Auteur/autrice : julien

  • “Schrecklich”, “bedrückend”, “ein Hammer”

    “Schrecklich”, “bedrückend”, “ein Hammer”

    Wirklich überrascht ist in Brüssel niemand über den Erfolg des Front National bei den Regionalwahlen in Frankreich. Trotzdem zeigen sich viele bestürzt über den Aufstieg der Rechtsextremen zur stärksten Kraft.

    Von Karin Bensch, WDR-Hörfunkstudio Brüssel

    “Das Ergebnis der Regionalwahl in Frankreich ist nicht überraschend, aber trotzdem schrecklich”, sagt die liberale französische Europaabgeordnete Sylvie Goulard. Der Vorsitzende der französischen Sozialisten im Europaparlament, Pervenche Berès, meint, nun müsse alles dafür getan werden, um zu verhindern, dass der Front National in der zweiten Runde der Regionalwahlen ganze Regionen einnehme.

    Am Tag nach dem klaren Wahlsieg der rechtsextremen Partei in der ersten Runde der Regionalwahlen in Frankreich haben viele in Brüssel Sorgenfalten auf der Stirn. Zu ihnen gehört auch der CDU-Europaabgeordnete Herbert Reul. “Der französische Wahlausgang ist bedrückend. Er macht deutlich, dass eine rechtsradikale Partei so stark werden kann, dass sie quasi wie eine Volkspartei wird”, sagt er. Reul glaubt allerdings, dass das Wahlergebnis nicht allein durch die Terroranschläge von Paris zu erklären ist: In Frankreich habe sich “diese Kultur für diese Partei über lange Zeit entwickelt. Und die aktuellen Ereignisse geben natürlich noch zusätzlichen Schub.”

    Einfache Antworten mit “katastrophalen Ergebnissen”

    “Das Ergebnis ist ein Hammer” – der FDP-Europaabgeordnete Lambsdorff.

    Erschüttert über den Wahlsieg der Rechtsextremen in Frankreich ist auch Alexander Graf Lambsdorff von der FDP. “Das Ergebnis ist ein Hammer. Es zeigt, was passiert, wenn ein Staat mit großen Problemen nicht zurechtkommt”, sagt er. “Dann suchen die Menschen einfach Antworten. Und Marine Le Pen bietet scheinbar einfache, die aber, wenn man sie mal zu Ende denkt, wirklich katastrophal wären.”

    Einfache Antworten und provokative Parolen – dafür ist Marine Le Pen im Europaparlament bekannt. Im Oktober, als Präsident Francois Hollande und Bundeskanzlerin Angela Merkel vor den Abgeordneten sprachen, begrüßte Le Pen Merkel mit den Worten: “Vielen Dank, Frau Merkel, dass Sie heute mit Ihrem Vize-Kanzler gekommen sind, dem Verwalter der Provinz Frankreich.”

    Probleme lösen als Antwort auf den Rechtsruck

    Man müsse Le Pen und ihre Partei ernst nehmen, fordert Lambsdorff. Der Front National sei eine nationalistische Partei, eine Partei, die Minderheiten ausgrenze, die ausländerfeindlich und europafeindlich sei. “Die für alles steht, was das tolerante, weltoffene Europa eigentlich hinter sich gelassen haben sollte”, so der FDP-Abgeordnete. “Deswegen ist das so ein Besorgnis erregendes Ergebnis und deswegen tun wir gut daran, Populisten überall entschlossen entgegenzutreten.”

    Um rechtsextremen Parteien wie dem Front National von Marine Le Pen etwas entgegenzusetzen, wird es nun darauf ankommen, dass wir die anstehenden Probleme lösen, meint der CDU-Europaabgeordnete Reul. Etwa in der Flüchtlingskrise und beim Terrorismus. “Die beste Antwort an radikale, rechtsextremistische Gruppen sind praktische Erfolge in der Politik und nicht kleinkarierter Streit”, so Reul.

  • BFM Business – la revue de presse

    BFM Business – la revue de presse

    Pourquoi les Polonais ne veulent-ils pas pavoiser leur pays des couleurs de l’Union européenne ?

