Catégorie : Médias

Les différentes interventions de Sylvie Goulard dans les médias

  • On ne peut pas avoir une Commission de “vieux messieurs blancs !”

    On ne peut pas avoir une Commission de “vieux messieurs blancs !”

    Euractiv, On ne peut pas avoir une Commission de “vieux messieurs blancs !”

    Sylvie Goulard est député européenne, membre du groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe.

    Le processus de nomination de la nouvelle Commission s’accélère. Qu’en pensez-vous ?

    Les gouvernements (pas seulement en France) nomment chacun un “représentant national”, séparément, souvent pour des raisons internes; cela montre qu’ils n’ont aucun sens du collectif. Ils font comme s’ils nommaient des ambassadeurs à Bruxelles ! Or ce dont on a besoin c’est d’une Commission indépendante, une équipe européenne, compétente avant tout. Avec un casting qui respecte certains principes, comme la parité homme/femmes.

    Si chaque pays choisit qui il veut, unilatéralement, il y a peu de probabilités pour qu’il y ait 14 hommes et 14 femmes. Voilà comment on en arrive à avoir 4 femmes proposées contre 20 hommes (à ce jour).

    La question n’a pas l’air de préoccuper outre mesure les chefs d’État européens…

    Pourtant, ce n’est pas une question anecdotique. Le droit européen prône l’égalité. On impose aux entreprises des quotas obligatoires de femmes dans les conseils d’administration des entreprises par exemple. Nos dirigeants sont rétrogrades. Et je crois fondamentalement qu’avec la crise économique, avec l’euroscepticisme montant, il faut que la Commission “ressemble” plus à la société.

    On ne peut pas avoir une Commission composée uniquement de “old white males”, “vieux messieurs blancs” comme on dit en anglais ; d’ailleurs il ne faudrait pas une Commission composée seulement de femmes. Le souci de la diversité permettra aussi d’élargir le vivier de recrutement.

    Comment contourner ce problème ?

    Je fais une proposition, c’est que Monsieur Juncker demande à chaque État de lui envoyer un second candidat qui ne soit pas du même sexe que le premier, ce qui facilitera la composition d’une bonne équipe. C’est aussi une méthode élégante, ce n’est pas insultant vis-à-vis des candidats qui ont été proposés, c’est simplement la prise en compte d’un problème sérieux.

    L’idée d’attribuer à deux femmes les postes de haut représentant et de président du Conseil compenserait-elle le manque de femmes à la Commission ?

    Non c’est une idée absurde. On essaie de compenser les conséquences d’une méthode absurde pour arriver à un résultat encore plus absurde…C’est injuste envers les hommes. Je ne vois pas pourquoi on devrait reprocher à certains hommes qui sont peut-être plus compétents que les femmes retenues d’être… un homme. La seule méthode satisfaisante est de travailler sur l’équipe, avec des femmes qui ont des portefeuilles importants ET des hommes qui ont des portefeuilles importants.

    Ce n’est pas un combat des femmes contre les hommes, c’est la défense d’une certaine conception de la société.

    Est-ce qu’un collège de Commissaires très masculin passera devant le Parlement européen ?

    Plusieurs groupes politiques, dont le mien – ALDE – , et le président du Parlement Martin Schulz ont dit qu’ils ne soutiendraient pas un tel collège.

    Le groupe ALDE est a priori nécessaire pour faire la majorité, et il demande une vraie représentation des femmes. Cette préoccupation est présente au PPE, chez les socialistes et bien sûr chez les Verts.

    La France avance l’argument du passé, en évoquant le fait que des femmes ont déjà été nommées commissaires pour la France, alors que d’autres pays n’ont jamais nommé de femmes…

    Les autorités françaises n’ont pas lu Kant. L’impératif catégorique consiste à comprendre que pour atteindre un objectif collectivement, chacun doit y oeuvrer. Nous sommes en 2014, et la question de la représentation des femmes doit être intégrée par tous les acteurs qui prennent une décision concernant la future Commission, en 2014.

    En outre, Mme Cresson ayant fait chuté la Commission Santer en 1999, en raison d’inélicatesses dans son cabinet, l’argument n’est pas de bon goût. La France n’a pas de stratégie d’influence vis-à-vis de l’Europe. Pour les commissaires comme pour la représentation au Parlement européen : la compétence n’est que trop rarement décisive. Nous n’envoyons pas à Bruxelles ceux qui peuvent peser le plus sur les choix européens. Cela revient à se tirer une balle dans le pied.

