Auteur/autrice : julien

  • La réforme des structures bancaires s’enlise à nouveau

    La réforme des structures bancaires s’enlise à nouveau

    Les députés européens ne seraient pas prêts à imposer une automaticité de la séparation des activités de marché des banques.

    Le compromis qui s’était dessiné fin octobre sur la réforme structurelle des banques a du plomb dans l’aile. Le rapporteur du texte Gunnar Hökmark (PPE) a finalement accepté de reprendre la plume, plutôt que de provoquer un vote dont le résultat s’annonçait hasardeux. «Nous avons besoin de plus de clarté juridique», a admis un collaborateur du député conservateur suédois.Le différend porte sur les conditions de l’éventuelle séparation des activités de marché. Les négociations des derniers mois avaient abouti à un texte complexe réduisant considérablement la marge de discrétion du superviseur bancaire et qui aboutissait surtout à faire de BNP Paribas, la Société Générale et Deutsche Bank les uniques cibles de cette séparation automatique. Sous prétexte de clarification, le travail en cours vise en réalité à rendre des marges d’interprétation au superviseur. Mais lors d’une récente réunion à huis clos à Strasbourg, Gunnar Hökmark aurait concédé qu’il était en faveur d’un champ élargi et contre toute forme d’automaticité, selon une source proche des négociations.

    D’autres élus sur la même ligne

    Le revirement de Gunnar Hökmark fait écho aux divisions des élus socialistes, dont le rapporteur, l’Allemand Jakob von Weiszäcker (S&D), soutient une ligne dure alors qu’une partie de son groupe, emmenée par la Portugaise Elisa Feirrera, se trouve sur une ligne proche des positions françaises. Parmi les élus de droite, l’idée que les outils prudentiels ont été renforcés depuis l’introduction du texte, avec en particulier la création du TLAC (total loss absorbing capacity), et qu’une réforme structurelle ex ante ne s’impose pas forcément, fait son chemin.

    «Le compromis PPE/S&D n’est plus à l’ordre du jour dans les mêmes termes. C’est positif. La prise de conscience de son caractère inéquitable et problématique se poursuit», explique l’élue libérale Sylvie Goulard, qui avait demandé le retrait pur et simple du texte à la Commission. Celle-ci, dans la réponse qu’elle lui a adressée, renvoie à la position adoptée en juin par les ministres de l’Economie. Dans cette approche, «les autorités de surveillance seraient habilitées à évaluer les activités de négociation et seraient dotées d’outils spécifiques pour les activités qui présentent un risque excessif, mais elles conserveraient un important pouvoir discrétionnaire en la matière», rappelle l’exécutif. Les discussions se poursuivent pour l’instant sans agenda formel.

  • LCP – Europe Hebdo : L’Europe : à droite toute ?

    LCP – Europe Hebdo : L’Europe : à droite toute ?

    L’actualité en Europe a été dominée cette semaine par les élections régionales en France qui ont vu le Front national arriver en tête du premier tour. Une onde de choc perceptible dans toute l’Europe qui n’est pourtant pas une première au sein de l’UE.

    Invités pour en débattre :

    • Sylvie Goulard, députée européenne ADLE (France)
    • Edouard Martin, député européen groupe S&D (France)
    • Christian Spillmann, journaliste à l’AFP

    En Pologne, après 8 ans au pouvoir, le parti libéral (PO) a été déchu par le parti conservateur Droit et justice (PiS), avec à sa tête le très droitier Jaroslav Kaczynski. Reportage dans une petite ville minière de Pologne, d’où vient la nouvelle Première ministre du pays : Beata Szydlo.

  • Pour le reste de l’UE, «la France n’envoie pas une image de stabilité»

    Pour le reste de l’UE, «la France n’envoie pas une image de stabilité»

    Avec la montée du FN, les eurodéputés redoutent l’affaiblissement sur la scène étrangère de Paris, acteur indispensable à la consruction de l’Union.

