Auteur/autrice : julien

  • Le Monde, L’euro, la France et les magiciens

    Le Monde, L’euro, la France et les magiciens

    Sylvie Goulard recommande la lecture de l’excellent papier d’Alain Frachon : faire de l’euro la cause de tous nos maux, et escompter des bienfaits de sa disparition, relève d’une illusion.

  • L’euro, la France et les magiciens

    L’euro, la France et les magiciens

    Sylvie Goulard recommande la lecture de l’excellent papier d’Alain Frachon : faire de l’euro la cause de tous nos maux, et escompter des bienfaits de sa disparition, relève d’une illusion. Lire l’article.

  • L’euro, la France et les magiciens

    L’euro, la France et les magiciens

    21 février 2014, Le Monde: « L’euro, la France et les magiciens« .

    Sylvie Goulard recommande la lecture de l’excellent papier d’Alain Frachon : faire de l’euro la cause de tous nos maux, et escompter des bienfaits de sa disparition, relève d’une illusion.

  • Geneviève de Gaulle-Anthonioz au Pathéthon

    Geneviève de Gaulle-Anthonioz au Pathéthon

    21 février 2014, Geneviève de Gaulle-Anthonioz au Pathéthon

    L’intergroupe lutte contre l’extrême pauvreté – comité Quart Monde du Parlement européen salue l’entrée du Panthéon, à Paris, de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Au-delà de la grande résistante, c’est l’action inlassable d’une femme au service des plus démunies qui est honorée.
    Que sa constance et son courage inspirent ceux qui, au niveau européen, œuvrent pour faire reculer la misère. 

  • Chronique du Sud Est n° 1 – La France, l’Europe et les petits lapins

    Chronique du Sud Est n° 1 – La France, l’Europe et les petits lapins

    Le climat qui entoure les élections européennes est indigne de la France. Notre pays est traditionnellement ouvert sur le monde, épris d’universel. Notre pays est aussi réputé pour être rationnel, cartésien. Pourquoi acceptons-nous un débat qui fait passer des sottises pour des vérités profondes ?

    Nous sommes en 2014, au 21ème siècle. Cette semaine, la Chine aurait dépassé les Etats-Unis. Son essor serait même plus rapide que prévu. C’est un immense bouleversement. L’Allemagne est la première puissance d’Europe. Dans ce contexte, promettre aux Français qu’ils s’en sortiraient mieux tout seuls, grâce au retour au franc et à la fermeture des frontières, est une vaste fumisterie. Ces idées se répandent parce que nombre de Français souffrent. Mais elles mèneraient notre peuple dans le mur. Comment croire un instant que 60 millions de Français pourraient obtenir plus, dans des négociations internationales, qu’une Union européenne forte de 500 millions d’habitants ? Pourquoi se priver de l’influence et des outils juridiques que nous donne, en Europe, la participation aux institutions européennes ? Comment occulter les conséquences pour notre consommation et nos exportations, d’une fermeture des frontières ?

    Nos téléphones portables ont, le plus souvent, été fabriqués en Asie. Nombre de logiciels et réseaux sociaux que nous utilisons chaque jour ont été créés en Amérique. L’Afrique nous alimente en énergie, en café, en chocolat. Ces continents sont aussi des clients pour nos avions Airbus, nos vins ou nos équipements, sans parler des touristes qui viennent en France en nombre. L’échange, avec nos voisins de la zone euro, sans risque de change, avec les pays lointains, nous enrichit.

    Bien sûr, l’Union européenne est imparfaite. Bien sûr, la zone euro est inachevée. Les renforcer, les rendre plus démocratiques est une urgence. Mais l’essentiel des problèmes français vient de France. « Bruxelles » n’est pas responsable de la mauvaise gestion de nos finances publiques, des failles de l’éducation nationale (relevées depuis des années par l’OCDE) ou du poids de nos charges sociales. La force de l’euro n’explique pas, à elle seule, le recul de nos exportations.

    Etre eurosceptique est désormais chic. Pour poser un diagnostic honnête, sans doute faudrait-il être un peu plus nationalo-sceptique, sans pour autant sombrer dans le défaitisme qui est devenu la marque des souverainistes. Car en proposant de quitter l’euro et l’UE, ce sont eux qui doutent de la France. Ils font comme si elle était incapable de tenir sa parole et d’évoluer. Ma conviction est qu’au contraire, notre pays a un immense potentiel et peut reprendre sa place en Europe. Je le vois chaque jour dans mes visites de terrain. L’Europe aussi, qui est la seule construction démocratique supranationale au monde, au moment où la planète a besoin d’être gouvernée.

