion de la crise en Europe, plusieurs points de vue y sont exposés dont ceux de Sylvie Goulard et Jean Quatremer. Lire.

    Le pelerinMars 2013, Pélerin, “Italie : flirt populiste ou crise de régime européen ?”, dans sa première chronique mensuelle pour Pélerin, Sylvie Goulard s’exprime sur les causes de la montée du populisme en Europe, et plus particulièrement en Italie où le mouvement «5 Stelle» de Beppe Grillo a été le grand vainqueur des dernières élections. Lire.

    easy bourse21 mars 2013, Easybourse, “Ma préoccupation est grande concernant la zone euro”, à l’occasion de la sortie du livre de Michel Aglietta et Thomas Brand Un new deal pour l’Europe, Sylvie Goulard s’est exprimée sur les difficultés auxquelles est confrontée la zone euro. Lire.

    Réaction à l’article de Cédric Mathiot paru dans Libération intitulé “Croissance : Sylvie Goulard pas très objective sur les prévisions françaises”

    Cliquez ici pour lire l’article.

    Cher Monsieur Mathiot,

    Votre article “Croissance : Sylvie Goulard pas très objective sur les prévisions françaises” appelle de ma part les commentaires suivants ou, si vous me permettez, un peu de désintox de votre désintox / intox. En annexe (cliquez ici pour lire l’annexe), vous trouverez les éléments factuels que je n’étais pas en mesure de vous transmettre vendredi soir, vu l’heure de votre appel.

    Je ne considère pas les projections françaises comme « gonflées » mais comme exagérément optimistes.

    En vertu du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance, les États membres de la zone euro préparent des programmes annuels de stabilité comportant notamment un objectif budgétaire à moyen terme qui, seul, garantit la viabilité durable des finances publiques ; c’est la trajectoire qui compte et à laquelle je faisais allusion, peut-être de manière lapidaire, mais dans une émission grand public comme Mots Croisés, il est difficile d’entrer dans des détails techniques. Les tableaux 1 et 2 en annexe démontrent que les programmes de stabilité français n’ont jamais correctement prévu la croissance moyenne sur longue durée (4 ans) : tous l’ont même surestimée.

    Or afficher invariablement des prévisions trop optimistes conduit en pratique à des dérapages budgétaires. Quel gouvernement fera-t-il jamais des réformes difficiles s’il laisse entendre que tout ira mieux demain, de manière indolore ? D’ailleurs trop souvent – et qu’elle qu’en soit la cause – notre pays n’a finalement pas tenu ses engagements.

    J’attire aussi votre attention sur le fait qu’avec les croissances assez faibles que nous connaissons, des variations même mineures en pourcentage peuvent en réalité aboutir à des différences importantes. Au-delà des divergences techniques, il en va de notre crédibilité vis-à-vis des autres pays européens, de la BCE et de la Commission et des marchés financiers.

    Je reste à votre disposition pour continuer cet échange si vous le désirez en espérant que la prochaine fois où je vous répondrai en soirée le vendredi, je ne serai pas piégée.

    Sylvie Goulard

    Rencontres franco-allemandesJanvier-février-mars 2013, Rencontres franco-allemandes, “50 ans après, à quoi bon la coopération franco-allemande ?”, à l’occasion du cinquantenaire de la signature du Traité de l’Elysée, Sylvie Goulard revient sur le rôle de la coopération franco-allemande dans la construction européenne et son évolution. Lire.

    liberation14 mars 2013, Libération, “Zone euro : les Etats contre la démocratie”, article au sujet du manque de démocratie dans la gestion de la crise en Europe. Lire.

    Mediaparte7 mars 2013, Mediapart, “De l’a-démocratie en Europe”, Analyse intéressante de la situation actuelle en Europe. Lire.

    Frankfurter Allgemeine6 mars 2013, Frankfurter Allgemeine, “Vorwärtsverteidigung ohne Zweifel”, Article sur le dernier livre de Sylvie Goulard co-écrit avec Mario Monti, De la Démocratie en Europe. Lire.

    Policy Network27 février 2013, Policy Network, “Europe in Search of a New Settlement”, Publication sur l’avenir de l’Europe à laquelle Sylvie Goulard a contribué. Lire.