  • Sylvie Goulard invitée des Matins de France Culture

    Sylvie Goulard invitée des Matins de France Culture

    Partie 1

    Partie 2

    Bruxelles est la « capitale de l’Europe». Elle est le siège des institutions européennes depuis 1997. Parlement européen, Conseil de l’Union Européenne et Commission Européenne y sont réunis. Mais depuis quelques jours, Bruxelles est sous le feu des projecteurs. D’Ayoub el Khazzani, à Amedy Coulibaly, en passant par Mehdi Nemmouche, ils ont tous transité par Molenbeek, une des communes de Bruxelles-Capitale. Et récemment, ce sont les terroristes des attentats de Paris qui en étaient originaires où qui y auraient séjourné.

    Dès lors, le problème du terrorisme est devenu européen. A quelles épreuves l’Union Européenne est-elle soumise depuis le 13 novembre ? Libre-circulation, renseignement ou encore budget sont quelques unes des problématiques auxquelles les Etats membres vont devoir faire face.  Allons-nous vers une Europe de la défense ? Et quelle place la France endossera-t-elle ? Finalement, l’Europe peut-elle faire face à la menace terroriste ?

  • Goulard : Hollande trop lapidaire avec l’Europe

    Goulard : Hollande trop lapidaire avec l’Europe

    TRIBUNE. Pour la députée européenne, François Hollande a tort de s’écarter du pacte de stabilité et de contourner le droit européen.

    Par Sylvie Goulard, députée européenne centriste (ALDE)

    Après des attentats d’une telle violence, la sécurité est primordiale, c’est évident. Personne ne songe à le nier. Les gouvernements des États membres comme les institutions de l’Union européenne et de très nombreux médias européens, reflétant l’émotion spontanée des opinions, ont exprimé leur soutien à la France.

    C’est pourquoi le président de la République est fondé à faire appel à la solidarité européenne. Mais la manière de procéder compte, ne serait-ce que pour arriver à ses fins. L’enjeu n’est pas, en l’occurrence, de convaincre une opinion française meurtrie, coutumière, depuis longtemps, des interventions militaires. Le but est de convaincre des gouvernements qui devront eux-mêmes convaincre des opinions dépourvues, pour certaines, de l’expérience directe de la terreur et réticentes sur les questions de défense.

    Déclarer, de manière lapidaire, comme l’a fait le président de la République à Versailles, que « le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » n’est pas très adroit et pourrait même se révéler contre-productif. Dans plusieurs pays, à commencer par l’Allemagne, le respect des engagements budgétaires est un sujet sensible. Mieux vaudrait demander une interprétation intelligente des règles (à définir en commun) plutôt que les déclarer caduques unilatéralement.

    Une sécurité financée à crédit ?

    Le bien-fondé de la demande mérite aussi réflexion. La lutte contre le terrorisme islamique est une entreprise de longue haleine. Seules les économies compétitives, seuls les États dont les finances publiques sont en ordre peuvent durablement être forts et respectés. Le moment n’est pas propice à l’abandon de la discipline budgétaire, condition sine qua non de l’indépendance nationale. Si la France finançait son effort de sécurité à crédit, en augmentant encore sa dette au lieu de faire certains sacrifices, elle accroîtrait au contraire sa dépendance. À terme, elle s’affaiblirait.

    Enfin, les autorités françaises ont choisi d’invoquer l’article 42.7 du traité sur l’Union européenne, relevant de la politique de sécurité et de défense commune. Ce texte prévoit que les États se prêtent « aide et assistance » en cas « d’agression armée ». C’est un choix qui, là encore, passe sans doute bien en France où les citoyens ont le sentiment d’être « en guerre ». Vis-à-vis de nos partenaires, le recours à la « clause de solidarité » de l’article 222 du traité FUE serait plus approprié. Ces dispositions visent expressément les attaques terroristes. En outre, elles prévoient l’intervention des institutions européennes : le Conseil, agissant sur proposition de la Commission et du haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Elles prévoient que le Parlement européen est informé. Ce sont ces institutions qui confortent aux yeux du monde, et des citoyens des différents pays européens, le sentiment d’unité.

    Conforter l’Union européenne

    Dans une lutte qui est celle du droit contre la force, de la démocratie contre l’arbitraire, mieux vaudrait conforter l’Union européenne plutôt que de s’ingénier à la contourner. Il ne s’agit pas de faire plaisir à Bruxelles, ou d’être idéaliste, mais de souligner la cohésion européenne en la faisant vivre.