    Pour le reste de l’UE, «la France n’envoie pas une image de stabilité»

    A Bruxelles, on s’est habitué à vivre avec une France dont la couleur semble inexorablement virer au brun. Car le vrai coup de massue ne remonte pas à dimanche soir, mais au 25 mai 2014, lorsque le FN avait obtenu 25 % des voix et 24 des 74 sièges de députés européens réservés à l’Hexagone. «Le résultat des régionales n’est quand même pas une surprise, non ?» s’enquiert un haut fonctionnaire européen. «Ce n’est pas une surprise, d’accord, mais mes collègues allemands, italiens ou britanniques sont de plus en plus inquiets de ce qui se passe en France», tempère Sylvie Goulard, eurodéputée Modem.

    Surtout, à chaque triomphe de l’extrême droite, l’image de la France se ternit et son influence se réduit. «Les citoyens croient que ces votes de protestation sont gratuits, analyse Sylvie Goulard. Or c’est une véritable catastrophe pour le pays, tant sur le plan européen qu’économique, car la France n’envoie pas une image de stabilité et d’adaptation au monde moderne.» Ainsi, au Parlement, les députés FN sont isolés et la représentation française réelle pèse du même poids que celle de l’Espagne ou de la Pologne, bien loin de celui de l’Allemagne…

  • La strategia del “ni-ni” di Sarkozy: né desistenze né fusioni con i socialisti

    La strategia del “ni-ni” di Sarkozy: né desistenze né fusioni con i socialisti

    Il linguaggio del corpo e un accenno di occhiaie dice: «Sono nervoso e ho dormito poco e male». Nicolas Sarkozy si presenta alle telecamere di 20 Heures France 2 alle 20 in punto. Solo sei mesi fa sembrava l’autentico comeback, l’uomo capace di riprendersi il consenso smarrito nel 2012. E invece domenica sera i Repubblicani e i loro alleati si sono ritrovati vittoriosi soltanto in quattro regioni. È vero, hanno raccolto il 27 per cento dei voti, pochi di meno rispetto al Fn, ma la sconfitta resta. Fedele al personaggio, Sarkozy parte nervoso ma recupera man mano sicurezza. Difende la sua strategia del “ni-ni”, né desistenze né fusioni con i socialisti che invece hanno ritirato le loro liste in due regioni, invitando i loro elettori a votare l’alleanza tra Repubblicani, MoDem.

    «Mettiamo i puntini sulle “i” e guardiamo ai voti. La sola forza che può opporsi al Fn siamo noi. Guardiamo le cose in faccia: la gente non ne può più. Si chiede: la Francia resterà la Francia?». È a questo punto che Sarkozy ricorda di essere stato allievo di Chirac e vira, un po’, a sinistra. «C’è un’esasperazione che non ho mai visto e riguarda tutta la politica. Anche me, certo. A chi vota Fn dico: sapete che Marion Marechal Le Pen vuole togliere le sovvenzioni alla famiglia?».

    David Pujadas, il conduttore, gli chiede cosa risponde al suo rivale di partito, Alain Juppe, che in pratica gli ha notificato «faremo i conti dopo il secondo turno». Lui svicola: «Il punto è far uscire la Francia da questa situazione. Bisogna diminuire le imposte, rivedere Schengen. Quando lo dicevo anni fa faceva scandalo. La gente oggi si chiede: ma i politici possono ancora fare qualcosa?». Quanto al Pse che ha invitato i suoi elettori a votare per i Repubblicani in funzione anti Fn: «Ha preso una decisione che rispetto. Ma è la loro scelta. La nostra scelta è invece di mantenere le liste perché sono convnto che siamo la sola barriera al Fn».

    La giornata, per Sarkozy, era cominciata davvero in salita, con accuse a raffica sparate da chi, nel suo parito, ha tentato di addossargli la sconfitta. Nomi che tra i Repubblicani contano, come la numero due Nathalie Kosciusko-Morizet o l’ex primo ministro Jean-Pierre Raffarin, brusco nel riassumere così il suo punto di vista: «Quando si arriva terzi, ci si ritira». La strategia sarkoziana del ni-ni non convince neppure un’osservatrice esterna come l’europarlamentare francese Sylvie Goulard che a Bruxelles aderisce al gruppo Alda. «Il ni-ni mi sembra piuttosto un “niente” – dice dal Belgio – Il voto di domenica va analizzato bene. Da un lato sono comunque elezioni regionali, i candidati contano e se ti trovi di fronte nomi carismatici come le due Le Pen, è complicato batterle. Dall’altro, i francesi hanno votato contro. Non per il Front National, ma contro tutti gli altri. C’è timore per il futuro, per il lavoro».

