Auteur/autrice : julien
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Europe hebdo sur le référendum en Italie et le PNR européen, un an après
Au sommaire de cette émission :
Italie : referendum La victoire du “non” au référendum constitutionnel italien constitue une défaite cuisante pour le Premier ministre Matteo Renzi. Celui qui avait lié son destin à l’issue du vote a présenté sa démission. Quelles seront les conséquences pour l’Italie et pour l’Union européenne ?
PNR : quelle efficacité ? Quelques mois après l’adoption par le Parlement européen du PNR, ce fichier regroupant les informations sur les passagers des vols entrant ou sortant de l’espace européen, quel est le bilan ? Faut-il aller plus loin ?
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Interview in The Parliament Magazine
Martin Schulz made waves – in the Brussels bubble at least – when he announced he would not be seeking a third term as European Parliament President. It’s true that according to the so-called ‘grand coalition’ struck between the EPP and S&D groups, the presidency should, come January, fall into EPP hands. This, however, has angered a number of MEPs, who have spoken out against the “backroom deals” reached to make important decisions, including who should be Parliament President.
While Parliament’s two largest groups have yet to put forward their official candidates, some unexpected faces have already thrown their hat into the race – a few weeks ago, it was the ECR group’s Helga Stevens and now, the ALDE group’s Sylvie Goulard.
Asked why she believes she is best suited to the post, Goulard insists she is “modest” but that “there needs to be a debate and we must ask ourselves what profile the best candidate for the job should have.”
She believes that just like in a company, there should be an outline of what kind of candidate is needed for the post – “a negotiator, or someone who is good at languages, and then look for someone who fits that profile. In Parliament, we skip this stage and just say we want this or that person, which doesn’t seem very professional to me.”
A central point of the French deputy’s campaign is that since Parliament’s first direct elections in 1979, only two of its 28 President have been women, most recently 15 years ago. “In 2016,” says Goulard, “parity and rotation – not domination – is a good thing. Hiring different types of people adds value to a team. A female President would help bring in new people.”
Currently, none of the EU institutions’ Presidents are women. Why? “Because we are locked into a co-option system. There should be a job description for the role of President, we should know what type of candidate we want and what we want them to achieve.”
She adds, “I strongly believe the institutions need to reconnect with the citizens, which Schulz started to do, by communicating with people through the media and in different languages. This is something we must carry on – changing people’s perceptions takes years – and as such we need people in place who have certain competences, who know the major EU member states well and who can communicate in different languages.”
Goulard, an MEP since 2009, previously as served as an adviser to European Commission President Romano Prodi, worked on European issue for France’s foreign affairs ministry, and is fluent in English, German and Italian.
At a time when Eurosceptic and populist parties are gaining ground across western countries, the EU – and, arguably, conventional politics in general – is often seen as struggling to regain people’s trust. Goulard acknowledges that these are peculiar times we live in. “If someone had said, two or three years ago, that the UK would leave the EU, Trump would be US President and Turkish President Erdoğan would be arresting people with no trial, people would have thought they were being dramatic. This is a very serious situation.”
However, she doesn’t believe people should be “vilified” for supporting increasingly tough, nationalist policies. “People are lost,” she says. “Take someone my age, in their 50s. The world I grew up in was completely different from today. There was a cold war and USSR domination. Today, the USSR no longer exists, although we still have Russia, and Europe is a unified candidate. But back then, there was no Islamism and the technologies we use daily didn’t exist.
“Some people weren’t lucky enough to have the tools to adapt to this new world, to learn the new skills that are needed, so they’re scared and they retreat to what is familiar to them: their country, city or region.”
It’s important that politicians reach out to these people, says Goulard, “and try to figure out how to explain to them that what they are doing is not in their interest, that instead they should try and remain confident and adapt to a changing world,” something she feels she would be well placed to do as Parliament President.
She says she learned a lot through her work leading Parliament’s intergroup fighting against poverty in defence of human rights. “The problem, I learned, is that these people are not respected, they feel like they are being thrown out of the system. But if you respect them and listen to them, you will realise that even those who struggle the most, those who are homeless, have lived through various experiences. So it’s not that people don’t like Europe. Yes, mistakes were made at European level, but the same can be said at national level, it’s just that national level is more familiar.”
For Goulard, “it’s important to look at history, to take a long-term perspective. We can’t just focus on technical dossiers – although they’re important too. We need to find a new social contract and the right balance between solidarity and freedom.”