    Travaillons à construire, pas à détruire. Nous respecterons plus la grandeur de la France et l’esprit européen qu’en cherchant le salut, comme des petits lapins, au fond de notre terrier.

  • Chronique du Sud-Est n° 10 – Au delà de l’épouvantail

    Chronique du Sud-Est n° 10 – Au delà de l’épouvantail

    L’ouverture de négociations de libre échange avec les Etats-Unis suscite des réactions très vives. Certains partis ont décidé d’en faire un épouvantail pour drainer des voix, en jouant sur la peur. C’est dommage car le sujet mérite un débat plus argumenté.

    Le premier reproche est l’opacité. Les négociations se dérouleraient « à l’insu des peuples ». Vu les enjeux, sans doute le débat a-t-il été insuffisant mais il n’y a pas eu dissimulation. La Commission européenne négocie sur mandat des ministres du commerce extérieur, membres de gouvernements responsables devant les Parlements nationaux. Tout au plus s’agit-il, encore une fois, d’un de ces cas où l’indolence cède soudain la place à une prise de conscience d’autant plus violente que la technicité des enjeux, comme les préjugés contre les « anglo-saxons », encouragent toutes les simplifications.

    Le site du ministère français du commerce extérieur fait apparaître qu’en France, une consultation a eu lieu début 2013. Près de 300 entreprises, fédérations professionnelles et particuliers ont répondu. Cet exercice révèle un soutien massif à l’accord, les principales demandes portant sur des aspects règlementaires (chimie, pharmacie, cosmétique, étiquetage, protection intellectuelle). De nombreux secteurs réclament aussi l’accès aux marchés publics américains (ferroviaire, énergie, aéronautique, nucléaire, pharmacie, textile). Certains secteurs sont plus réticents (l’automobile par exemple). Des préoccupations ont été exprimées sur les normes alimentaires (bœuf aux hormones, OGM, poulet chloré notamment). Sur ces derniers points, le négociateur européen Karel de Gucht a répété à plusieurs reprises, publiquement, qu’il n’était pas question d’accepter l’entrée de ces aliments dans l’UE.

    Nos producteurs aimeraient pouvoir satisfaire la forte demande qui existe aux Etats-Unis, par exemple pour le vin français. C’est ce que j’ai pu constater sur le terrain, récemment, avec des viticulteurs des Baux de Provence. Les opposants à l’accord s’insurgent que les Américains utilisent les noms de « Champagne » ou « Chablis » sans respect des indications d’origine géographique. Rien ne dit que, par cette négociation, nous arriverons à les convaincre d’adopter nos règles : aux Etats-Unis, les indications géographiques sont perçues comme des mesures protectionnistes ! Mais rien ne dit non plus que tout est perdu d’avance. Si nous ne concluons pas d’accord du tout, qui empêchera les Américains de continuer à usurper ces dénominations sur le marché mondial ? Cela vaut la peine d’essayer, en s‘appuyant sur la partie de la société civile américaine sensible à la qualité de l’alimentation en Europe. L’accord qui vient d’être signé avec le Canada, pays lui aussi dépourvu de terroirs, au sens européen, protège certaines indications. C’est un progrès qui pourrait utilement servir de référence.

    Au Parlement européen aussi, le sujet a été publiquement débattu. Un vote a réuni une majorité favorable à l’ouverture de ces négociations. Il y a assurément des arguments pour et des arguments contre. Pour : l’UE est la première puissance commerciale du monde. Il n’y a donc aucune raison d’aborder les négociations commerciales en position de faiblesse. Donner l’accès à un marché de 500 millions de consommateurs solvables représente, pour nos négociateurs, un levier considérable. En outre, notre continent connaît une croissance extrêmement faible. Il est trop facile de se dire préoccupé par le chômage tout en refusant des débouchés potentiels pour nos productions. Contre : des discussions multilatérales, n’excluant pas le reste du monde, seraient préférables. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) reste l’enceinte la plus appropriée pour négocier en associant toutes les parties, la Chine, les autres pays émergents, les pays moins avancés. Mais il est vrai aussi que l’OMC s’est enlisée. Les Américains négocient de leur côté avec l’Asie. Nous devons, d’une manière ou d’une autre, rester dans la course et peser sur les choix globaux. Cela valait donc la peine d’ouvrir des négociations, en définissant fermement nos positions, ce qui ne signifie pas qu’il faut les conclure à tout prix !