    Sylvie Goulard non crede che gli attentati di Parigi del 13 novembre abbiano influenzato più di tanto gli elettori. «Al massimo hanno convinto i dubbiosi. Quel che tratteneva alcuni dal votare Marine Le Pen era il timore di sostenere un’estremista. Ma se tutti, da Hollande a Sarkozy, si mettono ad imitarla, facendo sfoggio di Marsigliese e patriottismo, anche quella remora viene meno».

    Sarkozy conta sul sondaggio Odoxa diffuso ieri: in caso di duello finale tra I repubblicani-Udi-MoDem e Front National, a quest’ultimo andrebbe il 41 per cento mentre il 59 voterebbe per i Repubblicani e i loro alleati. Sylvie Goulard lo valuta con scetticismo: «Una riedizione del 2002? Ma allora c’era Chirac che non ha mai inseguito il Front National sul suo terreno. Chirac era capace di attrarre i voti della sinistra. Sarkozy? Non so. Tra votare per una copia e votare per l’originale, domenica i francesi hanno purtroppo scelto l’originale». Goulard sembra temere che possano rifarlo.

  • Des élections régionales, vraiment ? Sylvie Goulard

    Des élections régionales, vraiment ? Sylvie Goulard

    Bundesrepublik-Deutschland4

    Dans l’entre-deux-tours d’élections censées être… régionales, le débat politique français reste désespérément… national. C’est la primaire des primaires, avec en embuscade, dans tous les camps, les candidats à la présidentielle, leurs calculs, leurs ambitions. Qu’ils aient prôné le retrait ou le maintien de leurs candidats, les responsables des partis modérés n’ont guère tenu compte des compétences des régions, pas plus qu’ils n’ont pris la mesure des enjeux européens du scrutin. C’est ce qui est le plus vertigineux, surtout de la part de prétendants à l’Élysée.

    Un petit tour d’Europe aurait aidé à voir que des solutions existent dont les Français pourraient utilement s’inspirer. Dans des pays voisins, à commencer par l’Allemagne et l’Italie, des coalitions variées exercent le pouvoir, au niveau national et dans les Länder. Pourquoi les électeurs les acceptent-ils ? Parce que priorité est donnée à la substance : le désir, en Allemagne, d’avoir une majorité stable, soudée par un programme de gouvernement détaillé ; en Italie, la volonté de sortir le pays de la récession. Dans les deux cas, avec des traditions politiques fort différentes, le sens de l’intérêt général a prévalu sur la courte vue.

    À quoi bon chanter la Marseillaise si l’unité nationale n’est jamais concrète

    La région étant compétente, en France, pour les transports, la formation professionnelle, les lycées, il était possible de bâtir des « contrats de coalition » sur ces sujets précis, sans copinages. Vu l’ampleur du chômage des jeunes, il y aurait même urgence à décréter une mobilisation générale. À quoi bon chanter la Marseillaise, comme les Français l’ont fait ces derniers temps, si l’unité nationale ne prend jamais de forme concrète, si, entre modérés, il y a une hostilité définitive entre « eux » et « nous » ? Est-on encore à l’époque de la lutte des classes, de la gauche au couteau entre les dents ? Le Parti socialiste est-il moins fréquentable que le Front national (FN), qui n’hésite pas à déverser sur la chancelière allemande, et sur les étrangers, ses torrents de haine ?