    The Economist15 février 2013, The Economist, “No to EUsterity: The European Parliament threatens to veto a hard-won budget”. Lire.

    la stampa31 janvier 2013, Europolitique, “Mario Monti pour un langage cohérent sur l’Europe”. Lire.

    la stampa31 janvier 2013, La Stampa, “Monti, il debito e la nuova Agorà”, Retour sur la grande soirée débat avec Sylvie Goulard et Mario Monti à Bozar, à Bruxelles. Lire.

    le soir30 janvier 2013, Le Soir, “Succès de foule à Bozar pour Mario Monti”, Sylvie Goulard et Mario Monti ont fait salle comble pour leur débat sur la démocratie en Europe. Lire.

    Financial Times21 janvier 2013, Financial Times, “Nationalism is a virus, federalism the cure”, Article sur “De la Démocratie en Europe”, le dernier livre de Sylvie Goulard et Mario Monti. Lire.

    le taurillon20 janvier 2013, Le Taurillon, “De la démocratie en Europe, par Mario Monti et Sylvie Goulard”. Lire.

    Il Foglio5 janvier 2013, Il Foglio, “Evviva i technocrati !”, Article de Sylvie Goulard. Lire (en italien).

    Il Mattino5 janvier 2013, Il Mattino, “Mario sempre british e rock ma l’agenda la detta comunque l’UE”, Article de Sylvie Goulard. Lire (en italien).

    Retrouvez les articles et interviews de

    2012

    2009 à 2011

    2008

    2000 à 2007.

  • France Culture : L’équipe “Juncker”, plus politique moins technocratique… et après ?

    France Culture : L’équipe “Juncker”, plus politique moins technocratique… et après ?

    Certaines nominations laissent présager un recul de l’ambition européenne ; d’autres, au contraire, sont le signe d’une Europe plus forte. Quels sont les défis de cette nouvelle Commission ? Quels objectifs son Président Jean-Claude Juncker s’est-il fixé et comment s’est-il donné les moyens de réussir ? Enfin, quelle Europe se prépare pour les 5 années à venir ?Invités : Sylvie Goulard, eurodéputée centriste, ADLE Yannick Jadot, eurodéputé écologiste

    Sylvie Goulard

  • Euractiv : Sylvie Goulard : on ne peut pas avoir une Commission de “vieux messieurs blancs !”

    Euractiv : Sylvie Goulard : on ne peut pas avoir une Commission de “vieux messieurs blancs !”

    Sylvie Goulard est député européenne, membre du groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe.

    Le processus de nomination de la nouvelle Commission s’accélère. Qu’en pensez-vous ?

    Les gouvernements  (pas seulement en France) nomment chacun un « représentant national», séparément, souvent pour des raisons internes; cela montre qu’ils n’ont aucun sens du collectif. Ils font comme s’ils nommaient des ambassadeurs à Bruxelles ! Or ce dont on a besoin c’est d’une Commission indépendante, une équipe européenne, compétente avant tout. Avec un casting qui respecte certains principes, comme la parité homme/femmes.

    Si chaque pays choisit qui il veut, unilatéralement, il y a peu de probabilités pour qu’il y ait 14 hommes et 14 femmes. Voilà comment on en arrive à avoir 4 femmes proposées contre 20 hommes (à ce jour).

    La question n’a pas l’air de préoccuper outre mesure les chefs d’État européens…

    Pourtant, ce n’est pas une question anecdotique. Le droit européen prône l’égalité. On impose aux entreprises des quotas obligatoires de femmes dans les conseils d’administration des entreprises par exemple. Nos dirigeants sont rétrogrades. Et je crois fondamentalement qu’avec la crise économique, avec l’euroscepticisme montant, il faut que la Commission « ressemble » plus à la société.

    On ne peut pas avoir une Commission composée uniquement de « old white males », « vieux messieurs blancs » comme on dit en anglais ; d’ailleurs il ne faudrait pas une Commission composée seulement de femmes. Le souci de la diversité permettra aussi d’élargir le vivier de recrutement.

    Comment contourner ce problème ?

    Je fais une proposition, c’est que Monsieur Juncker demande à chaque État de lui envoyer un second candidat qui ne soit pas du même sexe que le premier, ce qui facilitera la composition d’une bonne équipe. C’est aussi une méthode élégante, ce n’est pas insultant vis-à-vis des candidats qui ont été proposés, c’est simplement la prise en compte d’un problème sérieux.

    L’idée d’attribuer à deux femmes les postes de haut représentant et de président du Conseil compenserait-elle le manque de femmes à la Commission ?