    Propos recueillis par Aline Robert

  • Kant et les Autruches

    Kant et les Autruches

    Peut-on se dire favorable à un objectif et ne rien faire pour qu’il soit atteint? Ce n’est pas le dernier sujet de philosophie au baccalauréat mais l’une des questions clés pour l’avenir de l’Europe, que nos dirigeants affronteront ce soir, lors du Conseil européen.

    Comme cela semble naturel en 2014, Jean-Claude Juncker, le nouveau Président de la Commission européenne, a exprimé le vœu de diriger une équipe comptant un nombre équilibré d’hommes et de femmes. Cela suppose qu’une bonne douzaine d’États membres proposent des candidates sérieuses (27 postes restant à pourvoir). Il ne s’agit pas d’une formalité : de nombreux députés européens font du respect de la parité,une condition de leur vote de confiance à la Commission. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, socialiste, a lui-même affirmé que sans parité, le collège risquait d’être rejeté.

    À l’exception de l’Italie, la plupart des États qui se prétendent « grands » paraissent décidés à ne proposer que des hommes. Le Royaume-Uni a déjà désigné Lord Hill. En Allemagne, en France, ce sont des candidats qui semblent favoris. Cela signifie-t-il que l’effort doit porter sur les seuls « petits » pays?Et, sans vouloir faire de peine à Matteo Renzi, faut-il conforter l’idée que le poste de Haut Représentant est « réservé aux femmes » alors que les grandes capitales ont systématiquement mis des bâtons dans les roues de Mme Ashton, vidant son portefeuille d’une partie de sa substance ?

    Cette attitude est non seulement machiste et rétrograde mais elle est dangereuse. Elle consiste à faire l’autruche au lieu de prendre sa part de la responsabilité collective.

    Elle montre combien nos dirigeants ont du mal à travailler en équipe. Transposée aux questions de changement climatique, de réduction de la dette ou de partage du fardeau des demandeurs d’asile, elle fait frémir : elle signifierait en effet que la dérobade est érigée en principe de gouvernement.

    Au baccalauréat, on attendrait du candidat qu’il mentionne Kant et son “impératif catégorique” en vertu duquel chacun doit considérer le bien commun comme dépendant de son action individuelle. Le sens des responsabilités invite à contribuer activement à un objectif qu’on affiche. En pratique, une bonne solution consisterait, pour chaque pays, à proposer à Jean-Claude Juncker au moins un homme et une femme. L’enjeu est aujourd’hui la parité, il pourra être encore plus vital demain. Les grands pays sont-ils des leaders ou des passagers clandestins ?

  • La grande interview

    La grande interview

    Inforadio RBB, Das grosse Interview – la grande interview (en allemand). Suite à sa réélection au PE, Sylvie Goulard est l’invitée de la grande interview, elle analyse les résultats en France et la situation politique actuelle en Europe.

  • Frankreichs Seelenlage Das Land leidet am Brigitte-Bardot-Syndrom

    Frankreichs Seelenlage Das Land leidet am Brigitte-Bardot-Syndrom

    Frankfurter Allgemeine Zeitung

    Pour ceux qui lisent l’allemand : la FAZ dresse un excellent et terrible portrait de la France qui, selon l’auteur, ressemble à Brigitte Bardot : elle a incarné le succès, la liberté la grâce et s’est désormais repliée sur la haine et le Front National…

    Frankreichs Seelenlage Das Land leidet am Brigitte-Bardot-Syndrom

    Zurückgezogen von der Welt, verbittert, voller Hass gegen die Anderen und voller Bewunderung für den Front National: Wie die einstige Filmdiva nach wie vor Frankreich symbolisiert – und warum das nicht gut ist.

    von Olivier Guez, Paris

    Seit dem vergangenen Sonntag denke ich öfter mal an Brigitte Bardot. Nicht wegen ihrer öffentlich bekundeten Sympathie für den Front National, das ist ihr Recht und interessiert mich nicht weiter, sondern weil ihre Entwicklung mir wie eine Metapher für den Weg erscheint, den Frankreich im letzten halben Jahrhundert zurückgelegt hat.