    Il faut être deux pour faire l’union

    En retirant ses candidats dans certaines régions ou en appelant à voter pour le candidat modéré de droite, le Parti socialiste a pris une décision courageuse, mais il faut être deux pour faire l’union. En refusant de choisir entre socialistes et FN, la droite modérée court le risque grave que plusieurs régions de notre pays soient dirigées par des individus hostiles à la libre circulation européenne, prônant ouvertement des discriminations ainsi qu’un programme économique néfaste pour la France et l’Europe. Un coup d’œil à la presse internationale de lundi matin aurait permis de mesurer les ravages du « ni-ni ». Nos partenaires, habitués à des démocraties plus matures, ne comprennent pas cette attitude. Il ne s’agit pas de considérations symboliques mais de questions concrètes : la capacité d’un pays d’attirer des investisseurs étrangers, à financer sa dette, son rayonnement international dépendent de la force de son attachement à l’État de droit et à une société ouverte. La France, déjà confrontée à de grosses difficultés économiques et sociales, a tout à perdre en cas d’arrivée du FN aux responsabilités. Des régions limitrophes le paieraient cher. Le maire de Strasbourg, Roland Ries, l’a compris. Hommage lui soit rendu. Il suffit d’imaginer, dans la ville siège du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, un président de région adversaire de l’euro, partisan de la préférence nationale et des contrôles policiers sur le pont de Kehl. L’Alsace des droits de l’homme, de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne n’aura plus que ses yeux pour pleurer, sous son grand nœud noir, comme dans un dessin de Hansi. La France aussi.

  • Bank-Separation Deal Frays in EU Assembly, Putting Bill on Hold

    Bank-Separation Deal Frays in EU Assembly, Putting Bill on Hold

    Bloomberg Business by Julia-Ambra Verlaine

    • France criticized the compromise for excessively narrow focus
    • Law shouldn’t creation distortions between banks, Goulard says

    Progress on a European Union bill intended to tackle too-big-to-fail banks has faltered after a tentative compromise in the bloc’s parliament fell apart, dealing another setback to lawmakers trying to revive legislation that’s been kicking around in Brussels for nearly two years.

    Pursuing a new deal on the bank structural reform legislation is a “positive move,” as it recognizes the consequences of a bill with a “too-narrow scope and a very ambiguous procedure,” said Sylvie Goulard, a French member of the European Parliament. “Many colleagues are realizing that EU regulations should not create distortions between banks depending on where they are based in the single market.”

    France criticized the compromise reached in October for favoring “U.S. corporate and investment banking giants over their European counterparts,” and failing to meet the “objective of curbing trading risks in globally and domestically systemic banking groups,” according to an internal document obtained by Bloomberg that sets out the government’s position.

    The European Commission, the EU’s executive arm, presented a draft bank-structure plan in early 2014. It would require the bloc’s biggest banks to be screened by the central bank or another agency that supervises them. Separation of investment and consumer banking would take place if the firms were found to exceed certain levels of trading and risk-taking, with some limited room for supervisors to grant an exception if the bank proves that there is no risk to financial stability.
    ‘Not Acceptable’

    The Council of the European Union, which represents national governments and forms one half of the bloc’s legislature, reached a negotiating position on the bank-separation bill in June. Before talks can begin on a final version of the draft law, the parliament must arrive at its stance, beginning in the Economic and Monetary Affairs Committee.

    Manuel Valls, France’s prime minister, said on Nov. 4 that the compromise reached by negotiators for the parliament’s two largest political groups effectively singled out three banks in two countries, France and Germany. “This is not acceptable,” he said. The Group of 20 nations “identified about a dozen systemic banks in the European Union.”

    The French document also states that under the October compromise, EU subsidiaries of foreign banking giants would be covered only “optically,” and in fact exempted “from all the provisions aiming at separation or capital add-on. This effectively means that large, global investment banks affected by trading scandals such as the ‘London whale’ would not be affected” by the legislation, according to the document.

  • “Schrecklich”, “bedrückend”, “ein Hammer”

    “Schrecklich”, “bedrückend”, “ein Hammer”

    Wirklich überrascht ist in Brüssel niemand über den Erfolg des Front National bei den Regionalwahlen in Frankreich. Trotzdem zeigen sich viele bestürzt über den Aufstieg der Rechtsextremen zur stärksten Kraft.