About the author
Julie Levy-Abegnoli is a journalist for the Parliament Magazine
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Dans l’Obs : Une femme à la tête du Parlement européen ? Messieurs les députés, osez !
Députée européenne, Sylvie Goulard est candidate à la succession de Martin Schulz à la présidence du Parlement. Mais à Bruxelles plus qu’ailleurs, le plafond de verre verrouille la progression des femmes.
“Regardez bien cette photo, c’est incroyable, non ?”, tonne la députée européenne Sylvie Goulard. Dès qu’elle a appris que le socialiste allemand Martin Schulz ne solliciterait pas de nouveau mandat à la présidence du Parlement européen, la Française s’est prise à rêver : et si son successeur était une femme ? Et pourquoi pas elle ?
Le lendemain, sa déclaration de candidature parvenait par mail à tous ses contacts. Elle n’a pas attendu d’avoir l’investiture de son parti. Elle s’est lancée envers et contre tous ! Car le Parlement européen a beau légiférer sur l’égalité homme-femme, militer pour que le conseil de la Banque centrale européenne (BCE) ne soit pas un cénacle purement masculin, les députés se gardent d’appliquer les règles qu’ils édictent.
La “photo” dont parle Sylvie Goulard et qu’elle brandit au cœur de sa déclaration de candidature, c’est une galerie des présidents du Parlement depuis 1979, date à laquelle les députés ont été élus au suffrage universel. Quatorze hommes et seulement deux femmes : Simone Veil et Nicole Fontaine ! “N’est-ce pas choquant ?”, s’indigne la députée.
“Comment motiver les jeunes filles qui composent la majorité des diplômés si le plafond de verre écrase encore et toujours les femmes ?”
“Tractations à huis-clos”
Ne croyez pas qu’elle exagère ! La liste des institutions qu’elle égrène pour illustrer son propos ne laisse aucune place au doute. Présidence de la Commission ? Jean-Claude Juncker : homme. Présidence du Conseil ? Donald Tusk : homme. Présidence de la Cour de Justice ? Koen Lenaerts : homme. Présidence de la BCE ? Mario Draghi : homme. Présidence de la Banque européenne d’investissement ? Werner Hoyer : homme. Seule exception dans cette litanie, la Haute représentante pour les affaires étrangères et de sécurité, Federica Mogherini : femme.
Sylvie Goulard, qui appartient au groupe ALDE (Alliance des libéraux et démocrates européens), sera-t-elle soutenue par les siens ? A ce stade, rien n’est certain (et c’est un euphémisme de le dire) car, sans surprise, le président des centristes – un homme – Guy Verhofdadt, se réserverait bien le poste si son parti était en mesure de convaincre les socialistes et les conservateurs que c’est le tour des centristes de présider le Parlement. Il ne le dit pas officiellement mais en sous-main, les discussions ont commencé.
Des “tractations à huis-clos”, un choix “en catimini” décrit Sylvie Goulard, qui juge cette manière de faire anachronique, à l’heure où l’on attend plutôt de l’Europe de la transparence, de la démocratie et de l’audace. Elle n’est sans doute pas la seule puisqu’un autre Français, Alain Lamassoure s’est aussi déclaré candidat, pour le groupe PPE (conservateur). Tous deux préféreraient une sorte de “primaire” ouverte.
Genre ou compétence ? Les deux !
Pour ceux qui considéreraient que ce débat homme-femme n’a pas d’importance, que seule la compétence compte, pas de problème. Sur ce terrain-là, la députée Goulard ne manque pas d’arguments. Cette diplomate de profession siège à Bruxelles ou Strasbourg depuis 2009. Entre 2001 et 2004, elle a été conseiller du président de la Commission Romano Prodi. Européenne passionnée, elle est sans doute l’une des mieux placées pour être le porte-voix de ce Parlement qui a tant besoin de se faire entendre, de rappeler son existence, son travail minutieux et sa nature on ne peut plus démocratique : une assemblée élue au suffrage universel !
Est-ce bien nécessaire ? Plus que jamais ! Sylvie Goulard ne décolérait pas après le débat des finalistes de la primaire LR. L’Europe ? François Fillon et Alain Juppé n’ont pas daigné lui consacrer un moment. Qui peut dire que le sujet n’a pas d’importance quelques mois après le vote britannique en faveur du Brexit, la sortie de leur pays de l’Union ? Ont-ils oublié que le Front national – qu’ils disent tous les deux combattre – pousse à bas bruit l’idée d’un “Frexit”, une sortie de la France ?
