Auteur/autrice : julien

  • International Advisory Panel on Biodiversity Credits (IAPB)

    International Advisory Panel on Biodiversity Credits (IAPB)

    Dirigeants : Co-présidé par Dame Amelia Fawcett et Sylvie Goulard.

    L’International Advisory Panel on Biodiversity Credits (IAPB) est un panel consultatif international indépendant sur les crédits de biodiversité. Lancé en juin 2023 par la France et le Royaume-Uni, il vise à favoriser la création et le développement de marchés de crédits de biodiversité de haute intégrité, tout en promouvant des politiques et réglementations propices.

    Mission principale : Rassembler un réseau mondial d’acteurs (praticiens, gouvernements, académiciens, peuples autochtones et communautés locales) pour poser les bases d’un avenir « nature-positive ». Il s’aligne sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, en mobilisant des ressources financières pour stopper et inverser la perte de biodiversité.

    Activités clés : Processus ouvert et inclusif basé sur des recherches solides, des preuves scientifiques et les savoirs autochtones. Il met l’accent sur la participation effective des peuples autochtones et communautés locales, en respectant le consentement préalable, libre et éclairé (selon la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones).

    Pour plus de détails, visitez leur site :

  • Deutsch-Französisches Institut ( DFI )

    Deutsch-Französisches Institut ( DFI )

    Le Deutsch-Französisches Institut (DFI) est une fondation indépendante créée en 1954 à Ludwigsburg, en Allemagne, pour renforcer les relations franco-allemandes. Sa mission principale est de promouvoir la compréhension mutuelle entre les deux pays par le biais de la recherche, de l’éducation et de la coopération sociétale. Parmi ses activités clés : une bibliothèque France unique avec 600 000 articles de presse, des bourses et stages pour étudiants, des formations pour entreprises, des analyses politiques pour les médias et les administrations, ainsi que des projets innovants comme des partenariats municipaux (jumelages) et des initiatives climatiques comparatives entre l’Allemagne et la France. Le DFI joue un rôle essentiel dans le débat scientifique et la coopération transfrontalière, via des publications, conférences et podcasts.

    Sylvie Goulard occupe un rôle clé en tant que présidente depuis 2020. Elle est impliquée de longue date dans l’institut, où elle contribue à renforcer les relations franco-allemandes à travers des analyses politiques, des conférences et des publications. Par exemple, elle anime des débats sur l’Europe et les défis bilatéraux, comme lors d’émissions radio ou d’événements du DFI, et elle a récemment commenté l’importance du « momentum » franco-allemand pour l’avenir de l’Union européenne. En parallèle, elle travaille au ministère français des Affaires étrangères depuis fin 2022, ce qui enrichit son expertise sur les questions transfrontalières.

    Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site du DFI :

  • L’enlèvement d’Europe

    L’enlèvement d’Europe

    Chronique européenne du large n°24

    30 mai 2009

    Les élections européennes devraient appeler un débat européen. Près de 400 millions d’électeurs vont se prononcer le même jour mais, des discussions qui se tiennent dans le reste du continent, nous n’entendons qu’un écho assourdi. Les ressortissants des autres Etats membres vivant en France possèdent le droit de vote et sont éligibles. Qui le sait ? Du côté du ministère de l’Intérieur, le secret a été bien gardé. Peu de maires ont pris la peine de les inciter à voter. On les oblige à se réinscrire sur les listes électorales même s’ils ont participé à l’élection municipale l’an dernier. C’est consternant. Sur notre liste, Waltraud Esnée, une femme très engagée, née en Allemagne, représente la Sarthe. Je tenais à ce symbole qui nous évite d’être une équipe franco-française. En dépit du degré d’union que nous avons déjà atteint dans l’UE, les autres peuples européens existent à peine aux yeux des dirigeants nationaux. Ainsi, la relation franco-allemande a beau être présentée comme primordiale, les dirigeants découvrent en général « sur le tas », une fois devenus Président de la République ou Chancelier, les insondables mystères de l’autre. Le Chancelier Schröder a mis deux ans à comprendre qu’il ne pouvait snober les Français. La lecture de la presse allemande suffit à mesurer l’impact des faux pas de l’actuel Président de la République française*. Les hommes politiques d’aujourd’hui sont loin des Jean Monnet, Robert Schuman ou Alcide de Gasperi qui maîtrisaient plusieurs langues, connaissaient intimement plusieurs pays et, respectueux de leurs partenaires, les sondaient avant de lancer leurs desseins !