    En matière d’accords internationaux européens, le Parlement européen a un droit de veto qu’il n’a pas hésité à utiliser pour bloquer l’accord Swift, relatif à l’échanges de données avec les Etats-Unis, ou encore l’accord ACTA sur la contrefaçon. Le filet de sécurité existe donc, à condition d’envoyer au Parlement européen des députés influents. En commission économique et monétaire, nous avons par exemple organisé un suivi des aspects relatifs aux services financiers que les Américains, à ce stade, entendent exclure du champ de cet accord. Il y a matière à négocier.

    Une autre question délicate est celle du recours à des panels d’arbitrage privés destinés à protéger les investisseurs. Ces dispositions sont présentées par les adversaires de l’accord comme une forme de démission des autorités démocratiques devant les grandes multinationales anglo-saxonnes. C’est caricatural. Peut-être faudrait-il expliquer que ces clauses, anciennes, figurent dans des milliers d’accords de protection des investissements, y compris en Europe. Elles étaient destinées, au départ, à protéger les investisseurs contre les discriminations dont sont parfois l’objet les étrangers. Elles avaient tout leur sens quand les partenaires commerciaux concernés n’avaient pas de justice fiable. Il ne faut évidemment pas les accepter en l’état, dans un accord avec les Etats-Unis, pays démocratique dont la justice est indépendante et… les cabinets d’avocat très puissants. On peut refuser ce point précis.

    En réalité, cet accord avec les Etats-Unis dérange parce qu’il place un miroir devant nos visages. Les Européens sont-ils prêts à prendre des responsabilités politiques à la hauteur de leur poids commercial ? Sont-ils capables, comme tant d’entre eux le prétendent, de se battre pour infléchir la mondialisation ?

    Cette négociation souligne le terrible inachèvement du marché intérieur et de l’union économique et monétaire. Elle appelle plus de débat démocratique car elle touche à des choix de société. Nombre de nos partenaires, à commencer par les Allemands et les Anglais y tiennent beaucoup. J’y vois pour ma part une formidable occasion, pour un gouvernement français qui le voudrait, de reprendre la main en Europe. Chiche ?

  • pas nulle l’Europe surtout si elle était fédérale

    Sylvie Goulard, pas nulle l’Europe surtout si elle était fédérale

    Sylvie Goulard au PE fevrier 2014

    Les débats du Parlement n’interdisent pas le sourire          © European Union 2014-EP

    Bon je vous l’accorde le coup du « pas nulle l’Europe » est franchement facile. Fine allusion au bouquin l’Europe pour les nuls  que Sylvie Goulard a commis. Car si l’en est une qui est tombée dans la marmite européenne, c’est bien cette énarque, universitaire et arrivée en politique grâce à l’Europe. Elle a présidé le Mouvement européen en France, travaillé pour l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, écrit avec Mario Monti un ouvrage sur la démocratie en Europe. Une Europe que cette militante du groupe Spinelli verrait sans aucun doute plus fédérale qu’intergouvernementale. Cette femme, l’une des rares françaises (ou français) à posséder plusieurs langues, est une vraie militante de l’Europe dont elle connait aussi bien les faiblesses que les arcanes. Et pour son engagement politique, elle choisira naturellement pourrait-on, dire le Centre. Des racines chrétiennes de l’Europe aux valeurs de démocratie et d’état de droit, la destination politique était toute tracée. Et Sylvie Goulard ne s’est pas contenté d’écrire, d’observer et de discourir. Elle a mis les mains dans le cambouis, avec plusieurs rapports très techniques à défaut d’être sexy sur les obligations dites de stabilité ou sur la surveillance budgétaire dans la zone euro.

    Pensez-vous avoir joué un rôle important lors de cette mandature ? Avoir été écouté ?

    Au Parlement européen, on est considéré quand on joue un jeu collectif. Ayant été, tout au long de ma mandature, coordinateur du groupe ADLE pour les questions économique et monétaires, je crois avoir tenu toute ma place dans diverses équipes. – Les coordinateurs organisent le travail, répartissent les rapports, sont les porte-paroles, par défaut, de leur groupe. Ils sont l’interface avec les médias, les autres institutions, les secteurs concernés par la législation. La Commission ECON (économique et monétaire) a joué un rôle particulièrement important durant cette mandature. Nous avons adopté de nombreux textes réformant les règles de fonctionnement de la zone euro et encadrant la finance. – J’ai été moi-même membre de plusieurs équipes de rapporteurs sur des textes législatifs complexes : « 6 pack » et « 2 pack » réformant la gouvernance de la zone euro ; directive sur la solvabilité des assurances ; création des autorités de supervision des marchés, assurances et banques puis de l’autorité de supervision des banques rattachée à la BCE. J’ai également été en charge du rapport d’initiative du Parlement sur les eurobonds. En Commission agriculture et développement rural, je me suis donnée comme priorité la défense d’une viticulture de qualité ; nous sommes arrivés à préserver les droits de plantation.