    Non c’est une idée absurde. On essaie de compenser les conséquences d’une méthode absurde pour arriver à un résultat encore plus absurde…C’est injuste envers les hommes. Je ne vois pas pourquoi on devrait reprocher à certains hommes qui sont peut-être plus compétents que les femmes retenues d’être…un homme. La seule méthode satisfaisante est de travailler sur l’équipe, avec des femmes qui ont des portefeuilles importants ET des hommes qui ont des portefeuilles importants.

    Ce n’est pas un combat des femmes contre les hommes, c’est la défense d’une certaine conception de la société.

    Est-ce qu’un collège de Commissaires très masculin passera devant le Parlement européen ?

    Plusieurs groupes politiques, dont le mien – ALDE – , et le président du Parlement Martin Schulz ont dit qu’ils ne soutiendraient pas un tel collège.

    Le groupe ALDE est a priori nécessaire pour faire la majorité, et il demande une vraie représentation des femmes. Cette préoccupation est présente au PPE, chez les socialistes et bien sûr chez les Verts.

    La France avance l’argument du passé, en évoquant le fait que des femmes ont déjà été nommées commissaires pour la France, alors que d’autres pays n’ont jamais nommé de femmes…

    Les autorités françaises n’ont pas lu Kant. L’impératif catégorique consiste à comprendre que pour atteindre un objectif collectivement, chacun doit y oeuvrer. Nous sommes en 2014, et la question de la représentation des femmes doit être intégrée par tous les acteurs qui prennent une décision concernant la future Commission, en 2014.

    En outre, Mme Cresson ayant fait chuter la Commission Santer en 1999, en raison d’inélicatesses dans son cabinet, l’argument n’est pas de bon goût. La France n’a pas de stratégie d’influence vis-à-vis de l’Europe. Pour les commissaires comme pour la représentation au Parlement européen : la compétence n’est que trop rarement décisive. Nous n’envoyons pas à Bruxelles ceux qui peuvent peser le plus sur les choix européens. Cela revient à se tirer une balle dans le pied.

    Propos recueillis par Aline Robert

  • Sylvie Goulard : “La classe politique impose aux autres ce qu’elle ne veut pas s’appliquer à elle-même”

    Sylvie Goulard : “La classe politique impose aux autres ce qu’elle ne veut pas s’appliquer à elle-même”

    La future Commission européenne ne devrait comporter qu’un tiers de femmes sur ses 28 membres. L’eurodéputée Sylvie Goulard dénonce l’hypocrisie des pays qui adoptent des lois de quotas de femmes en entreprise mais rechignent à en faire leurs candidates.

    Seulement neuf femmes sur vingt-huit commissaires à la tête de l’Union Européenne (UE). Avec ce tiers laborieux, la nouvelle Commission européenne n’est pas égalitaire, pour sûr. Mais la catastrophe a été évitée de justesse : il y a encore une semaine, elles n’étaient que quatre à avoir été présentées parmi tous les candidats des pays membres. Il a fallu que le Parlement européen menace de ne pas valider la nouvelle Commission lors du vote d’investiture et que Jean-Claude Juncker, futur président de la Commission européenne, implore les chefs d’Etat pour obtenir des efforts. Les meubles sont sauvés : neuf femmes, c’est autant que la précédente Commission. On ne régresse… ni ne progresse. C’est la conclusion que tire l’eurodéputée Sylvie Goulard, membre de l’Alliance des démocrates et libéraux en Europe (ALDE), symbole à elle seule de la pertinence des femmes en politique. Désignée meilleure eurodéputée française par le journal L’Opinion, l’ancienne conseillère politique de Romano Prodi ne cesse d’œuvrer pour que l’Europe ne soit plus perçue comme cette lourde nébuleuse institutionnelle. Très loin du règne des têtes vieilles et blanches.

    Interview de Sylvie Goulard par Par Lucile Quillet – Madame Figaro 5 septembre 2014

    LeFigaro.fr/madame.– Trouvez-vous la nouvelle Commission « équilibrée » ?
    Sylvie Goulard. – Il me semble qu’avec la parité, si les mots ont un sens, il y aurait dû avoir 14 femmes… Elles sont neuf. En 2014, ça paraît peu tout de même. Quelques jours plus tôt, elles n’étaient que quatre, c’était indécent ! Neuf, c’est le même nombre que dans la précédente Commission, il n’y a eu aucun progrès.

