2 décembre 2013, Le Courrier de l’Ouest, “Europe : une élection test”, dans cet entretien Sylvie Goulard souligne notamment les méfaits de la méthode intergouvernementale dans la prise de décision et les questions qui demanderaient un plus grand investissement européen : changement climatique, politique étrangère.
“Un libro in primo piano: Sylvie Goulard, Europe: amour ou chambre à part?”, article en italien sur le nouveau livre de Sylvie Goulard, Europe : amour ou chambre à part ?. Lire.
26 novembre 2013, France Info, “Un Monde d’idées”, Sylvie Goulard aborde au cours de cette interview le sujet de la démocratie dans la prise de décision au niveau européen, dans la gestion de la crise en particulier. Voir.
L’Europe ne se résume pas à la crise de la zone euro ; si celle-ci traverse des difficultés, une Europe vivante, organisée, au service de la paix et du bien-être des hommes demeure un magnifique projet. Encore faut-il sortir de la crise et redonner aux Européens l’envie d’y participer. C’est pourquoi ce livre tire un signal d’alarme et appelle à un sursaut : la démolition de l’Union européenne doit cesser, ainsi que l’indifférence et le mépris qui entourent la construction d’une démocratie supranationale, fondée sur un Parlement élu au suffrage universel direct.
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L’enjeu des élections européennes de 2014 est là : faire l’Europe enfin au lieu de la confisquer dans une Europe des Etats, inefficace, peu légitime et en décalage avec notre siècle. On ne peut pas demander aux Européens de travailler ensemble, de se faire confiance, de s’aimer en les obligeant à faire « chambre à part ».
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« L’Europe périt faute de soins ; elle est assassinée à coups de médiocrité et de nationalisme à courte vue ».
Certains se trompent de diagnostic : « en cherchant refuge dans le giron des Etats nations [largement responsables du désastre économique et social ambiant], les Européens [souverainistes] se comportent comme des petits enfants maltraités par leurs parents qui, en vain, cherchent consolation auprès d’eux ».
A la faveur de la crise, les chefs des Etats ou des gouvernements des différents pays ont pris le pouvoir en Europe, créant un « trou noir » démocratique : « chacun est légitime dans son pays mais aucun d’entre eux n’a jamais reçu mandat pour régenter les peuples voisins », sans débat public. Collectivement, ils ne rendent de compte à personne, au mépris de la séparation des pouvoirs. Quoiqu’élus au suffrage universel direct, « les députés européens en sont réduits à suivre les sommets de loin, comme les vaches regardent passer les trains ».
L’ersatz européen actuel n’a pas grand-chose à voir avec le projet des origines qui visait à « unir les hommes » et reposait sur des institutions indépendantes et des règles protégeant les faibles contre les plus puissants. C’est la condition sine qua non d’un partage de souveraineté qui ne soit pas un abandon. En niant cette nécessité, nos dirigeants ont réveillé la peur de l’Allemagne.
La légende selon laquelle les intérêts nationaux sont bien défendus par l’implication personnelle du Président de la République, ne résiste pas à l’examen : ce n’est vrai ni pour la gestion de la crise (chaotique), ni pour l’adoption du budget (pathétique). Ces méthodes aboutissent à émietter le pouvoir de décision (par exemple à perpétuer le secret bancaire ou la concurrence fiscale à la demande de pays qui représentent une minorité de la population européenne).
Il n’y a aucune raison de tolérer ces extravagances, ni d’accepter que les dirigeants nationaux s’accaparent l’Europe sans être capables de l’incarner, ni d’assurer sa crédibilité internationale. Les citoyens acceptent curieusement de se soumettre à une servitude volontaire, d’autant plus insupportable qu’une partie des soi disant « élites » nationales défend en réalité ses petits intérêts immédiats contre l’intérêt général.
Le changement d’échelle est rendu nécessaire par l’évolution du monde qui menace les pays européens d’insignifiance ; l’ampleur du bouleversement actuel n’est pas assumée par les classes dirigeantes nationales ; les institutions de la Cinquième République accroissent l’illusion en confiant au Président la défense de « l’indépendance nationale ». La question clé est au contraire de gérer l’interdépendance.
Les souverainistes ne proposent rien de sérieux à l’heure où, dans bien des domaines, la souveraineté de l’Etat, sur un territoire donné, s’évanouit à cause des nouvelles technologies (sites Internet mobiles, libre circulation des capitaux) ou de la nature des défis (changement climatique, augmentation de la population mondiale). « L’Europe des patries est une formule sans substance destinée à éviter que la question soit posée » (Furet).
Les patriotes font de beaux discours à « l’arrière » ; on les voit peu sur le « front » européen et mondial. « A Paris règne un souverainisme de dîners en ville » pour ne pas dire un certain provincialisme.