    Votre plus belle réussite, fierté, gros coup ?

    J’ai mené une bataille très dure contre les ministres des finances et le Conseil européen pour éviter que le directoire de la BCE soit uniquement masculin. Avec des collègues des deux sexes, nous sommes arrivés à réunir un vote massif de la plénière du Parlement sur ce sujet. Désormais, deux femmes ont été désignées à des postes clés, du directoire et de la supervision bancaire. La BCE a pris des mesures internes pour promouvoir une plus grande diversité. C’est une question de justice vis-à-vis des jeunes femmes très bien formées dont la carrière est ralentie quand il s’agit d’accéder à des postes de responsabilité. C’est aussi une question de représentativité des institutions européennes : elles doivent ressembler à la société et non en être coupées

    Votre plus beau loupé, flop ?

    Les responsables nationaux et européens tardent à prendre conscience des ravages de la montée des inégalités, de la pauvreté et de l’exclusion. Présidente de l’intergroupe de lutte contre l’extrême pauvreté depuis 2011, j’ai multiplié les initiatives : pour faire comprendre que les politiques de lutte contre la misère doivent impliquer les personnes démunies ; pour rendre les politiques économiques moins indifférentes aux conséquences sociales de la quête de compétitivité et, dans le même temps, mieux à même d’utiliser tous les talents ; faire venir au Parlement Européen, qui est la maison de tous, des exclus (une chorale nantaise de SDF a chanté dans l’hémicycle). Mais c’est un chantier sans fin, où il faut dépenser énormément d’énergie pour des résultats parfois décevants.

    Par Dominique Voegele | Publié le 18/02/2014 sur le site Géopolis, FranceTVInfo

  • Avantgarde der Euro-Zone; Zwölf französische Politiker präsentieren radikalen Vorschlag

    Avantgarde der Euro-Zone; Zwölf französische Politiker präsentieren radikalen Vorschlag

    CHRISTIAN WERNICKE

    15 February 2014

    Süddeutsche Zeitung

    Paris – Mit ehrgeizigen Vorschlägen für die Gründung einer „politischen Euro-Gemeinschaft“ haben ein Dutzend französischer Politiker und EU-Experten am Freitag versucht, die erlahmte Europa-Debatte in Frankreich neu zu beleben. Dabei macht sich die so genannte „Groupe Eiffel Europe“ für ein ambitioniertes Kerneuropa aus den bisher 18 Euro-Ländern stark. Deren mehr als 330 Millionen „Euro-Bürger“ sollten eine eigene politische Versammlung wählen können, die als Parlament wiederum eine Art Euro-Regierung küren würde. Nur durch eine solche fundamentale Demokratisierung der Euro-18, so glauben die zwölf Verfasser des Papiers, könnten die gemeinsame Währung und die EU insgesamt nach der Euro-Krise den Rückhalt der Bürger zurückgewinnen.

    Die überparteiliche Eiffel-Gruppe beklagt, das EU-Gründerland Frankreich habe in den vergangenen 20 Jahren eine überwiegend „defensive Haltung“ eingenommen und auch deutsche Ideen zur Weiterentwicklung Europas „brutal ausgebremst“. Die Nation müsse nicht nur im Inland vermehrt Wirtschaftsreformen vorantreiben, sondern mental „endlich seinen Platz finden“ in einer globalisierten Welt. Sylvie Goulard, Europa-Abgeordnete der liberalen Fraktion und Initiatorin der Eiffel-Gruppe, will „Frankreichs Europadiskussion neu beginnen“, in der vor den Europawahlen im Mai bisher vor allem linke wie rechte Euro-Gegner den Ton angeben. Die Denkschrift ist zugleich eine französische Erwiderung auf den Vorstoß der „Glienicker Gruppe“ vom vergangenen Herbst, bei dem elf deutsche Ökonomen und Politikwissenschaftler den „Aufbruch in die Euro-Union“ gefordert hatten. Die Eiffel-Gruppe beklagt, die Währungskrise der vergangenen Jahre habe „den Euro zur Quelle einer politischen Spaltung“ zwischen Nord und Süd werden lassen. Krisenpolitik und Sparpakete seien in einem „politisch-technokratischen Wirrwarr“ und ohne genügend demokratische Legitimität umgesetzt worden. Direkt an Berlin gewandt warnen die zwölf Franzosen, das Schicksal des Euros und einiger Länder habe phasenweise allein in den Händen deutscher Institutionen wie Bundestag und Verfassungsgericht gelegen: „Das ist weder gut für Deutschland, das dadurch in eine hegemoniale Position versetzt wird, noch für die Partner, die darauf reduziert werden, sich deutschen Anweisungen zu fügen.“

