The EU’s Anti-Coercion Instrument (ACI), often called its trade « bazooka, » was created in 2023 precisely to counter economic coercion from third countries through trade or investment threats. In an opinion piece for Politico (January 21, 2026), former Italian Prime Minister Mario Monti and Sylvie Goulard argue that recent actions and threats by U.S. President Donald Trump—such as demands over Greenland, 10% tariffs on dissenting NATO allies, and 200% tariffs on French wine—clearly fit the ACI’s criteria for coercion. The tool prioritizes negotiation first but allows countermeasures like tariffs, investment restrictions, or public procurement limits if needed. The authors urge the EU to activate it responsibly to defend its sovereignty, credibility, and values, warning that shying away—especially against a powerful ally—would invite further disrespect, weaken the bloc internally, and erode its role as a rules-based global player.
Auteur/autrice : julien
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Munich Security Conference Foundation – Munich Security Conference (MSC)
Depuis décembre 2024, Sylvie Goulard est membre du Conseil de la Fondation (Foundation Council) de la Munich Security Conference Foundation, l’instance suprême de gouvernance de la Munich Security Conference (MSC).
Cette nomination, annoncée le 10 décembre 2024 aux côtés de celle de Florian Herrmann (représentant du Land de Bavière), renforce l’accent franco-allemand et européen au sein de l’organisation. Wolfgang Ischinger, président du Conseil de la Fondation, a salué cette arrivée en soulignant l’importance d’un moteur franco-allemand fort pour relever les grands défis stratégiques de l’Europe.
Rôle et mission de la Munich Security Conference Foundation
Fondée en 2018 par l’ambassadeur Wolfgang Ischinger pour garantir la pérennité et l’indépendance de la Munich Security Conference, la Fondation assure la gouvernance stratégique de la MSC, plateforme mondiale de référence pour le dialogue sur la politique étrangère et de sécurité.
La Munich Security Conference (MSC), créée en 1963 sous le nom de « Wehrkunde », est devenue le forum international le plus influent sur les questions de sécurité. Chaque année en février à Munich, elle réunit plus de 450 décideurs de haut niveau (chefs d’État, ministres, dirigeants d’organisations internationales, représentants du secteur privé, médias, académie et société civile) pour débattre des défis globaux actuels et futurs.
Ses principales missions incluent :
- L’organisation de la conférence annuelle principale et de nombreux formats tout au long de l’année (Munich Leaders Meetings, dialogues régionaux, etc.) ;
- La publication d’analyses et rapports de référence, comme le Munich Security Report annuel ;
- La promotion du dialogue transatlantique, de l’intégration européenne et de la coopération internationale pour la paix et la sécurité ;
- Le soutien à la culture de la politique étrangère et de sécurité en Allemagne et en Europe.
Le Conseil de la Fondation (Foundation Council), présidé par Wolfgang Ischinger, est l’organe décisionnel principal de la Fondation. Il définit la stratégie globale et assure la supervision de la MSC, dont le président exécutif est aujourd’hui Jens Stoltenberg (depuis 2025).
En rejoignant ce conseil, Sylvie Goulard contribue à orienter les orientations stratégiques de la MSC, en apportant son expertise en affaires européennes, défense, géopolitique et relations franco-allemandes – un atout clé pour aborder les enjeux de sécurité actuels, comme la guerre en Ukraine, la multipolarisation mondiale ou le renforcement de l’autonomie stratégique européenne.
(Sources : annonce officielle de la Munich Security Conference du 10 décembre 2024, site securityconference.org)
Pour plus de détail, vous pouvez consulter le site:
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« Non esiste solo Trump. L’Ue si dia una strategia autonoma »
Intervista con l’ex ministra ed europarlamentare francese, oggi docente alla Bocconi: « Non dovremmo sorprenderci se l’Europa non riesce ad agire come una potenza: non l’abbiamo organizzata per esserlo. Adesso è tempo di farlo ». Ma « bisogna essere chiari sui costi finanziari, umani e politici ». Una dura critica a Meloni sull’Ucraina, perché « va dai Volenterosi a farsi la foto e poi non si prende responsabilità reali », e a Macron che sul Mercosur sbaglia […]
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« Libérons la politique étrangère de l’UE de sa léthargie »
Face aux menaces russe et chinoise, ainsi qu’au distanciation américaine, l’Europe doit urgemment renforcer son autonom ie stratégique. La convergence entre le chancelier Friedrich Merz et le président Emmanuel Macron offre une opportunité historique : abandonner l’unanimité en politique étrangère via un « noyau dur » pionnier, et créer une coalition élargie (incluant le Royaume-Uni) pour un marché de la défense compétitif et intégré.