    Es gab einmal eine Zeit, da verkörperte Brigitte Bardot die Moderne und die emanzipierte Frau; ihr Körper, ihre Sexualität, ihre vergänglichen Liebesbeziehungen waren Mythen des Alltags und BB, ein Symbol des Frankreichs der 1960er Jahre, eine strahlende und großzügige Marianne, avantgardistisch, aufregend und begehrenswert, frei und heiter. Doch eines schönen Tages im Jahr 1973, mit nicht einmal vierzig Jahren, schmiss Brigitte Bardot alles hin.

    Seither lebt sie zurückgezogen in ihrem Anwesen in Saint-Tropez, umgeben von Tieren. Brigitte Bardot hat der Welt den Rücken gekehrt, einer Welt, vor der sie Angst hat, die sie nicht mehr versteht und gegen die sie regelmäßig anstänkert: gegen die Homosexuellen, gegen die Muslime, gegen die Vermischung, gegen die Öffnung der Grenzen, gegen den Eintopf der Globalisierung.

    Nicht zu umgehen und sehr verführerisch

    Deshalb musste ich am Morgen nach dem heftigen nationalen Wahlrausch mit einem entsprechenden Kater an Brigitte Bardot denken. Ihr Rückzug aus der Welt und ihre Verbitterung stehen für einen Gemütszustand, den des heutigen Frankreichs, das gegenwärtige Verhältnis der Franzosen zur Welt, eines Volkes, das sich verängstigt immer stärker auf sich selbst zurückzieht. Brigitte Bardot enthüllt recht gut den nationalen Zeitgeist, einmal den der Zeit vor fünfzig Jahren, als sie mit Jean-Luc Godard „Die Verachtung“ drehte, und den heutigen, weniger glanzvollen und sehr beunruhigenden, in dem die neonationalistischen Schimären des Front National eine wachsende Zahl von Franzosen verführen.

    Man muss sich vergegenwärtigen, dass Frankreichs Rolle in der Welt einmal eine andere war, übrigens auch in jenem Land, auf das wegen der WM nun alle blicken: Am 14. Juli 1890 waren öffentlichen Gebäude und Privathäuser in Rio de Janeiro mit französischen Fahnen geschmückt. Während der gesamten ersten brasilianischen Republik (1889 bis 1930) wurde der Sturm auf die Bastille dort als Symbol der Weltrevolution offiziell gefeiert. In aller Welt, von Brasilien bis nach Rumänien, war Frankreich zwei Jahrhunderte lang, von der Revolution bis zum Fall der Berliner Mauer, die Brigitte Bardot der Nationen.

    Ein Star und eine Diva, universell, narzisstisch, zuweilen entnervend, aber nicht zu umgehen und verführerisch, im Mittelpunkt der Welt. Mit der Erhebung der Herrschaft des Volkes und der Menschenrechte zu Archetypen der Moderne eröffnete das revolutionäre Frankreich ein neues Paradigma der Geschichte. Freiheit, Gleichheit, Brüderlichkeit – verbunden mit einem staatlichen Laizismus. Dieses Paradigma besiegelte die Herrschaft des Politischen und des Staates. Interpretiert und der Zeit wie auch den regionalen Gegebenheiten angepasst, gelegentlich auch verbogen, bildete es doch den Bezugspunkt für Generationen von Demokraten in aller Welt, die Französisch lernten und nach Paris kamen, sobald sie es konnten.

    Die weltweite Entwicklung wird als Kränkung erlebt

    Seit dem Fall der Berliner Mauer beherrscht ein anderes, von den angelsächsischen Ländern inspiriertes Paradigma die Welt. Die multikulturelle Marktgesellschaft triumphiert. Mit seiner Orientierung am Sozialstaat, den es nicht zu reformieren vermag, schwimmt Frankreich gegen den Strom und koppelt sich ab. Es bildet nicht mehr den Mittelpunkt der Welt, und weil Deutschland wiedervereinigt ist und sich tiefgreifend modernisiert hat, wird Europa niemals mehr ein großes Frankreich sein.