« Les nationalistes béats sont heureux d’être nés quelque part. Avec l’Union européenne, nous pouvons être plus fiers encore d’avoir bâti quelque chose ».
La monnaie unique n’est pas une fin en soi. Elle appelle bien plus que les bricolages actuels. Elle suppose la création d’une puissance publique qui ne peut être qu’une démocratie européenne.
Or la France n’a jamais eu de stratégie par rapport au Parlement européen : elle se bat pour conserver son siège à Strasbourg mais les partis y envoient certaines personnalités peu aptes à exercer cette fonction ; les autorités nationales, trop souvent, le foulent aux pieds. D’où le caractère déplacé des larmes de crocodile sur l’abstention aux élections européennes…
Les citoyens se désintéressent aussi de l’Europe parce que le Parlement européen n’a pas de pouvoir d’initiative, pas de pouvoir budgétaire, il ne contrôle pas le véritable exécutif. On lui reproche donc souvent de ne pas faire usage de prérogatives qui ne lui ont jamais été données. Et dans le domaine législatif où il possède un certain pouvoir, il travaille encore trop souvent « dans la clandestinité ».
La France a un rôle particulier à jouer car la Communauté européenne a été imaginée dans ce pays (Monnet, Schuman) et que nous nous trouvons à la charnière entre le nord et le Sud. Si l’Europe des Etats se consolide, elle paiera très cher son décrochage avec l’Allemagne qui exercera seule le leadership.
La demande allemande de contrôle accru des décisions européennes est parfaitement légitime ; nous devrions accepter le degré d’exigence allemand, au niveau européen ; mais il serait gravissime de laisser les instances allemandes (Bundestag, Cour constitutionnelle, Bundesbank) l’assurer pour le compte de l’Europe.
Une partie du malentendu franco-allemand consiste, pour les Français, à craindre le retour de l’Allemagne totalitaire et instable d’avant guerre, et pour les Allemands, à redouter la destruction de l’Allemagne, démocratique et stable, d’après-guerre.
Les Français ont peur du fédéralisme. Craignent-ils le mot ou la chose ? Ce n’est qu’un mode d’organisation politique adapté au gouvernement d’ensembles complexes. Le concept de « République européenne » qui commence à se développer, serait plus adapté.
Dans les médias
Charles Consigny – on nous ment ! – Par Charles Consigny, Le Point, 18/01/2014
18 novembre 2013, Les Echos, Sylvie Goulard participe à “La Relève”, le numéro spécial des Echos entièrement écrit par des personnalités : une excellente occasion de parler d’Europe. Dans l’article “L’illusion de l’euro faible”, Sylvie Goulard explique en quoi faire baisser l’euro ne peut constituer un remède à long terme. Lire.
“Budget : Paris face à des partenaires soucieux”, Sylvie Goulard, interrogée par Libération explique dans cet article les inquiétudes de nos partenaires européens quant au “décrochage français” et au manque de leadership européen de ce pays dont l’UE a pourtant besoin. Lire.
Septembre 2013, Pélerin, “Le diable est dans … le téléphone”, dans sa chronique mensuelle pour Pélerin, Sylvie Goulard aborde le sujet de la téléphonie mobile en Europe et déplore l’existence de frais plus élevés pour les appels transfrontaliers.
Juillet 2013, Pélerin, “Europe : bagarre à coups de solidarité”, ce mois-ci Sylvie Goulard consacre sa chronique au vote du Parlement européen en faveur d’un Fonds européen d’aide aux plus démunis.
14 décembre 2012, La Croix, “Le découragement européen”, Réflexion sur la montée des idées anti-européennes, à partir du livre De la Démocratie en Europe.
14 décembre 2012, Libération, “Aimez-vous les caramels mous ?”, Tribune de Sylvie Goulard portant sur l’attitude du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
13 décembre 2012, Le Temps, “Mario Monti sur les pas de Tocqueville”. Article sur le livre De la Démocratie en Europe co-écrit par Sylvie Goulard et Mario Monti.
1er décembre 2012, Atlantico, “Quand les emplois français dépendent de capitaux étrangers à la Mittal : la nationalité des investisseurs est-elle vraiment une donnée neutre ?”, Sylvie Goulard donne son avis sur la situation du site d’ArcelorMittal à Florange.
27 novembre 2012, Les Echos, “François Hollande, la BCE et le mépris des femmes”. Tribune de Sylvie Goulard suite à la nomination d’Yves Mersch au directoire de la BCE, malgré l’avis négatif du Parlement européen.
13 novembre 2012, La Croix, “Mario Monti parle d’Europe aux jeunes Français”, Retour sur la conférence de Sylvie Goulard et Mario Monti pour la présentation de leur nouveau livre.