    Si les Français font appel à la solidarité européenne sans croire eux-mêmes dans la force et les institutions de l’Europe unie, qui pourraient-ils convaincre ?

  • EU electoral reform to bring ‘true European democracy’

    EU electoral reform to bring ‘true European democracy’

    Written by Julie Levy-Abegnoli on 13 November 2015 in Opinion

    In reforming electoral rules, MEPs hope to bring a more European dimension to European Parliament elections.

    The current European Parliament electoral rules date back to 1976 – a time when the EU had just nine member states and the Berlin wall was still erect; things that, today, seem very far away. This is why MEPs last week voted on a report on reforming the electoral act.

    Co-rapporteur Danuta Hübner says, “the elections to the European Parliament are still governed by national rules and dominated by national issues. This has to change. European elections need to gain a stronger European dimension.”

    The Polish deputy explains that, “Parliament has insisted that all citizens can vote wherever they live or work. It has also proposed granting Europeans the possibility to cast their votes electronically, online and by post.”

    Co-rapporteur Jo Leinen also stresses the need for electoral reform. “We have a European Parliament that is elected by 28 national elections, and election campaigns remain focused on national topics and personalities.”

    He adds that, “to strengthen the European dimension in the election campaigns, we need to make European political parties more visible. The respective European party should appear alongside the national party on the ballot paper, so that the voter can make an informed choice.”

    Leinen also tells this magazine that, “we want a real gender balance. The draft law contains a provision that electoral lists shall ensure gender equality. In our view, it is unacceptable that only 37 per cent of MEPs are women.”

    Also, “we encourage the member states to harmonise the voting age at 16, enabling young people to actively engage in European politics.”

    For ALDE group shadow rapporteur Sylvie Goulard, the key element of this text is, “the proposal for the creation of a Europe-wide joint constituency, alongside the lists in the member states. It is by moving away from a system which remains very national, where the French vote for the French and the Brits represent the Brits, that a true European democracy will be created.”

    Unfortunately, as growing Euroscepticism spreads across the Union, this may not go down so well in the member states.

    Meanwhile, Greens/EFA group shadow rapporteur Josep-Maria Terricabras, is far from pleased with the contents of the report. In his view, “the final result is a weak reform.” He takes issue with the proposed obligatory threshold of between three and five per cent, which he says, “goes against the spirit of diversity and protection of minorities.”

    Terricabras also laments that, “transnational lists have just been mentioned in passing, almost by chance” and that, “the introduction of gender equality – which is theoretically accepted by all – has been postponed until the 2024 European elections.”

    In his view, “the new electoral law will serve the official machinery, but will not help enough to destroy mistrust and distance between the electors and the elected.”

    About the author

    Julie Levy-Abegnoli is a journalist for the Parliament Magazine

  • Europe Hebdo : Terrorisme : l’Europe impuissante ?

    Europe Hebdo : Terrorisme : l’Europe impuissante ?

    https://www.dailymotion.com/embed/video/x3ef840

    Après les attentats du 13 novembre et l’assaut à Saint-Denis le 18 novembre, que peut faire l’Europe ? C’est la question de la semaine dans “Europe Hebdo”. Direction la ville de Molenbeek en Belgique et focus sur cette plaque tournante du terrorisme islamiste. Un reportage de François Goulin suivi d’un débat en plateau entre deux députés européens :

    Sylvie Goulard, députée européenne (France), groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe

    Philippe Lamberts, député européen (Belgique), groupe des Verts/Alliance libre européenne

  • La réponse efficace au terrorisme passe par Bruxelles

    La réponse efficace au terrorisme passe par Bruxelles

    Point de vue de Sylvie Goulard

    Dix mois après une première vague d’attentats, la France est de nouveau meurtrie. Que fait l’Europe ? La question est parfaitement légitime. A condition toutefois de se demander aussi : a-t-elle les prérogatives et les moyens budgétaires pour agir ? Avec quel équilibre entre libertés et sécurité ?