    Die Brigitte Bardot der Nationen kommt mit ihrem Altern nur schlecht zurecht. Nervös und im Unfrieden mit seiner Zeit, schottet Frankreich sich ab und kehrt der Welt den Rücken. Es träumt davon, sich hinter seine Grenzen zurückziehen zu können wie Brigitte Bardot in ihre Villa an der Côte d’Azur. Wie kein anderes Volk verachten die Franzosen die Globalisierung und machen sie für alle Übel verantwortlich, unter denen das Land leidet – im April 2012 glaubten 82 Prozent von ihnen, sie sei schädlich für die Beschäftigung. Ängstlich und misstrauisch, resigniert oder erzürnt wie die Bretonen während des ganzen Herbstes erleben sie die weltweite Entwicklung als Enteignung und narzisstische Kränkung.

    Die Krise, die Frankreich seit mehreren Jahren erlebt, ist nicht nur wirtschaftlicher, sondern auch psychologischer und zivilisatorischer Natur. Im Inneren wie nach außen hat Frankreich kein Gemeinschaftsprojekt und keine universelle Botschaft mehr. Es ist nicht mehr der Gärtner der Menschheit, und die Franzosen, die sich als Nabel der Welt empfanden, die von der Geschichte und der Geographie so lange umworben wurden, können sich noch nicht damit abfinden. Sie möchten sich verbarrikadieren: Der Front National ist die stärkste Partei Frankreichs.

    Die Zukunft birgt keine Hoffnungen mehr, sondern nur noch reale oder eingebildete Gefahren. Frankreich fühlt sich nicht wohl in seiner Haut, es grummelt und meckert und dreht sich im Kreise. Frankreich mit seinen inzwischen zahllosen Prozessen wegen Islamfeindlichkeit, Homophobie, Europafreundlichkeit und Hexerei jeglicher Art leidet am Brigitte-Bardot-Syndrom.

  • Sylvie Goulard débat au Grand Soir 3

    Sylvie Goulard débat au Grand Soir 3

    France 3, Sylvie Goulard débat au Grand Soir 3

    Sylvie Goulard Invitée au débat du GrandSoir3 du 21 mai : Pédagogie sur la dette et les finances publiques, la règle des 3%, on ne la respecte pas pour faire plaisir à Bruxelles, mais pour nos enfants !

  • Soyons des citoyens vigilants

    Soyons des citoyens vigilants

    Mai 2014, Pèlerin

    Soyons des citoyens vigilants

    LA DÉMOCRATIE est décriée. Les partis ont mauvaise réputation. À certains égards, la colère des citoyens est justifiée : les politiques publiques, la lutte contre le chômage, par exemple, ne sont pas assez efficaces.

    Dans ce contexte, le manque de scrupules de certains élus, qu’ils soient désinvoltes ou notoirement corrompus, est intolérable Quand ces griefs sont fondés, la colère populaire se conçoit. Les dirigeants des partis devraient prendre beaucoup plus au sérieux les dérives, écarter fermement ceux qui dérapent et s’atteler à élever le niveau d’expertise Mais la démocratie suppose aussi des citoyens vigilants et actifs, prêts à faire des efforts.

    D’abord, un effort de discernement. L’amalgame n’apporte rien et chacun connaît des élus probes et dévoués, de tous bords, qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie à faire vivre « la cité ».

    Ensuite, un effort d’honnêteté. Les bons scores, voire la réélection dès le premier tour, de responsables politiques englués dans des pratiques clientélistes ou ayant, par le passé, montré leur inefficacité, prouve que certains électeurs sont pétris de contradictions. Leur vote encourage ce qu’ils feignent de réprouver.

    Quand, en Allemagne, la seule évocation d’un conflit d’intérêt mineur ou la découverte d’un plagiat dans une thèse de doctorat, mettent fin à une carrière politique, pourquoi tant de complaisance dans notre pays envers des individus qui ne la méritent pas ? Enfin, un effort de sérieux sur le fond Chaque scrutin a sa fonction. Les élections européennes, pas plus que les municipales, ne devraient être l’occasion de sanctionner ou d’encenser le président de la République. Et les programmes comptent.

    Attention aux solutions miracles! Sortir de l’euro pour ramener la croissance ; fermer les frontières pour être prospère ; rejeter tout accord commercial avec les Américains pour préserver notre « modèle ». Cette approche ignore la complexité du monde. Le vote protestataire soulage la colère maîs nsque de mener le pays dans le mur La démocratie mente mieux. Le suffrage universel est une conquête extraordinaire qui fait régner une égalité dont nos sociétés comptent peu d’exemples • qu’on soit riche ou pauvre, puissant ou inconnu, homme ou – depuis peu – femme, chacun exprime une opinion qui a le même poids. Mais la contrepartie devrait être un plus grand sen des responsabilités. Les électeurs ont les élus qu’ils choisissent…

    *Dernier ouvrage paru “Europe : amour ou chambre a part ?” Ed Flammarion/café Voltaire.