6 novembre 2012, La Croix, “Repenser la pauvreté en Europe”, Tribune de Sylvie Goulard sur le manque d’efficacité des politiques destinées aux plus défavorisés.
9 octobre 2012, Lo Spazio della Politica, “Una donna alla BCE”, Sylvie Goulard s’exprime encore une fois sur l’absence de femmes au sein du directoire de la BCE.
18 septembre 2012, Mondomix, “On n’a rien fait pour que les européens se connaissent”, Sylvie Goulard s’exprime sur la crise culturelle actuellement traversée par l’Europe.
14 septembre 2012, Blog Trop Libre, “La légitimation des décisions est LA question du moment en matière européenne”, Sylvie Goulard s’exprime sur les questions de gouvernance économique et de démocratie au sein de l’UE.
7 septembre 2012, Libération, “C’est un signal majeur envoyé aux marchés”, Sylvie Goulard salue la décision tant attendue de la BCE sur le rachat de dette publique.
“De l’Allemagne, trop de gens parlent pour ne rien dire”, contribution de Sylvie Goulard à la lettre d’information de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (juin 2012) en page 8.
4 juin 2012, Agefi, “Un rapport parlementaire recommande l’émission immédiate de bons du Trésor européens”, reprise concise de la mutualisation des dettes voulue par Sylvie Goulard qui plaide à moyen terme pour la création d’un «Comité Delors bis».
1er et 2 Juin 2012, Les Echos, “Euro-obligations, un concept aux multiples facettes”, quelques explications sur les trois pistes de travail proposées par Sylvie Goulard dans son rapport sur l’introduction des euro-obligations.
24 mai 2012, Libération, “Le clivage est plutôt Nord – Sud que droite – gauche”, Sylvie Goulard prône une mutualisation de la dette européenne via la création d’eurobonds.
22 mai 2012, DGAPanalyse, “Frankreich und Deutschland angesichts der Eurokrise – Zweifel an Diagnose und Strategie”, note de Sylvie Goulard sur la méthode franco-allemande de résolution de crise.
16 mai 2012, Nouvel Obs, “Hollande – Merkel : pourquoi la France n’est pas en position de force en Europe” Vingt-septième contribution de Sylvie Goulard. Mieux comprendre les différences de vision françaises et allemande permettre une meilleure coopération entre Hollande et Merkel pour définir le projet européen et mener les réformes nécessaires.
10 mai 2012, Le Monde, “Urgente démocratisation des institutions”, tribune de Sylvie Goulard qui montre que l’Europe, enceinte d’une Union politique, hésite entre le “déni de grossesse” et la “délivrance”. Elle remet les efforts de François Hollande dans une perspective européenne.
7 mai 2012, Debating Europe, Have the French and Greek elections broken the consensus for austerity ?, jeu de questions (internautes)/réponses(Sylvie Goulard) sur la gouvernance économique de la zone euro.
7 mai 2012, Le Pélerin, “M. le Président, restaurez l’esprit européen”, message de Sylvie Goulard adressé au nouveau président de la République qui doit “restaurer un bon esprit” européen à Bruxelles.
4 mai 2012, L’Europe, le « post-it » sur le frigo ? Réflexions de Sylvie Goulard suite au débat présidentiel du 3 mai.
4 mai 2012, IPSI (Istituto per gli studi di politica internazionale), “Sarkozy, Hollande and the end of “Merkozy”.
3 mai 2012, La Croix, “Le couple italo-allemand peut-il remplacer le couple franco-allemand en Europe ?” Interview de Sylvie Goulard qui observe une forte convergence d’Angela Merkel et de Mario Monti en matière de gouvernance économique européenne.
3 mai 2012, Libération, “La Force de la France, c’est son ouverture”. Tribune de Sylvie Goulard en réponse à certains discours de campagne qui privilégient les intérêts de court terme sur la tradition européenne et universelle qui a fait la grandeur de notre pays.
30 avril 2012, Le Nouvel Obs, “Nicolas Sarkozy ou l’escroquerie des frontières” Sylvie Goulard s’interroge sur le changement de position du président Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l’Allemagne, des frontières nationales et de l’Europe en général.
24 avril 2012, Nouvel Obs, “Sarkozy ou Hollande peuvent-ils réconcilier les Français avec l’Europe ?” Vingt-cinquième contribution de Sylvie Goulard qui expose la tâche urgente du prochain Président de la République : assainir les finances publiques, restaurer la compétitivité nationale tout en permettant à l’Europe de renouer avec ses objectifs initiaux de prospérité, d’emploi et de bien être des populations.
19 avril 2012, Financial Times, “France must set aside the spirit of Asterix.” Article de Sylvie Goulard. Lire.