    Pourquoi si peu de femmes ?
    Il faut déjà dénoncer cet argument ridicule qui avance qu’il n’y a « pas assez de femmes compétentes ». Le média Europolitics a publié une liste de 70 femmes compétentes au sein des 28 pays membres, qui auraient pu être nommées. Le problème est que nous sommes toujours dans un système de cooptation d’hommes politiques nationaux. Les chefs d’Etat pensent qu’il ne faut désigner que des anciens ministres. On auto-restreint le vivier possible de commissaires en puisant toujours dans ces cercles nationaux où les hommes dominent. Nous avons un vrai problème d’ouverture à la modernité : aucun pays n’a désigné quelqu’un issu de l’immigration pour candidat. Pourtant cela aurait eu une certaine allure de mettre en avant des gens différents, surtout après les dernières élections européennes. La commission ne ressemble pas à la population.

    Il n’existe aucun critère contraignant pour choisir le candidat de chaque pays…
    Non. Le chef d’Etat choisit son commissaire seul, de façon aléatoire, sans consulter les autres membres. Les pays qui s’honorent d’être « de grands pays pour l’Europe », comme l’Allemagne ou la France, ne font pas en fonction de la parité. Ils considèrent que c’est aux autres de s’en charger ! C’est très révélateur du manque d’esprit d’équipe dont souffre l’Union européenne. Pourtant, ces mêmes pays ont adopté des lois sur des quotas de femmes en entreprise. On a l’impression d’une classe politique qui impose aux autres des principes qu’elle ne veut pas s’appliquer à elle-même.
    Pas de raison que les femmes aient de petits portefeuilles

    Avec plusieurs autres eurodéputés, vous avez proposé que chaque membre de l’UE soumette deux candidats, un homme et une femme, laissant au président de la Commission le choix final. Qu’en pense Jean-Claude Juncker ?
    Il n’a pas voulu aller jusque-là. Cette proposition était constructive et permettait de veiller et coordonner en amont que l’ensemble des commissaires soit paritaire. La menace des députés de ne pas valider la nouvelle Commission lors du vote du Parlement a fait pression. Tout l’exercice aurait pu capoter. Les pays moins peuplés comme le Danemark, la Suède ou la République Tchèque étaient parmi les derniers à désigner leur candidat : ils ont donc opté pour des femmes.

    Allez-vous donc approuver cette nouvelle formation avec seulement un tiers de femmes lors du vote d’investiture ?
    Très sincèrement, je n’en sais rien. Nous faisons face à un contexte très difficile, entre le conflit en Ukraine et la crise économique. J’aurais souhaité que le déséquilibre entre hommes et femmes soit resorbé mais il ne faut pas faire le fanfaron. Et puis il va y avoir les auditions de chacun des 28 candidats. Si un homme n’est pas assez compétent, nous allons demander à ce qu’il soit remplacé par une femme. La parité est un combat de longue haleine. Il faut se demander quel levier on peut actionner de façon constructive. Il ne s’agit pas de favoritisme et encore moins d’une guerre contre les hommes !

    La candidate italienne, Federica Mogherini, est nommée aux Affaires étrangères, l’un des plus importants portefeuilles européens. Doit-on s’attendre à ce que les huit autres femmes ne se partagent les miettes ?
    Nous aurons la réponse lundi mais Jean-Claude Juncker a fait des déclarations dans le sens inverse. Il n’y a pas de raison qu’elles n’aient que des portefeuilles secondaires.

    Certains ont remis en question la nomination de la candidate de Matteo Renzi vu son manque d’expérience. Qu’en pensez-vous ?
    Comme Federica Mogherini le dit elle-même : elle est plus vieille que le premier ministre italien ! Notre société a tort de ne pas faire confiance aux gens jeunes. C’est la première fois que la génération Erasmus arrive au pouvoir, cela incarne quelque chose. Donnons-lui sa chance.
    “La parité n’est pas irréversible”

    Depuis 2009, vous siégez au Parlement européen, qui comporte 37% de femmes. Êtes-vous parfois victime du sexisme ?
    J’estime qu’il n’y a pas de discrimination au Parlement, on est jugé sur nos performances, nos compétences, notre travail et notre assiduité. Je ne fais pas dans la victimisation, les gens ont mieux à faire que de se plaindre pour casser les barrières à l’entrée.

    Vous étiez conseillère de l’ancien président de la commission européenne, Romano Prodi, au début des années 2000. La parité est-elle déjà un sujet en soi ?
    Oui. On avait beaucoup ri une fois : Romano m’avait dit qu’il était fier d’avoir près d’un tiers de femmes commissaires. Je lui avais répondu qu’un tiers n’était pas la parité, c’est resté. De façon générale, on évolue dans le bon sens mais il faut recommencer le combat à chaque fois, vu que les nominations se font au hasard. La parité n’est pas irréversible, d’où l’importance de règles fixes.