    Als Ausweg schlagen die Autoren die Flucht nach vorn vor – hin zu einer föderalen Euro-Gemeinschaft mit direkt gewähltem Parlament und einer Regierung. Diese „politische Euro-Gemeinschaft“ solle einen eigenen Haushalt haben, finanziert mit eigenen Einnahmen etwa aus einer CO&sub2;-Steuer. Die Eiffel-Gruppe möchte dieses neue Kerneuropa innerhalb der EU gründen, also als eine Art Avantgarde im Rahmen der bestehenden Institutionen. Für den Fall, dass dies andere EU-Nationen wie Großbritannien oder skandinavische Staaten ablehnten, müsse die Euro-Gemeinschaft neben der EU wachsen. In jedem Fall würden die Vorschläge eine grundlegende Revision der EU-Verträge erfordern – etwas, das die aktuelle Regierung in Paris und Präsident François Hollande aus Angst vor einem erneuten Referendum scheuen.

    Gedacht ist an ein Kerneuropa mit eigenen Wahlen

    Süddeutsche Zeitung GmbH

  • Kein Unterschied zu Merkel

    Kein Unterschied zu Merkel

    12 février 2014, taz.de

    Kein Unterschied zu Merkel, dans cette interview le député européen Jürgen Klute (GUE/NGL) parle des efforts de la part de Sylvie Goulard pour reformer l’Union européenne.

  • Chronique du Sud-Est n°3 “Ensemble, nous formons la meilleure équipe du monde”

    Chronique du Sud-Est n°3 “Ensemble, nous formons la meilleure équipe du monde”

    Chronique du Sud-Est n°3 “Ensemble, nous formons la meilleure équipe du monde”

    A l’occasion du 9 mai, date de la déclaration de Robert Schuman, en 1950, le Nouvel Observateur m’a demandé de répondre, pour son site, à deux questions : pourquoi croyez-vous au rêve européen? Quelle est la mesure prioritaire à vos yeux ? Mes réponses sont groupées dans cette 3ème chronique.

    Je crois au rêve européen parce que l’Europe existe déjà. Partout des villes, des universités, des cafés, semblables et pourtant différents, lui donnent son charme singulier. Partout des écoles, des hôpitaux, des jardins publics sont accessibles à tous. Je voudrais que l’Europe reste ce continent solidaire où il fait bon vivre.

    Je crois au rêve européen parce qu’il y a, entre nous, des liens plus profonds qu’on ne dit. Des oiseaux de malheur ont érigé, entre des peuples frères, des barrières artificielles. A nous d’opposer aux souverainistes l’histoire et l’humour. Souvenons-nous que la Lorraine a rejoint la France fortuitement, à la suite du mariage d’une Habsbourg, et que les Bourguignons ont poursuivi Jeanne d’Arc autant que les Anglais.

    Je crois au rêve européen parce que tant de jeunes gens doivent à l’Europe unie la vie sauve. Devant les noms de leurs aînés, alignés sur des pierres froides, je me sens dépositaire d’un héritage fragile, d’un lumignon qu’un souffle mauvais pourrait éteindre. Le président russe nous le rappelle.

    Je crois au rêve européen parce que l’Europe fait rêver. A Tokyo, on joue du Bach et à New York, dans les musées, c’est Marseille qu’on admire, sous le pinceau de Cézanne. Je voudrais que l’Europe reste un foyer de création, tourné vers l’avenir.

    Je crois en l’Europe unie parce que le monde, vaste, changeant, appelle la naissance de nouveaux ensembles organisés. Parce que je fais confiance à des Européens d’autres pays avec qui j’ai travaillé.

    Avec eux, j’ai envie de bâtir quelque chose de grand, de neuf. Je n’ai pas peur. Ensemble, nous formons la meilleure équipe du monde.

    Alors s’il fallait proposer une seule mesure, ce serait l’apprentissage massif des langues étrangères et la multiplication des rencontres, à tous les niveaux de la société, à tous les âges.

    Pour faire l’Europe, pour bien gérer notre monnaie, pour parler au monde d’une seule voix, il faut d’abord se connaître, s’apprécier.

    Il faut se défaire de ses réflexes et de son orgueil.