    Les pouvoirs publics commettent une grave erreur. Une nouvelle forme d’injustice sociale se profile : demain si nous n’y prenons pas garde, le fossé se creusera entre, d’un côté, les enfants des familles aisées, polyglottes, bien préparés à profiter de l’UE et de la mondialisation et, de l’autre, les personnes issues de familles modestes, enfermées dans des horizons restreints. L’historien Bronislaw Geremek, décédé l’an dernier, avait une jolie formule lorsqu’il disait « nous avons fait l’Europe, il nous reste à faire les Européens ». S’épanouir dans un monde ouvert, goûter la liberté de circuler dans toute l’Europe, d’y étudier, d’y travailler, exigera de plus en plus de parler les langues étrangères. Non pas d’ânonner un anglais rudimentaire mais de maîtriser correctement plusieurs langues, avec la dose d’efforts et d’humilité que cela représente. Rappelons au passage que la défense du français est à ce prix : quiconque, en France, se contente de pratiquer l’anglais sape, inconsciemment peut-être mais sûrement, la francophonie. C’est en parlant d’autres langues que l’anglais et le français que nous défendrons le mieux notre langue maternelle à l’échelle du monde. Pour des raisons politiques et économiques, l’apprentissage de l’allemand devrait être plus vigoureusement défendu, sans états d’âme. L’arrivée des nouveaux Etats membres aurait également dû inciter à enseigner les langues slaves au lieu de laisser tant de jeunes apprendre l’espagnol qui ne leur ouvrira pas tant de débouchés que l’on dit. L’expérience personnelle d’un environnement pluriculturel sera aussi de plus en plus nécessaire : travailler avec des personnes venant d’autres pays, vivre avec elles dans un espace politique comme l’UE, ne s’improvise pas, cela s’apprend. Les programmes Erasmus, Erasmus Mundus ou Leonardo ont commencé à ouvrir nos cursus vers le grand large. Et le Parlement européen s’est battu, au cours de la dernière législature, pour que les gouvernements européens ne réduisent pas les crédits Erasmus comme ils en avaient génialement eu l’intention au moment de l’arrivée de 12 nouveaux pays. En France, de nombreuses régions ou départements financent aussi des bourses d’échanges ou des voyages, tandis que de nombreux professeurs de langues dévoués continuent d’emmener leurs élèves en voyage, en dépit de tracasseries croissantes. Mais tout ceci est insuffisant. Les langues étrangères demeurent le parent pauvre de l’éducation nationale. Encore et toujours, notre pays continue à avoir peur de la diversité. Dans les communes du Sud-Ouest où résident tant de « native speakers » (des « locuteurs de naissance », britanniques notamment), cette ressource n’est pas assez utilisée. La télévision diffuse des films doublés. Quant au journal télévisé, aucune chance d’y entendre jamais Zapatero ou Obama en V.O. Une fois élue au Parlement européen, je me battrai contre ces archaïsmes. Je m’attacherai à ce que l’on donne à tous les jeunes, quel que soit leur milieu d’origine, une chance d’apprendre des langues (au pluriel), de goûter l’Europe, ses cultures et ses merveilles. Les jeunes le réclament. Ne les décevons pas. Ainsi, j’ai participé hier soir, en Charente-Maritime, à une réunion publique en anglais organisée par des Jeunes Démocrates désireux d’ouvrir nos débats politiques européens à des non français. La lumière était douce. La discussion avec les Britanniques apaisée. Great !

    Tschüss. Ciao a tutti.

    Sylvie Goulard

    * De l’Union de la Méditerranée conçue comme une zone d’influence française d’où les Allemands étaient exclus, au légendaire commentaire « la France n’est pas le pays qui a inventé la Shoah », vite oublié en France, présent dans bien des esprits en RFA.

  • Pauvreté, un combat européen à mener avec les démunis – Institut Jacques Delors

    Pauvreté, un combat européen à mener avec les démunis – Institut Jacques Delors

    En Europe, le nombre des démunis reste bien trop élevé. L’Union européenne (UE) et les États membres, qui se sont fixé un objectif collectif de baisse de la pauvreté avant la crise, doivent se saisir de cette question. C’est un enjeu économique, de compétitivité autant qu’un défi humain et social. Un sursaut européen appelle la participation des pauvres et des exclus aux politiques qui les concernent.

    Dans cette tribune, Sylvie Goulard, ancienne présidente de l’intergroupe de lutte contre la pauvreté du Parlement européen (2010-2017) et ancienne ministre des armées, rappelle que la lutte contre la pauvreté renvoie à la question du sens de l’intégration européenne : quel type de société voulons-nous bâtir ensemble ? Après un panorama rapide des inégalités et de la pauvreté, elle pose la délicate question du niveau approprié d’action publique : l’UE, au nom de l’égalité ? Les États, au nom de la subsidiarité, au risque de perpétuer l’unanimité en matière fiscale qui limite la redistribution ? Enfin, elle insiste sur la méthode choisie pour lutter contre la pauvreté, politiques qui doivent être conçues avec les personnes démunies.