18 avril 2012, Nouvel Obs, “Laissez la BCE tranquille, retroussez vos manches !” Vingt-quatrième contribution de Sylvie Goulard qui rappelle que le débat autour du mandat de la BCE ne peut avoir lieu sans aborder trois questions précises ni avoir à l’esprit l’histoire de sa construction.
16 avril 2012, La règle du jeu, “Le Front national, parti anti-système ? Témoignage européen” Sylvie Goulard signe la cinquante-cinquième idée de la campagne du site La règle du jeu pour faire baisser le Front national.
5 avril 2012, Nouvel Obs, “Faible croissance en France : retrouvons le goût du risque et de l’investissement !” Vingt-troisième contribution de Sylvie Goulard qui porte sur les moyens de renouer avec une croissance durable. Lire.
24 mars 2012, Nouvel Obs, “Présidentielle : une très incertaine idée de l’Europe” Vingt-deuxième contribution de Sylvie Goulard qui regrette l’absence d’Europe dans la campagne présidentielle française.
16 mars 2012, Nouvel Obs, “Schengen ou Le Pen, Nicolas Sarkozy doit choisir” Vingt-et-unième article de Sylvie Goulard qui alerte sur l’importance d’aborder avec précision les accords Schengen.
à ajouter -> chercher le lien
12 mars 2012, Nouvel Obs, “Nicolas Sarkozy à Villepinte : l’Europe attaquée, la France dans la poussière” Vingitème article de Sylvie Goulard qui revient sur le volte-face du président-candidat sur l’Europe, à l’occasion de son discours prononcé hier à Villepinte.
8 mars 2012, Nouvel Obs, “L’égalité hommes-femmes dans l’UE est aussi importante que l’équilibre budgétaire” Dix-neuvième article de Sylvie Goulard qui interpelle les gouvernements des Etats membres sur l’absence de femmes au sein des instances décisionnelles de la BCE.
6 mars 2012, Nouvel Obs, “Un pacte européen contre Hollande serait antidémocratique” Dix-huitième article de Sylvie Goulard au sujet des rumeurs du refus de certains chefs d’Etat de rencontrer le candidat socialiste à la présidentielle.
28 février 2012, Nouvel Obs, “Europe et démocratie : l’illusion référendaire” Dix-septième article de Sylvie Goulard qui revient sur l’inopportunité des référendums nationaux lorsqu’il s’agit de questions techniques qui concernent l’ensemble des européens.
14 février 2012, Le Monde, “Réconcilier les Européens avec l’Europe” Article co-rédigé par Sylvie Goulard et Mario Monti, Premier ministre italien, à l’occasion de l’intervention de ce dernier, en session plénière à Strasbourg. Dans le contexte actuel écrivent-ils, l’UE a besoin de plus de démocratie et d’une collaboration plus étroite entre les différentes institutions.
7 février 2012, Nouvel Obs, “Merkel/Sarkozy : pourquoi leur connivence partisane est une faute de goût” Seizième article de Sylvie Goulard qui exprime sa réserve vis-à-vis du soutien d’Angela Merkel à l’égard de Nicolas Sarkozy.
3 février 2012, Pauvreté et gouvernance économique : les priorités des Européens sont mes priorité
Les résultats de l’Eurobaromètre mené en novembre dernier sont tombés : la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale se situent, pour 49% des Européens interrogés, au premier plan des préoccupations.
La coordination des politiques économique, budgétaire et fiscale arrive en deuxième position avec 37%, soit une augmentation de 9 points par rapport à l’enquête précédente.
Cette étude conforte ma volonté constante, depuis mon élection, d’agir en priorité sur ces dossiers. La crise accroît chaque jour l’urgence. En 2008, selon Eurostat, 17% de la population de l’UE était menacée de pauvreté. Suite…
1er février 2012, Nouvel Obs, “Nouveau traité européen : l’euro vaut bien une messe” Quinzième article de Sylvie Goulard qui décrypte les enjeux du nouvel accord conclu le 30 janvier dernier, par vingt-cinq Etats membres de l’UE, pour renforcer la gouvernance de l’Union économique et monétaire.
26 janvier 2012, Nouvel Obs, “Présidentielle : plaidoyer pour une élection ouverte sur l’Europe et le monde” Quatorzième article de Sylvie Goulard qui encourage les candidats à l’élection présidentielle à replacer l’Europe au coeur du débat politique. Lire.
19 janvier 2012, Nouvel Obs, “Les agences de notation diabolisées… parce qu’elles dérangent ?” Treizième article de Sylvie Goulard tendant à réhabiliter le rôle des agences de notation.
12 janvier 2012, Nouvel Obs, “Hongrie ou “l’Europe qui protège”… les tyrans ?” Douzième article de Sylvie Goulard visant à “décrypter” les enjeux de la campagne présidentielle.