    L’Union européenne actuelle fait ce que ses Etats membres ont bien voulu qu’elle fasse. Ses compétences sont, en effet, fixées par les traités signés et ratifiés par les Etats ; son budget est voté à l’unanimité par les 28 gouvernements.

    Ainsi, le président de la Commission européenne a récemment appelé les Européens à se doter d’une armée. Mais seuls les Etats membres peuvent donner vie à l’Europe de la défense. Or la France a du mal à obtenir le soutien de ses partenaires pour frapper au Mali ou en Syrie. Certains pays européens se déclarent toujours neutres. Pour des raisons historiques, l’Allemagne est réticente à s’engager militairement. Depuis qu’il s’est fourvoyé en Irak en 2003, le Royaume-Uni a abandonné une partie de ses ambitions. Partout en Europe, les procédures parlementaires d’autorisation de l’emploi de la force sont plus poussées qu’en France. Voilà les sujets sur lesquels il faudrait travailler, en expliquant inlassablement que les tueurs de Daech peuvent frapper partout, que la neutralité ou les hésitations ne sont plus de mise face à de telles menaces. Mais les Français doivent aussi comprendre qu’ils ne peuvent décider seuls puis faire appel à la solidarité des partenaires.

    Si la coopération en matière d’affaires intérieures et de justice est insuffisante, c’est aussi parce que les Etats n’ont jamais voulu dépasser le stade de la coopération des polices et des justices. L’échange d’informations en souffre. D’un « FBI européen », doté de prérogatives précises (par exemple, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé), il n’a jamais été question. Le parquet européen qui pourrait encadrer l’action transfrontière des forces de police européennes n’a toujours pas vu le jour. Les moyens donnés à une agence comme Frontex, chargée de la coopération aux frontières extérieures, restent dérisoires : en février 2013, les Etats membres ont doté l’Union d’un budget du siècle dernier, encore et toujours centré sur la politique agricole commune et les fonds structurels. Nous payons les conséquences de cette impéritie.

    Enfin, les Européens doivent décider ensemble du type d’Etat de droit qu’ils veulent mettre en place. Le dossier des données des passagers des compagnies aériennes (dit « PNR ») montre bien la difficulté. En 2013, la commission parlementaire Libe (des libertés publiques) a rejeté un premier projet qui n’offrait pas de garanties suffisantes du point de vue de la protection des données. La Commission européenne a tardé à réagir. Depuis l’été 2015, les négociations ont repris, avec l’objectif d’un échange obligatoire des informations. La démocratie est-elle un caillou dans la chaussure des gouvernements ou la clef de voûte d’une Union fondée sur l’Etat de droit ? Lorsque la police a des responsabilités écrasantes, comme dans la lutte antiterroriste actuelle, veiller scrupuleusement au respect des libertés publiques, n’est pas un luxe. En semant la peur, les terroristes cherchent à détruire l’Etat de droit.

    La situation est trop grave pour que les Etats et les institutions européennes se renvoient la balle. Après des décennies de beaux discours sur l’Europe de la défense, sur l’espace de liberté, de sécurité et de justice, le temps de l’action est venu, pour tous. Agir efficacement suppose cependant un effort accru pour mieux se comprendre. Il est très symbolique que la filière terroriste du carnage du 13 novembre remonte à Bruxelles. Les souverainistes peuvent jouer sur la peur, ils ne prouvent pas que les Etats-nations peuvent s’en sortir seuls. La solution passe aussi, en partie au moins, par Bruxelles.

    Sylvie Goulard

    Sylvie Goulard est députée européenne Alde.

  • Die Ärmsten zahlen die ökologische Schuld

    Die Ärmsten zahlen die ökologische Schuld

    Interview mit Sylvie Goulard, MdEP (ALDE, Frankreich), Präsidentin der interfraktionellen Arbeitsgruppe „Extreme Armut und Menschenrechte“ des Europäischen Parlaments

    Frau Goulard, was ist Ihrer Meinung nach die Kernbotschaft der Enzyklika Laudato si‘ von Papst Franziskus?

    Papst Franziskus lädt die Menschen dazu ein, eine „ganzheitliche Ökologie“ zu leben, um das „gemeinsame Haus“, die Erde, zu bewahren. Der Schutz der Schöpfung bildet den Kern seiner Botschaft. Dies ist insofern wichtig, als das Alte Testament, insbesondere das Hohelied, unzählige Verweise auf die Schönheit der Schöpfung enthält.