  • Brexit : la naissance du purgatoire ? – Le Point

    Brexit : la naissance du purgatoire ? – Le Point

    Après que les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont fait miroiter, lors du référendum, un choix binaire entre l’enfer (européen) et le paradis (national), assistons-nous à la naissance du purgatoire ? Toutes proportions gardées, la situation rappelle l’apparition progressive et tortueuse, au Moyen Âge, d’un lieu intermédiaire de l’au-delà, fort bien décrite par l’historien Jacques Le Goff.

    Un accord amiable avec les 27 suppose que les Britanniques assument les conséquences de leur choix. C’est loin d’être acquis. Avant même de négocier les modalités de la coopération future, trois questions sont en discussion, d’ici décembre, pour organiser la séparation. La situation des citoyens européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE semble en voie d’être réglée. Les aspects financiers font l’objet d’un marchandage dont l’issue est d’autant plus incertaine que l’opinion britannique n’est pas préparée à l’effort requis. Reste la question du destin de l’Irlande, qui est, de loin, la plus délicate. À ce stade, Teresa May fait deux promesses inconciliables : d’un côté, l’absence de frontière avec la République d’Irlande ; de l’autre, la sortie du Royaume-Uni tout entier du marché commun et de l’union douanière. La négociation pourrait fort bien capoter sur ce point, l’île ayant été longtemps déchirée par des conflits auxquels la signature des accords du Vendredi saint, adossés à l’UE, a permis de mettre un terme en 1998.

  • L’heure H : L’interview de Sylvie Goulard – BFM Business

    L’heure H : L’interview de Sylvie Goulard – BFM Business

    Retrouvez ici en intégralité l’interview de Sylvie Goulard par Hedwige Chevrillon pour l’émission l’heure H sur BFM Business.

  • Relance de l’Europe : un accord franco-allemand est possible – Les Echos

    Relance de l’Europe : un accord franco-allemand est possible – Les Echos

    Les réticences allemandes à une réforme de la zone euro sont mal comprises. Si la France tient ses promesses de réforme, les Allemands entendront les propositions d’ouverture d’Emmanuel Macron.

    Le président de la République a tenu à la Sorbonne un discours majeur sur l’Europe. Peu avant, le peuple allemand élisait un Bundestag moins homogène. Angela Merkel va-t-elle saisir la main tendue ?

  • Tirer les leçons du Brexit – Revue Etudes

    Tirer les leçons du Brexit – Revue Etudes

    En juin 2016, les Britanniques ont décidé par référendum de quitter l’Union européenne. La coopération européenne étant fondée sur le libre accord des volontés, ils en avaient la faculté. Leur décision marque-t-elle une victoire de la démocratie ou le triomphe de la démagogie ? L’Histoire tranchera. Mais, d’ores et déjà, quelques enseignements peuvent être tirés de cet événement.

    Les conditions d’organisation du référendum n’ont guère permis aux électeurs britanniques de se faire une idée objective des enjeux. Entré dans la Communauté économique européenne (CEE) en 1973 sur un malentendu, le Royaume-Uni la quitte sur un fantasme. Certains s’en réjouissent en raison du rôle peu constructif que, trop souvent, ce pays a joué. Mais l’attitude de Londres a longtemps permis aux autres capitales de cacher leur propre manque d’engagement. Les Britanniques nous placent au pied du mur.

  • Europe : si nous étions plus fiers… – Le Point

    Europe : si nous étions plus fiers… – Le Point

    Alors qu’une députée s’exprime à la tribune du Bundestag, Angela Merkel quitte sa place pour aller bavarder avec un parlementaire. D’une voix ferme, le président Norbert Lammert la rappelle à l’ordre, en l’invitant à poursuivre sa conversation hors de l’hémicycle. Anecdotique ? Sans doute mais ce bref échange, encore visible sur le Net, en dit long sur la démocratie allemande.

    Comme d’autres Premiers ministres de démocraties parlementaires, la chancelière siège à la Chambre des députés. Puissante et respectée, Angela Merkel n’en est pas moins soumise aux règles.

  • La disparité demeure et nuit à l’économie – Il Tempo delle Donne

    La disparité demeure et nuit à l’économie – Il Tempo delle Donne

    La faible croissance de l’économie est souvent imputée aux contraintes européennes, d’où la demande récurrente d’une plus grande «flexibilité» budgétaire. Réduire davantage le déficit sans garantir une meilleure utilisation de l’argent public n’est cependant qu’une solution pratique, susceptible de gonfler la dette au détriment des générations futures.
    Au lieu de cela, il existe un réservoir de développement important qui pourrait être mieux exploité: une étude de l’OCDE montre depuis des années, étayée par des résultats chiffrés, l’impact positif sur la croissance d’une forte politique de réduction des inégalités entre les sexes.