    Von Karin Bensch, WDR-Hörfunkstudio Brüssel

    “Das Ergebnis der Regionalwahl in Frankreich ist nicht überraschend, aber trotzdem schrecklich”, sagt die liberale französische Europaabgeordnete Sylvie Goulard. Der Vorsitzende der französischen Sozialisten im Europaparlament, Pervenche Berès, meint, nun müsse alles dafür getan werden, um zu verhindern, dass der Front National in der zweiten Runde der Regionalwahlen ganze Regionen einnehme.

    Am Tag nach dem klaren Wahlsieg der rechtsextremen Partei in der ersten Runde der Regionalwahlen in Frankreich haben viele in Brüssel Sorgenfalten auf der Stirn. Zu ihnen gehört auch der CDU-Europaabgeordnete Herbert Reul. “Der französische Wahlausgang ist bedrückend. Er macht deutlich, dass eine rechtsradikale Partei so stark werden kann, dass sie quasi wie eine Volkspartei wird”, sagt er. Reul glaubt allerdings, dass das Wahlergebnis nicht allein durch die Terroranschläge von Paris zu erklären ist: In Frankreich habe sich “diese Kultur für diese Partei über lange Zeit entwickelt. Und die aktuellen Ereignisse geben natürlich noch zusätzlichen Schub.”

    Einfache Antworten mit “katastrophalen Ergebnissen”

    “Das Ergebnis ist ein Hammer” – der FDP-Europaabgeordnete Lambsdorff.

    Erschüttert über den Wahlsieg der Rechtsextremen in Frankreich ist auch Alexander Graf Lambsdorff von der FDP. “Das Ergebnis ist ein Hammer. Es zeigt, was passiert, wenn ein Staat mit großen Problemen nicht zurechtkommt”, sagt er. “Dann suchen die Menschen einfach Antworten. Und Marine Le Pen bietet scheinbar einfache, die aber, wenn man sie mal zu Ende denkt, wirklich katastrophal wären.”

    Einfache Antworten und provokative Parolen – dafür ist Marine Le Pen im Europaparlament bekannt. Im Oktober, als Präsident Francois Hollande und Bundeskanzlerin Angela Merkel vor den Abgeordneten sprachen, begrüßte Le Pen Merkel mit den Worten: “Vielen Dank, Frau Merkel, dass Sie heute mit Ihrem Vize-Kanzler gekommen sind, dem Verwalter der Provinz Frankreich.”

    Probleme lösen als Antwort auf den Rechtsruck

    Man müsse Le Pen und ihre Partei ernst nehmen, fordert Lambsdorff. Der Front National sei eine nationalistische Partei, eine Partei, die Minderheiten ausgrenze, die ausländerfeindlich und europafeindlich sei. “Die für alles steht, was das tolerante, weltoffene Europa eigentlich hinter sich gelassen haben sollte”, so der FDP-Abgeordnete. “Deswegen ist das so ein Besorgnis erregendes Ergebnis und deswegen tun wir gut daran, Populisten überall entschlossen entgegenzutreten.”

    Um rechtsextremen Parteien wie dem Front National von Marine Le Pen etwas entgegenzusetzen, wird es nun darauf ankommen, dass wir die anstehenden Probleme lösen, meint der CDU-Europaabgeordnete Reul. Etwa in der Flüchtlingskrise und beim Terrorismus. “Die beste Antwort an radikale, rechtsextremistische Gruppen sind praktische Erfolge in der Politik und nicht kleinkarierter Streit”, so Reul.

  • BFM Business – la revue de presse

    BFM Business – la revue de presse

    Pourquoi les Polonais ne veulent-ils pas pavoiser leur pays des couleurs de l’Union européenne ?

  • Sylvie Goulard invitée des Matins de France Culture

    Sylvie Goulard invitée des Matins de France Culture

    Partie 1

    Partie 2

    Bruxelles est la « capitale de l’Europe». Elle est le siège des institutions européennes depuis 1997. Parlement européen, Conseil de l’Union Européenne et Commission Européenne y sont réunis. Mais depuis quelques jours, Bruxelles est sous le feu des projecteurs. D’Ayoub el Khazzani, à Amedy Coulibaly, en passant par Mehdi Nemmouche, ils ont tous transité par Molenbeek, une des communes de Bruxelles-Capitale. Et récemment, ce sont les terroristes des attentats de Paris qui en étaient originaires où qui y auraient séjourné.