    Verra-t-on un jour une femme à la présidence de la commission européenne ?
    Mais bien sûr ! Il faut d’autres profils : des mères, des gens issus de la diversité, des handicapés… L’Union Européenne, c’est une série de combats de fonds, même si l’on parle plus souvent des changements institutionnels. Nous avons besoin de gens différents. Il y a des tas de femmes capables de gouverner. Regardez Angela Merkel. Il me semble qu’elle ne s’en sort pas trop mal, tout de même. Non ?

  • Article de Sylvie Goulard

    Article de Sylvie Goulard

    Faut-il « politiser » l’Union européenne ? Au nom de la démocratie, nos dirigeants en sont convaincus. Lorsque avant le dernier Conseil européen, François Hollande a réuni les socialistes européens à Paris, tandis qu’Angela Merkel, de son côté, coordonnait les conservateurs, c’est bien le signal qui a été donné. Ce n’est pas forcément un progrès.

    La politisation nuit au leadership franco-allemand, dont la vertu consiste justement à rapprocher deux pays que tout oppose : l’organisation politique, les conceptions économiques, les priorités géopolitiques. En regard de ces données de long terme, l’orientation politique du moment est contingente. Le chancelier Helmut Kohl (chrétien-démocrate) et le président François Mitterrand (socialiste) appartenaient à des camps opposés. C’est en surmontant leurs divergences qu’ils ont acquis leur stature. Quand François Mitterrand a pris la parole au Bundestag sur les euromissiles, il n’a pas tenu un discours partisan. La création de l’euro a aussi exigé des compromis entre Bonn et Paris. Rétrospectivement, il aurait même mieux valu rapprocher plus encore les cultures monétaires des deux pays.

    Des responsables politiques de toutes tendances attendent une implication plus forte de la France en Europe, comme l’a rappelé Ana Palacio, du Parti populaire espagnol, lors de la dernière université d’été du Medef. En limogeant, récemment, les ministres qui avaient pris « la droite allemande » pour cible, François Hollande a prouvé qu’il était conscient de l’enjeu. Mais il faudrait aller plus loin. Le francoallemand est au point mort. Pour les jeunes, les commémorations, si émouvantes soient-elles, sont moins motivantes que des projets d’avenir autour des nouvelles technologies, de la coopération avec le Sud ou encore de l’environnement par exemple. Un « service minimum » a permis, dans la crise, d’éviter le pire. Un travail technique, méritoire, continue d’être effectué par les administrations. Le sentiment d’une vision européenne partagée n’en a pas moins disparu. Et ce n’est pas l’insistance sur ce qui nous sépare qui aidera à ce que nous nous sentions unis… Aplanir les différences, au service de l’Europe entière et des générations à venir, en élaborant des positions communes avant chaque Conseil européen, voilà une tâche infiniment plus importante, pour les dirigeants français et allemands, qu’une politisation en trompe-l’œil.

    « Politiser », c’est oublier que l’UE est inachevée. C’est laisser entendre qu’elle serait déjà ce que personne n’a voulu qu’elle soit. Pourquoi faire croire qu’elle est une entité dotée de pouvoirs souverainement exercés à Bruxelles, décidant en fonction de choix politiques partisans ? Il serait plus honnête d’admettre qu’elle constitue une remarquable communauté de droit, un cadre juridique utile, mais hélas insuffisant, otage des compromis entre Etats. D’où l’importance de parachever l’Europe politique sans laquelle l’UE restera privée des marges d’action discrétionnaires propres à une communauté politique, comme d’ailleurs, de crédibilité externe.

    Enfin, la volonté de « politisation » se heurte à l’absence de majorité claire au Parlement européen qui oblige les députés de droite, de gauche et du centre à s’entendre. Au lieu d’aller dans le sens des anti-européens, prompts à dénoncer ce qu’ils appellent une collusion, mieux vaudrait assumer l’existence d’une responsabilité partagée. Ainsi, c’est parce que les nominations des commissaires devront être avalisées par une majorité de députés européens de tendances différentes, qu’il ne sert à rien d’exacerber les divisions. Les citoyens sont assez adultes pour comprendre qu’il n’existe pas une seule forme de démocratie, celle de la confrontation stérile d’un camp contre l’autre. Lassés des postures de la classe politique, ils attendent des résultats. Une démocratie de coopération, même si elle n’est guère dans la tradition française, paraît plus souhaitable.