Il est temps d’agir résolument pour préserver l’intégration européenne et éviter le retour des divisions nationales destructrices.
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Wie sich Europa gegen Trump und Putin behaupten kann
In diesem FAZ-Gastbeitrag warne ich zusammen mit Wolfgang Ischinger: Nimmt man die neue US-Sicherheitsstrategie ernst, droht Europa seine „zivilisatorische Auslöschung“. Wir müssen handeln.
Merz’ Mahnung an Kohl (Europa als Wertegemeinschaft) und Macrons Aufruf zur strategischen Autonomie bieten eine historische Chance. Ich schlage vor:
Eine „Koalition der Willigen“ außerhalb der EU-Institutionen, inklusive Großbritannien und NATO-Partner, um Europa effektiv zu verteidigen.
„Kerneuropa“ wiederbeleben: Eine Pioniergruppe befreit die EU-Außenpolitik vom Einstimmigkeitszwang und stärkt unsere Stimme – vor allem in Technologie.
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For an agriculture that regenerates both soil and the economy

In this article « For an agriculture that regenerates both soil and the economy » (SDA Bocconi Insight, December 2025), I reflect on the biblical reminder from Genesis that humans are dust and must cultivate the soil, emphasizing our deep connection to the earth as a provider of food, materials, regulation, and renewal—yet one we’ve disrupted through overuse.
I argue that intensive farming’s soil depletion, pesticide excess, and pollinator decline threaten economic value chains, making preservation essential for ecological, health, and business reasons. Drawing on the SDA Bocconi study 2050Now Lamaison (with French companies), I advocate a regenerative model where everything is connected and nothing lost, based on reduce, reuse, recycle, and regenerate.
Highlighting examples like LVMH’s practices for high-quality grapes, cotton, leather, and perfumes—restoring soil health, biodiversity, water cycles, and socio-economic stability—and preferences for « agroecology » with reduced inputs and biodiversity integration, I extend regeneration to forestry (e.g., avoiding clear-cutting) and oceans (ending overfishing).
These common-sense approaches, modernized with technology, recognize our fragility and duty to future generations for true sustainability.
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L’élysée n’est pas le Quirinal
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Institut Océanographique de Monaco – Fondation Albert Ier, Prince de Monaco
Depuis décembre 2025, Sylvie Goulard est administratrice (membre du Conseil d’administration) de l’Institut océanographique de Monaco, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco.
Cette nomination, intervenue le 11 décembre 2025 aux côtés de celle de Julia Marton-Lefèvre à la présidence du Conseil, marque une nouvelle étape pour l’institution. Sylvie Goulard apporte au Conseil son expertise unique en affaires européennes, finances publiques, finance durable et géopolitique, acquise au cours de ses fonctions de députée européenne, ministre des Armées, sous-gouverneure de la Banque de France et enseignante sur les questions de durabilité.
Rôle et mission de l’Institut océanographique de Monaco
Fondé en 1906 par le Prince Albert Ier de Monaco, pionnier de l’océanographie moderne, l’Institut océanographique a pour mission historique et intemporelle de « faire connaître, aimer et protéger l’océan ».
Institution reconnue d’utilité publique, elle agit aujourd’hui comme un acteur majeur de la médiation scientifique et environnementale à l’échelle internationale. Sous l’impulsion de son président d’honneur, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, elle contribue activement à l’engagement de la Principauté pour la préservation des océans.
Ses principales actions incluent :
- La gestion du célèbre Musée océanographique de Monaco et de la Maison de l’Océan à Paris, lieux emblématiques de sensibilisation du grand public ;
- L’organisation d’expositions, de conférences, de programmes éducatifs et de plaidoyers internationaux ;
- Le soutien à la recherche et à la conservation marine ;
- La promotion d’une économie bleue durable, de la finance verte et de la gouvernance mondiale de l’océan (notamment via des initiatives comme la Monaco Blue Initiative ou le Blue Economy and Finance Forum).
En rejoignant le Conseil d’administration, Sylvie Goulard participe à la définition stratégique de ces actions, en renforçant notamment les dimensions économiques, financières et géopolitiques essentielles aux grands défis actuels de protection de la biodiversité marine et de lutte contre le changement climatique.
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L’allargamento non guarirà l’Europa
Cet article est issu de « la Lettura » (supplément du Corriere della Sera, daté du 30 novembre 2025), qui présente une conversation entre Maurizio Ferrera (professeur de sciences politiques italien) et Sylvie Goulard (experte française en affaires européennes).