    Dès lors, le problème du terrorisme est devenu européen. A quelles épreuves l’Union Européenne est-elle soumise depuis le 13 novembre ? Libre-circulation, renseignement ou encore budget sont quelques unes des problématiques auxquelles les Etats membres vont devoir faire face.  Allons-nous vers une Europe de la défense ? Et quelle place la France endossera-t-elle ? Finalement, l’Europe peut-elle faire face à la menace terroriste ?

  • Goulard : Hollande trop lapidaire avec l’Europe

    Goulard : Hollande trop lapidaire avec l’Europe

    TRIBUNE. Pour la députée européenne, François Hollande a tort de s’écarter du pacte de stabilité et de contourner le droit européen.

    Par Sylvie Goulard, députée européenne centriste (ALDE)

    Après des attentats d’une telle violence, la sécurité est primordiale, c’est évident. Personne ne songe à le nier. Les gouvernements des États membres comme les institutions de l’Union européenne et de très nombreux médias européens, reflétant l’émotion spontanée des opinions, ont exprimé leur soutien à la France.

    C’est pourquoi le président de la République est fondé à faire appel à la solidarité européenne. Mais la manière de procéder compte, ne serait-ce que pour arriver à ses fins. L’enjeu n’est pas, en l’occurrence, de convaincre une opinion française meurtrie, coutumière, depuis longtemps, des interventions militaires. Le but est de convaincre des gouvernements qui devront eux-mêmes convaincre des opinions dépourvues, pour certaines, de l’expérience directe de la terreur et réticentes sur les questions de défense.

    Déclarer, de manière lapidaire, comme l’a fait le président de la République à Versailles, que « le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » n’est pas très adroit et pourrait même se révéler contre-productif. Dans plusieurs pays, à commencer par l’Allemagne, le respect des engagements budgétaires est un sujet sensible. Mieux vaudrait demander une interprétation intelligente des règles (à définir en commun) plutôt que les déclarer caduques unilatéralement.

    Une sécurité financée à crédit ?

    Le bien-fondé de la demande mérite aussi réflexion. La lutte contre le terrorisme islamique est une entreprise de longue haleine. Seules les économies compétitives, seuls les États dont les finances publiques sont en ordre peuvent durablement être forts et respectés. Le moment n’est pas propice à l’abandon de la discipline budgétaire, condition sine qua non de l’indépendance nationale. Si la France finançait son effort de sécurité à crédit, en augmentant encore sa dette au lieu de faire certains sacrifices, elle accroîtrait au contraire sa dépendance. À terme, elle s’affaiblirait.

    Enfin, les autorités françaises ont choisi d’invoquer l’article 42.7 du traité sur l’Union européenne, relevant de la politique de sécurité et de défense commune. Ce texte prévoit que les États se prêtent « aide et assistance » en cas « d’agression armée ». C’est un choix qui, là encore, passe sans doute bien en France où les citoyens ont le sentiment d’être « en guerre ». Vis-à-vis de nos partenaires, le recours à la « clause de solidarité » de l’article 222 du traité FUE serait plus approprié. Ces dispositions visent expressément les attaques terroristes. En outre, elles prévoient l’intervention des institutions européennes : le Conseil, agissant sur proposition de la Commission et du haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Elles prévoient que le Parlement européen est informé. Ce sont ces institutions qui confortent aux yeux du monde, et des citoyens des différents pays européens, le sentiment d’unité.

    Conforter l’Union européenne

    Dans une lutte qui est celle du droit contre la force, de la démocratie contre l’arbitraire, mieux vaudrait conforter l’Union européenne plutôt que de s’ingénier à la contourner. Il ne s’agit pas de faire plaisir à Bruxelles, ou d’être idéaliste, mais de souligner la cohésion européenne en la faisant vivre.

    Si les Français font appel à la solidarité européenne sans croire eux-mêmes dans la force et les institutions de l’Europe unie, qui pourraient-ils convaincre ?