    Die Enzyklika stellt nicht nur einen ökologischen Ansatz im engeren Sinne dar, sondern bezieht auch wirtschaftliche und soziale Aspekte mit ein. So spricht der Papst den Klimawandel oder die Zerstörung der Biodiversität genauso an wie die Qualität des menschlichen Lebens oder das Problem der Ungleichheiten. Er sagt: „Die menschliche Umwelt und die natürliche Umwelt verschlechtern sich gemeinsam.“ Es sind die Ärmsten, die einen hohen Preis für diese „ökologische Schuld“ der Menschheit zahlen. Dies sind die Kernbotschaften seiner Enzyklika.

    Auf welche Aspekte Ihrer Arbeit als Europaabgeordnete kann sich diese Enzyklika auswirken?

    Der Aufruf des Papstes richtet sich an alle verantwortlichen Menschen, unabhängig davon, ob sie gläubig sind oder nicht. Getreu dem Evangelium wendet sich der Papst an alle Menschen guten Willens.

    Mit seinem universellen, grenzüberschreitenden Ansatz, der die Bewahrung des „gemeinsamen Hauses“ in den Vordergrund stellt, überwindet der Papst nationale Horizonte. Er schließt sich damit den Sorgen aller Europabefürworter, insbesondere der Abgeordneten des Europäischen Parlaments an, die ein Bewusstsein dafür wecken wollen, dass die nationale Ebene nicht mehr immer die relevante Ebene ist. Das rasante Aussterben zahlreicher Tier- und Pflanzenarten, der Treibhauseffekt oder die andauernde Armut erfordern ein ehrgeiziges Engagement, welches ein Handeln über die Kontinente und über nationale oder politische Zugehörigkeiten hinweg erforderlich macht.

    Fehlen Ihrer Meinung nach Elemente in der Enzyklika?

    Der Papst formuliert keine genauen Vorschläge, es ist aber auch nicht seine Aufgabe, konkrete Maßnahmen zur Behebung der von ihm aufgezeigten Mängel zu nennen. Er äußert sich in seiner Funktion als Papst, als spiritueller Führer, moralische Instanz, nicht als Experte oder weltliches Oberhaupt. Sein Ansatz, der ebenso wichtig ist, besteht vielmehr darin, das Bewusstsein der Bürgerinnen und Bürger zu schärfen, ihnen Mut zu machen, auf ihrem Niveau zu handeln, und Verantwortung im Alltag (Haus, Verkehr, Energieverbrauch etc.) zu übernehmen.

    Papst Franziskus betont, dass seine Enzyklika als ein Beitrag zum Dialog zwischen Wissenschaft und Politik gesehen werden kann. Welche Themen sollten nach Ihrem Dafürhalten unbedingt in einem solchen Dialog angesprochen werden?

    Ein Dialog zwischen Wissenschaft und Politik kann nicht losgelöst von einer ethischen Reflexion stattfinden. Als einer unter anderen kann der Beitrag des Papstes wissenschaftlichen Arbeiten und politischen Entscheidungen Sinn geben. Die Kirche ist nicht dazu berufen, ein endgültiges Wort zu sprechen, vielmehr kann sie dazu beitragen, eine ehrliche Debatte zwischen Wissenschaftlern einerseits und Experten und Bürgern andererseits anzuregen.

    Wissenschaft und Religion stehen auf unterschiedlichen Ebenen. Ethik und die moralische Reflexion über das menschliche Handeln in Bezug auf die Natur und die Gesellschaft können zu einer wahrhaft authentischen wissenschaftlichen Weitsicht beitragen, zumindest zu einem besseren Dialog zwischen Wissenschaftlern und Bürgern.

    Welchen Beitrag erwarten Sie von Seiten der Kirchen und Religionsgemeinschaften bei der Schaffung einer neuen Weltordnung?

    Die Kirchen können als solidarische Gemeinschaften und als Orte des Engagements eine nachhaltige Lebensweise oder zumindest Änderungen im Verhalten anregen, die der Menschheit und der Umwelt zugutekommen. Sie können ihre Mitglieder, gläubige Menschen guten Willens, mobilisieren und damit den Menschen ins Zentrum der gesellschaftlichen Belange rücken.