Le thème central est la survie de l’Union européenne (UE) face à ses fragilités internes et externes, sous le titre « L’élargissement ne guérira pas l’Europe ». Il s’agit d’un débat sur le « (Dés)ordre global : l’Europe peut-elle résister à elle-même ? », organisé à la Fondation Feltrinelli à Milan le 2 décembre 2025. L’article met l’accent sur les crises récentes (euro, Brexit, réfugiés, Covid, invasion russe en Ukraine, changement climatique) et les défis géopolitiques, en soulignant l’incomplétude de l’UE comme construction politique.
Arguments clés
Les arguments sont développés à travers un dialogue structuré, où Sylvie Goulard et Maurizio Ferrera analysent les faiblesses de l’UE et proposent des pistes de réforme. Voici une synthèse condensée :
- Fragilité structurelle de l’UE : L’UE est une entité « sui generis » basée sur le partage plutôt que le transfert de souveraineté, ce qui crée des incohérences. Par exemple, la monnaie unique coexiste avec une gouvernance économique décentralisée, et il manque une vraie politique étrangère et de sécurité commune. Cela rend l’UE vulnérable face aux menaces externes (comme les tariffs imposés par Trump) et internes.
- Menaces externes et géopolitiques : La Russie est vue comme une puissance agressive visant une restauration impériale, tandis que les États-Unis sous Trump cherchent à affaiblir l’UE et à la laisser seule (ex. : exclusion des Européens des négociations sur l’Ukraine, avec un dialogue direct Trump-Poutine). L’Europe a fourni plus d’aide militaire à l’Ukraine que les USA, mais sans coordination unifiée, cela reste inefficace.
- Ennemis internes et nationalisme : Le nationalisme (ex. : Viktor Orbán en Hongrie, forces souverainistes) est la principale cause auto-infligée de fragilité, minant les fondements démocratiques et libéraux de l’UE. Il suscite des orientations anti-Bruxelles et freine les réformes. Même au pouvoir (comme Giorgia Meloni en Italie), les souverainistes restent « contre » l’intégration approfondie, comme l’abolition du veto.
- Élargissement : un risque sans réformes : L’adhésion de nouveaux pays (Ukraine, Balkans, etc.) ne renforcera pas l’UE sans changements institutionnels préalables (fin du veto, réforme du budget, respect de l’État de droit). Les élargissements passés (pays d’Europe centrale et orientale) ont été risqués et coûteux. Goulard insiste : l’élargissement doit être conditionné à des réformes pour éviter la fragmentation, et la Commission devrait proposer un plan clair, soumis au débat citoyen et aux parlements.
- Besoin d’intégration fédérale et démocratique : Pour survivre, l’UE doit compléter son modèle vers un fédéralisme adapté (délégation du bas vers le haut, sans étouffer les autonomies locales). Exemples historiques : le projet avorté de Communauté européenne de défense (1950s). Les instruments récents (European Peace Facility, Safe) sont utiles mais opaques et contrôlés par les gouvernements nationaux, sans accountability parlementaire. Pendant le Covid, l’UE a réussi à créer une « Union de la santé » ; un modèle similaire est nécessaire pour la défense et la politique étrangère.
- Résistances et solutions : Les opinions publiques résistent par pacifisme, sous-estimation des menaces (désinformation russe, cyberattaques), ou priorisation du welfare national. Les leaders doivent être courageux pour expliquer les risques et proposer des plans. Le changement doit être démocratique, impliquant les citoyens via des débats et votes. Sans cela, l’UE risque l’implosion, surtout avec des élections clés (France 2027) et un tandem franco-allemand affaibli.
En résumé, l’article plaide pour une UE plus cohérente et unie, capable de se défendre dans un monde hostile, en évitant l’élargissement précipité et en combattant le nationalisme. Il s’inscrit dans le projet de recherche « Solid » sur les crises post-2008 et la politique européenne.
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Realistic… really?

In this article « Realistic… really? » (SDA Bocconi Insight, La Libellula, October 2025), I critique the widespread invocation of « realism » by leaders and executives to justify weakening environmental commitments—such as scaling back ESG reporting, abandoning the 2035 combustion engine ban, retreating from « no net land take » by 2050, failing plastic pollution negotiations, and delaying regenerative agriculture.
While acknowledging the need for feasible goals and social support, I identify three flaws in this approach: an anthropological/moral issue (enabling denial, e.g., Trump’s 2025 UN speech), an economic one (procrastination escalates costs amid worsening crises like ocean acidification crossing a planetary boundary), and a political one (short-termism ignoring science).
Drawing on reports (EEA 2025, Dasgupta Review) and SDA Bocconi research, I argue that true realism demands urgent, evidence-based action for a nature-positive transition to safeguard competitiveness and avoid irreversible damage.