  • Merci à tous les électeurs

    Merci à tous les électeurs qui m’ont fait confiance, merci aux colistiers et à l’équipe de terrain, ainsi qu’aux responsables UDI MODEM et militants qui ont permis ce résultat.

    L’Europe a besoin d’être réorientée mais ses valeurs, et son unité, sont d’autant plus précieuses qu’elles sont durement attaquées.

    Je ferai de mon mieux pour défendre nos convictions au service de la France en Europe et de l’Europe. Naturellement, je reste à votre écoute.

    Bien à vous,
    Sylvie Goulard

  • Les Députés du Front national ne font rien

    Les Députés du Front national ne font rien

    25 mai 2014, Nice Matin, “Les Députés du Front national ne font rien”

    L’Eurodéputée Sylvie Goulard n’est pas tendre avec ses homologues du FN. Elle monte à la défense du soldat euro, souvent décrié.

  • Sylvie Goulard invitée politique de Bruce Toussaint et Christophe Barbier

    Sylvie Goulard invitée politique de Bruce Toussaint et Christophe Barbier

    i Télé, Sylvie Goulard invitée politique de Bruce Toussaint et Christophe Barbier

    Invitée politique de Christophe Barbier et Bruce Toussaint sur i>Télé : Il nous faut une politique d’asile et d’immigration commune en Europe. Schengen doit être abordé avec sérieux, sans faire peur aux gens.

  • Article sans titre 2772

    Nice Premium, Sylvie Goulard : Une élue de proximité… en Europe

    A deux pas du Palais des Festivals, la Députée européenne a choisie de rencontrer les commerçants et les Cannois qui lui ont déroulé “le tapis rouge”.

    Pas de promesses, elle ne marche pas sur l’eau mais du factuel, toujours souriante et pédagogue, elle a écouté attentivement les producteurs réinstallés dans la vallée de la Siagne, aux portes de Cannes, malgré la pression foncière.

    “Grandeurs et misères de la vie d’entrepreneur exploitant”

    Si la qualité des produits (olives, salades, courgettes du pays) était naturellement au rendez-vous, la Marseillaise Sylvie Goulard les apprécie mais surtout elle connaît parfaitement les enjeux de la politique agricole commune, notamment les excès des aides aux grands céréaliers.

    A l’écoute des explications de Pascale Vaillant, elle a été particulièrement attentive aux aides nécessaires pour l’installation des jeunes agriculteurs, observant le saut d’une génération, avec le retour des petits-enfants à la tête d’exploitations, que leurs parents avaient désertés par dépit !

    Sylvie Goulard a pris date et lors de son prochain passage, elle se rendra sur le terrain, dans ces exploitations, mais également les parcelles des jardins familiaux et jardins partagés, qui participent de la même politique de recherche de produits de qualité, de vie plus saine et de préservation du cadre de vie et des paysages.

    Direction Grasse, une députée au parfum !

    A un rythme soutenu, elle a rencontré le Syndicat des Fabricants de Produits Aromatiques pour travailler en amont les lois et directives en préparation, un aspect peu visible des parlementaires européens.

    A titre d’exemple, les négociations en cours des traités commerciaux et de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, ou encore avec le Japon, demandent, pour défendre les industries européennes , de maîtriser parfaitement les réalités économiques et des difficultés juridiques qui s’imposent aux entrepreneurs du secteur, les enjeux de la recherche et des brevets, des réglementations et de leur évolution.

    La conclusion d’une journée de campagne de l’une des Députés européennes françaises sortantes , au travail et à l’engagement reconnu par tous ?

    Nous n’avons pas le droit de bouder ces élections et de ne pas nous intéresser au rôle du Parlement européen ou de la Commission européenne, qui sera renouvelée dans la foulée.

    Accueillie par Pascale Vaillant, élue cannoise et Victoria-Meï Philippe Responsable des Jeunes démocrates, accompagnée par une dizaine de militants de l’UDI et du MoDem, dont Fabien Bénard, Président du MoDem 06.