“L’Europe pour les nuls”
Polyglotte, simple et direct, sans langue de bois et le rire facile, Martin Schulz a réussi à incarner une Europe sympathique, comme en témoignent ses apparitions au Petit Journal de Canal Plus. Sylvie Goulard, qui s’exprime avec la même aisance et clarté en français, en anglais, en allemand ou en italien, rêve de prendre le relais !
Elle que Mario Monti a entraîné dans les talk shows les plus agités de la télévision italienne pour faire la promotion du livre qu’ils ont co-écrits (“De la démocratie en Europe”) ou qui a publié en France “L’Europe pour les nuls” (prix du livre européen 2009), redouble d’énergie et de conviction dès qu’il faut plaider la cause européenne. De modestie aussi, car elle est la première à reconnaître les erreurs de l’Europe. Et à se battre pour qu’elle ne laisse personne de côté : elle préside par exemple l’intergroupe de lutte contre la pauvreté.
Le favori pour la présidence du Parlement sera sans doute connu avant la trêve de Noël. Le vote aura lieu en janvier. Alors messieurs les députés ne tirez-pas les premiers. Ecoutez au moins que la députée a à dire !
Par Sophie Fay – publié le 26 novembre 2016
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Le Point : Sylvie Goulard veut réveiller le Parlement européen
Après Simone Veil et Nicole Fontaine, l’eurodéputée centriste veut être la troisième femme à présider l’institution strasbourgeoise. Interview.
Propos recueillis par Sébastien Le Fol
Cliquez ici pour retrouver l’article sur le site du Point
L’actuel président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, ayant annoncé sa démission pour candidater à la chancellerie fédérale, contre Angela Merkel, la bataille pour sa succession est ouverte. Au sein du groupe Alde (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), Sylvie Goulard est en concurrence avec le Belge Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre et actuel président du groupe. Si elle l’emporte au sein de la famille centriste, elle devra ensuite affronter le candidat d’un autre groupe, celui du Parti populaire européen (PPE, conservateur), au sein duquel un autre Français est candidat : Alain Lamassoure. En 37 ans, seules deux femmes – deux Françaises – ont présidé l’institution : Simone Veil (1979-1982) et Nicole Fontaine (1999-2002).
Le Point.fr : Pour justifier votre candidature à la présidence du Parlement européen, vous avancez d’abord un argument qui va réjouir les souverainistes et tous ceux qui dénoncent l’opacité des institutions européennes : le choix du successeur de Martin Schulz se ferait « en catimini »… Quelles sont ces « tractations à huis clos » que vous dénoncez ?
Sylvie Goulard : Ce n’est pas en cachant les problèmes qu’on luttera efficacement contre ceux qui en tirent prétexte pour détruire l’Union européenne. C’est au contraire en les affrontant, tout en expliquant le contexte. Au Parlement européen, la majorité repose sur une coalition. Il n’est pas choquant que le choix du président relève de discussions entre les groupes politiques qui la composent. En revanche, il est crucial que des candidatures puissent émerger, en amont, en toute transparence. Sinon, tout débat de fond est étouffé, la cooptation finissant même par l’emporter sur le mérite. Dans les entreprises, les DRH réfléchissent aux qualités requises pour occuper un poste avant de recruter. Et ensuite on choisit les individus répondant à ces critères objectifs. Pas l’inverse.
Depuis 1979, deux femmes seulement ont occupé ce poste. Le Parlement européen est-il plus ou moins machiste que nos parlements nationaux ?
Voilà un angle qui va moins réjouir les souverainistes : le Parlement européen élu en 2014 compte 37 % de femmes. C’est plus proche de la parité que l’Assemblée nationale (27 %) et le Sénat (25 %) français. L’univers européen n’est pas plus macho que la politique nationale, bien au contraire. Il n’y a néanmoins pas eu de femme présidente depuis plus de quinze ans, alors même que plusieurs députées sont très compétentes.
Le Parlement européen n’est certes pas un modèle de diversité. Mais ne souffre-t-il pas d’abord d’un manque de compétences et d’appétit pour l’Europe des parlementaires choisis par les partis politiques nationaux ?