    Diese neu auf die Botschaft der Güte und der Barmherzigkeit des Evangeliums ausgerichtete Ethik sollte durch die Verkündigung der Kirchen und die öffentliche Meinung sowohl im gesellschaftlichen Miteinander als auch in den Beziehungen zwischen den Staats- und Regierungschefs Eingang finden. Dies wäre ein wichtiger Beitrag zur Schaffung einer neuen Weltordnung.

    Sylvie Goulard

    Mitglied des Europäischen Parlaments

    Originalfassung des Artikels: Französisch

  • Europe Hebdo TTIP

    Europe Hebdo TTIP

    En négociation depuis déjà 2 ans, le traité transatlantique n’en finit plus de susciter la polémique et de provoquer des levers de boucliers de la société civile. Depuis plusieurs mois, la resistance s’organise, et de nombreuses manifestations viennent deranger la bonne tenue des rounds de négociations entre Union européenne et Etats Unis. Face à la fronde, doit-on abandonner le TTIP ? Sylvie Goulard et Pascal Durand en débattent.

    Alors que la France cherche à obliger les grandes surfaces à céder leurs invendus alimentaires aux associations d’aides aux plus démunis, la Belgique s’organise. Certaines municipalités ont reussis à faire plier l’industrie agro-alimentaire. Marc Tarabella nous en parle.

  • Interview au journal Les Echos sur la réforme structurelle des banques

    Interview au journal Les Echos sur la réforme structurelle des banques

    Où en est le projet de séparation bancaire au Parlement européen ?

    Actuellement, il y a une forme de blocage qui tient essentiellement à ce que les parlementaires socialistes sont loin d’être unanimes derrière leur rapporteur fictif. Des tractations sont en cours, portant sur les seuils qui définissent une banque représentant un risque. L’approche n’est qu’en apparence arithmétique. En manipulant tel ou tel paramètre, on évince telle ou telle banque. On se retrouve avec le risque d’une législation dont chacun fait semblant d’accepter le principe à condition que ses propres banques y échappent. Toutes les options sont donc sur la table, y compris le retrait du texte. Cela vaudrait sans doute mieux que n’importe quel compromis.

    Un tel compromis pénaliserait-il les banques françaises ?

    C’est un fait : les banques françaises pourraient être les principales victimes de ce texte. Mais je n’aborde pas la question sous cet angle. Mieux vaut s’interroger sur la pertinence du projet. Première objection : il ne tient pas compte de la création du superviseur unique et du mécanisme de résolution unique. Entre-temps est aussi apparu au niveau mondial le nouveau coussin TLAC (« total loss absorption capacity »). Aujourd’hui, la question des banques systémiques ne se pose plus de la même manière. Faut-il ajouter des contraintes à un moment où il est urgent d’encourager le financement de l’économie ? La deuxième question à se poser, c’est la dimension stratégique du secteur bancaire. Aux Etats-Unis, personne ne l’oublie. Il est essentiel, pour une économie, d’avoir des outils de financement à sa disposition. Nous n’avons rien à gagner à nous imposer des contraintes si celles-ci permettent à des tiers de récupérer la mise.

    Que proposez-vous ?

    Il est malsain que le législateur fasse des textes taillés sur mesure pour faire entrer ou sortir telle ou telle entité de leur champ d’application. Cela crée des distorsions de concurrence. La crise de 2008 a montré que les risques pouvaient venir de banques qui avaient séparé leurs entités de marché du reste de leurs activités. On a l’impression qu’il y a un retour du manichéisme dans cette affaire, une volonté de séparer le bien du mal pour pouvoir s’en flatter auprès du grand public. Alors que nous disposons désormais d’un superviseur très compétent, capable d’apprécier au cas par cas la question du risque systémique. C’est la même question que celle de la zone euro : pouvons-nous nous contenter de règles quantitatives ? Ne vaut-il pas mieux renforcer les pouvoirs des entités chargées du contrôle ? Il faut se garder de croire qu’on aura résolu les problèmes avec des formules mathématiques.

    Gabriel Grésillon, Les Echos

    Bureau de Bruxelles