Imputer au Parlement européen ce qui ne dépend pas de lui ne serait pas correct, en effet. Ce sont les partis nationaux qui, très largement, composent les listes. Parfois, ils envoient à Bruxelles des personnes compétentes et engagées, parfois, ils essaient de recaser des individus en difficulté, ce qui est moins acceptable. Je tiens toutefois à ajouter que le Parlement européen n’est pas seul à souffrir de ce dédain des partis nationaux pour l’Europe. Le plus grave, c’est que nous risquons tous d’en payer le prix un jour. Le déni de réalité est effarant. Au Royaume-Uni, il a précipité la victoire du Brexit, sans d’ailleurs que ses partisans fournissent aucun plan sérieux pour le mettre en œuvre. En France, la primaire de la droite et du centre s’est déroulée en apesanteur par rapport aux enjeux européens. Nous n’irons pas loin en niant les interdépendances et en minant les institutions qui devraient servir à les gérer.
Pourquoi estimez-vous avoir le meilleur profil pour occuper ce poste ?
Mon CV d’abord : sept ans à la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, sur des dossiers financiers ardus ; six à la présidence de l’intergroupe pluraliste de lutte contre la pauvreté, au contact des plus démunis. Vingt-cinq ans entre le ministère des Affaires étrangères français, sur les questions européennes, et la Commission européenne, comme conseillère du président Romano Prodi. Plusieurs livres de pédagogie sur l’Europe, dont L’Europe pour les nuls, et quatre années de présidence du Mouvement européen France.
Mais l’essentiel est peut-être ailleurs. Au moment où se creuse un fossé Nord-Sud, lourd de rivalités nationales, je mettrai en avant ma connaissance approfondie de l’Allemagne et de l’Italie, mes réseaux par-delà les frontières. L’actuel président du Parlement européen, Martin Schulz, polyglotte, a beaucoup fait pour être présent dans les médias. Étant quadrilingue, je pourrai également intervenir dans des débats publics des pays les plus peuplés de l’UE ainsi qu’au Royaume-Uni, ce qui est crucial dans la perspective du Brexit.
Dans une Europe qui se droitise, votre modération n’est-elle pas un handicap ?
Pour contribuer à rapprocher des positions, je ne crois pas que les plus radicaux soient les plus utiles.
Quels seront les enjeux les plus cruciaux pour le Parlement en 2017 ?
J’en citerai trois : regagner la confiance des citoyens, lutter d’arrache-pied contre le nationalisme, réussir le démarrage des négociations avec le Royaume-Uni sans les laisser pour autant mobiliser toutes les énergies. Après les élections en France et en Allemagne, il faudra aider les deux pays à reprendre leur rôle de leader, au service de l’Europe entière.
Retrouvez la profession de foi de Sylvie Goulard ici
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Il Sole 24 ore: Sylvie Goulard, una francese atipica, candidata alla presidenza del Parlamento europeo
Che possa essere una signora francese, liberale, a suo agio in Italia come in Germania, il successore di Martin Schulz alla guida del Parlamento europeo? Sylvie Goulard ha presentato ufficialmente oggi la sua candidatura, all’indomani della decisione del socialdemocratico tedesco di abbandonare l’assemblea di Strasburgo per candidarsi alle elezioni legislative nel suo paese. “Il mio obiettivo da presidente del Parlamento europeo – spiega – sarebbe di riportare la concordia tra la Germania, la Francia e l’Italia”. La decisione di Schulz ha scombussolato le carte, mettendo a soqquadro gli equilibri istituzionali in Europa.
Oggi Commissione e Consiglio sono retti da due personalità del centro-destra, Jean-Claude Juncker e Donald Tusk. Affidare anche il Parlamento a una personalità del centro-destra, come vorrebbe l’accordo non detto tra Popolari e Socialisti a metà legislatura, non piace ai Socialisti. Dinanzi all’impasse, la signora Goulard ha deciso di giocare il tutto per tutto, presentando una candidatura alternativa. “La situazione in Europa è grave (…) Credo che il Parlamento debba riflettere al tipo di persona di cui ha bisogno alla sua guida, uscendo quindi dalle trattazioni partigiane, dalle scelte dietro le quinte, per trovare invece un presidente che rispecchi le necessità dell’assemblea sulla base delle qualità personali dei candidati”. La deputata liberale, presente a Strasburgo dal 2009, crede di essere la persona giusta al posto giusto e al momento giusto. Martin Schulz è riuscito in questi anni a dimostrarsi un vero europeo, di nascita più che di formazione. Nato a Eschweiler, è il frutto di quella piccola regione tedesca incuneata tra l’Olanda, il Belgio e la Francia. Sylvie Goulard, invece, è una moderna europea, di formazione, più che di nascita. Mentre il primo deve il suo europeismo alla geografia, la seconda deve il suo europeismo al Trattato di amicizia franco-tedesco del 1963. Nata a Marsiglia nel 1964, ha studiato a Aix-en-Provence e a Parigi. Dopo l’Ecole nationale d’administration (ENA), è entrata al Quai d’Orsay. Poi ha iniziato una carriera europea, che l’ha portata alla Commissione europea, nel gabinetto di Romano Prodi quando questi era presidente dell’esecutivo comunitario, e poi al Parlamento europeo dal quale ha seguito passo passo, spesso da relatore, l’ammodernamento del settore finanziario e la riforma della zona euro. Come poche altre persone, parla oltre al francese e all’inglese, anche il tedesco e l’italiano. Capace non solo di parlare le lingue ma anche di citare le espressioni più locali. E’ ben introdotta nelle istituzioni nazionali dei tre grandi paesi dell’Europa continentale. Politicamente è una liberale, ma non una liberista. Crede nel ruolo dello Stato nel controllare il settore finanziario, nel sostenere le fasce più deboli della popolazione o nell’aiutare l’economia, ma risanando i bilanci e riducendo il debito. E’ più vicina a un Raymond Barre che a un Guido Westerwelle. Difficile dire se la candidatura della signora Goulard alla guida del Parlamento avrà successo. E’ pronto il padre padrone dei Liberali europei, il belga Guy Verhofstadt, ad appoggiarla? Sono pronti i Popolari e i Socialisti a dare il loro benestare? Molto dipenderà da come l’assemblea affronterà la questione: la selezione avverrà sulla base di criteri partigiani o sulla base delle qualità personali dei candidati? Vi sono in Parlamento sentimenti di frustrazione che la deputata francese potrebbe raccogliere con successo. Frustrazione per come negli ultimi anni la conferenza dei presidenti ha gestito i lavori parlamentari. Frustrazione per il ruolo dominante dei grandi partiti, nei fatti un duopolio. Frustrazione per l’assenza di donne alla guida dell’assemblea dal 2002, quando Nicole Fontaine lasciò dopo tre anni di presidenza. Al tempo stesso, non sarà facile convincere Popolari e Socialisti a dare la posizione a una Liberale. La partita in parte si gioca a Berlino. Come reagirà la cancelliera Angela Merkel? Quest’ultima deve soppesare fattori diversi. In un anno elettorale, si vota in Germania nel 2017, deve tenere conto degli alleati bavaresi della CSU, che oggi guidano il gruppo parlamentare popolare. Al tempo stesso, sa che il Parlamento europeo non accetterà un nuovo tedesco alla guida dell’assemblea, e non sembra che in questo momento il gruppo popolare abbia una alternativa credibile. La signora Merkel sa inoltre che, se l’Unione deve continuare ad esistere, un miglioramento dei rapporti tra Germania, Francia e Italia è essenziale. Il voto per l’elezione di un nuovo presidente dell’assemblea è già stato fissato per il 17 gennaio del 2017.
Beda Romano 25/11/2016
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Cadena Ser : “La francesa Sylvie Goulard mueve ficha para sustituir a Schulz”
Sylvie Goulard lo anunció ante su partido hace ya una semana: “quiero ser candidata” y pilló por sorpresa al jefe de los ALDE (grupo liberal de la Eurocámara) Guy Verhofstadt, que intenta disuadirla porque si ella avanza, él mismo no puede mover ficha.
Hay quien afirma que Verhofstadt chillaba ayer mientras hablaban a puerta cerrada. Otros, que está muy disgustado porque ha empezado la campaña sin avisar, ni consultarle nada a nadie. Ella no quiere hablar de un jefe al que considera “brillante” y se limita a asegurar que ” no hago campaña contra nadie”.
Cree en la UE, piensa que es necesario revitalizar el eje francoalemán: “sin él, no hay nada”, dice. Pero añade que esto no implica marginar a nadie. Promete que buscará el diálogo con todos los grupos de la Cámara y acepta que su candidatura tiene una ruta difícil por delante.
Su grupo decidirá el día 29 y para ese primer examen prepara un discurso convincente: “Cuando estamos en una situación tan grave como la que tenemos ahora no hay que extrañarse porque debamos combatir algún reflejo viejo”. Y es que si Verhofstadt, exprimer ministro belga se quiere presentar, los liberales tendrán que decidir entre dos candidatos.
“No me presento contra nadie, me presento para defender lo que soy y en una democracia es lícito que haya más de un candidato”. Su grupo es el cuarto de la Cámara. Ante quienes aseguran que le queda grande el cargo Goulard dice: “A veces, los pequeños pueden ayudar a los grandes”.
Francesa, Sylvie Goulard habla con perfección además del inglés, alemán e italiano. No es la primera mujer que se presenta al cargo. Dos francesas lo han ocupado antes: Simón Veil (PPE) fue Presidenta en el 79. Nicole Fontaine, (PPE) 20 años después, en el 99. Las únicas mujeres Presidentas en una UE de hombres. Esta carencia puede jugar a su favor porque aunque otra mujer es también candidata en el PPE, McGuiness, su nacionalidad (irlandesa) dificulta el consenso en pleno Brexit.
Aunque la sustitución de Schulz será muy complicada. El malestar generado entre los socialistas por el PPE al negarle su apoyo para que continuara amenaza a la “gran coalición” sobre la que se instala la estabilidad de la Comisión.
Juncker, cuyo entorno amenazó con una dimisión si se marchaba Schulz se ha corregido ya. “Estoy en plena forma”, dijo ayer a la prensa. Igual que Tusk. Uno corre ” la maratón”, otro “de despacho en despacho” pero ninguno quiere ceder el puesto lo que parece confirmar que los gobiernos no van a intervenir obligando al grupo socialista a resolver el problema dentro del Europarlamebto, escenario para el que de momento no tienen candidato ya que confiaban en mantener s Schulz a pesar de que habían firmado con el PPE un acuerdo para dividirse la legislatura.
Griselda Pastor
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Corriere Della Sera «Come ai tempi dell’Urss dobbiamo ritrovare i valori europei comuni»
Sylvie Goulard: la moneta è il nostro scudo
«Naturalmente è troppo presto per dire oggi che linea seguirà l’America di Donald Trump. Ma noi europei dovremmo ribadire subito a Washington i valori che, al di là delle singole differenze, ci accomunano tutti, da Berlino a Roma a Parigi e a tutte le altre nostre capitali: il rispetto per le società aperte, le donne, gli immigrati, il rifiuto della pena di morte, i diritti degli omosessuali…».
Sylvie Goulard, eurodeputata francese dell’Alleanza dei liberali e democratici, autrice di libri come «Goodbye Europe» e (insieme con Mario Monti) «La democrazia in Europa», ammette apertamente di essere preoccupata per il risultato del voto americano.
Ma ricorda anche che l’Ue resterà per lo stesso Trump il primo mercato nel mondo, dunque non potrà ignorarla. Anzi, paradossalmente, «The Donald» potrebbe dimostrarsi una cartina di tornasole per rivelare indirettamente agli europei ciò che li unisce: «Un po’ come accadde ai padri dell’Europa quando si ritrovarono di fronte un’Urss che nella sua visione non rispettava certi valori: furono proprio loro, a schierarsi per il rispetto e la dignità delle libertà civili».
Non solo: se a Roma, Parigi o in altre capitali – dice ancora Goulard – «qualcuno si lamenta ogni tanto dei presunti diktat di Bruxelles, questo potrebbe essere il momento per ricordarci di quanto vale la nostra moneta comune, l’euro: perché domani, chissà, potrebbero arrivarci dalla Casa Bianca, dal Congresso, dalla Fed, dal Tesoro, altri diktat di ben altra potenza, e allora l’euro potrebbe rivelarsi come l’unico nostro vero scudo».
Il Trump che più dovrebbe preoccuparci? «Quello che, insieme con gran parte del suo partito repubblicano, mantiene posizioni arcaiche e irrazionali sulla protezione dell’ambiente, praticamente è rimasto nel secolo scorso» .
Luigi Offeddu – 12/11/2016



